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Capitale nationale : l’étonnante convergence entre Bruno Marchand et Bernard Drainville
Crédit: Side-by-side fusion: "2025-11-14 InaugurationREM Deux-Montagnes Bruno Marchand.jpg" by Lea-Kim licensed under CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons + "Bernard Drainville Janvier 2024 (1; cropped).jpg" by TVA Nouvelles licensed under CC BY 3.0 via Wikimedia Commons

Un engagement salué par la mairie de Québec

La scène politique québécoise a été le théâtre d’une prise de position remarquée. Le maire de Québec, Bruno Marchand, a publiquement applaudi l’engagement de Bernard Drainville, aspirant à la chefferie de la Coalition Avenir Québec. Au cœur des discussions : le statut de la ville de Québec comme véritable capitale nationale, notamment pour l’accueil des rencontres internationales du gouvernement.

Lundi, Bernard Drainville a clairement affiché ses intentions sur les ondes de TVA. Il souhaite renforcer la loi qui impose la tenue des grandes rencontres internationales et diplomatiques sur le territoire de la capitale. Un appel qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, puisque le maire Marchand demande désormais à tous les chefs de partis siégeant à l’Assemblée nationale de prendre un engagement similaire.

Une loi « un petit peu galvaudée »

Selon Bernard Drainville, la législation actuelle n’est pas toujours respectée. Il estime que la loi a été « un petit peu » galvaudée. Pour appuyer son propos, il cite des exemples concrets : des tête-à-tête entre le premier ministre François Legault et son homologue fédéral Justin Trudeau, ou encore avec Mark Carney, qui se sont déroulés à Montréal plutôt qu’à Québec.

Cette situation a été déplorée par Bruno Marchand, qui voit dans les propos du candidat caquiste une validation de ses propres attentes. « Ce que M. Drainville dit, c’est exactement ce à quoi on s’attend », a déclaré le maire, soulignant ainsi une parfaite concordance de vues sur ce dossier précis. Pour lui, la règle devrait être simple : les rencontres de ce type tenues ailleurs qu’à Québec doivent rester l’exception.

Un appel à l’unanimité politique

Fort de ce soutien, le maire de Québec ne compte pas s’arrêter là. Il estime que cet engagement devrait transcender les lignes de parti et faire l’unanimité. « Tous les chefs, de Mme [Christine] Fréchette à ceux qui seront en élections à l’automne, devraient dire la même chose », a-t-il insisté. L’enjeu, pour lui, est clair et non négociable : affirmer le statut de la ville.

Bruno Marchand martèle sa conviction avec une phrase sans équivoque : « C’est la capitale, c’est ici que ça se passe ». Il réclame donc une reconnaissance formelle et une application stricte de ce principe par l’ensemble de la classe politique québécoise, quel que soit leur parti d’appartenance.

Directive claire et retombées économiques

Bernard Drainville ne se contente pas de mots. Il promet une action concrète s’il devient premier ministre. « J’ai l’intention de renforcer cette loi », a-t-il tranché lundi. Il assure qu’il donnerait alors une « directive claire » à son Conseil des ministres pour que les rencontres diplomatiques se tiennent systématiquement à Québec. Pour le candidat caquiste, il est important de réitérer que la capitale est « ici, à Québec ».

Au-delà du symbole, l’enjeu est aussi financier. Des retombées économiques significatives sont à la clé, un argument que Bernard Drainville n’omet pas de souligner. « C’est pas juste une question de statut, c’est aussi une question de bénéfice économique », explique-t-il. Une nuance géographique a toutefois été apportée : M. Drainville parle de la région de la Capitale-Nationale et estime que « ça inclut Lévis ». Une vision plus large que celle de la loi, qui mentionne spécifiquement la « ville de Québec », une interprétation que partage d’ailleurs le maire Marchand.

Le tramway, l’autre dossier sur la table

La discussion entre les deux hommes politiques ne s’est pas limitée au statut de la capitale. Bernard Drainville a également abordé le projet de tramway de Québec. Il a affirmé que, selon lui, le gouvernement fédéral doit impérativement confirmer sa participation financière à hauteur de 3 milliards de dollars « avant que la coupe des arbres commence ».

Cette déclaration fait écho aux positions du chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville, Stéphane Lachance, qui s’est d’ailleurs réjoui d’entendre ces propos de la bouche d’un aspirant premier ministre. De son côté, le maire Bruno Marchand a tenu à rassurer en répétant que le financement complet du projet, chiffré à 7,6 milliards de dollars, est pour sa part « attaché ».

Selon la source : journaldequebec.com

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