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Trump affirme que l’idée d’attaquer l’Iran venait de Pete Hegseth, réaction en vidéo
Crédit: shutterstock / U.S. Secretary of Defense / flickr / CC BY 2.0

Un malaise en direct à la table ronde

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C’est une scène qui n’est pas passée inaperçue. Le 23 mars, lors d’une table ronde de la Memphis Safe Task Force dans le Tennessee, Donald Trump a provoqué une réaction pour le moins gênée de son Secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth. Devant les médias, l’ancien président a semblé lui attribuer la paternité de la décision d’entrer en guerre contre l’Iran.

Cette déclaration intervient dans un contexte de haute tension. Les États-Unis et Israël bombardent l’Iran depuis plus de trois semaines, une offensive qui a déjà des conséquences mondiales. La suggestion de Trump, plaçant la responsabilité initiale sur les épaules de son secrétaire, a visiblement surpris l’intéressé, dont l’expression a changé du tout au tout en quelques secondes.

Un conflit aux conséquences déjà dévastatrices

lanature.ca (image IA)

Pour comprendre la portée de cet échange, il faut revenir sur la situation militaire en cours. Depuis plus de vingt jours, les forces américaines et israéliennes mènent des frappes continues sur le territoire iranien. Ces bombardements ont visé des villes et des infrastructures clés du pays.

L’offensive a eu des résultats significatifs, entraînant la mort du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi que d’autres hauts responsables du régime. En riposte, l’Iran a pris une mesure drastique : le blocage du détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique par lequel transite environ 20 % du commerce mondial de pétrole.

L’économie mondiale au bord du gouffre

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La fermeture du détroit a eu un effet immédiat et brutal sur les marchés mondiaux. Le prix du baril de pétrole s’est envolé, passant de 70 dollars avant le début du conflit à plus de 110 dollars. Cette flambée des prix de l’énergie alimente les craintes d’une inflation galopante à l’échelle planétaire.

Sur la scène internationale, la guerre a été largement condamnée. De nombreux experts tirent la sonnette d’alarme, avertissant qu’une poursuite de la crise autour du détroit d’Ormuz pourrait mener à un effondrement économique mondial. Aux États-Unis mêmes, l’impact commence à se faire sentir. Les taux hypothécaires ont déjà grimpé à 6,22 %, une conséquence directe des craintes inflationnistes.

Les mots de Trump : « Pete, tu as été le premier à parler »

C’est dans ce climat explosif que Donald Trump a pris la parole. Racontant la genèse de la décision, il a déclaré : « J’ai appelé beaucoup de nos gens formidables… et j’ai dit : ‘Parlons. Nous avons un problème au Moyen-Orient. Nous avons un pays connu sous le nom d’Iran qui, depuis 47 ans, n’est qu’un pourvoyeur de terreur, et ils sont proches de l’arme nucléaire’. »

Se tournant alors directement vers Pete Hegseth, il a ajouté : « Et Pete, je pense que tu as été le premier à prendre la parole. Et tu as dit : ‘Allons-y, parce qu’on ne peut pas les laisser avoir une arme nucléaire’. » Tandis que Trump prononçait ces mots, Hegseth a esquissé un bref sourire avant que son visage ne se fige et que son expression ne s’assombrisse dès que le président s’est détourné. La scène a été relayée sur les réseaux sociaux, notamment par le compte Conflict Alarm, qui a tweeté le 23 mars 2026 à 13h33 : « Trump sur qui a poussé à la guerre contre l’Iran : ‘Pete Hegseth a été le premier à parler. Il a dit : ‘Allons-y’. »

Le président a ensuite poursuivi sur une note plus optimiste, concernant l’Iran : « Je pense qu’ils sont très bien. Ils veulent la paix aussi – ils ont accepté de ne pas avoir d’arme nucléaire, vous savez etc., etc., mais nous verrons. Il faut que ce soit fait. Mais je dirais qu’il y a une très bonne chance. »

Un coût de 200 milliards et une défense assumée

U.S. Secretary of Defense / flickr / CC BY 2.0

Face aux secousses économiques, l’administration Trump a tenté de manœuvrer. L’ancien président avait d’ailleurs annoncé sur sa plateforme Truth Social avoir temporairement levé une interdiction sur le pétrole iranien, provoquant une brève chute des prix avant qu’ils ne repartent à la hausse.

De son côté, Pete Hegseth a publiquement défendu le conflit, y compris la demande d’un budget colossal de 200 milliards de dollars pour maintenir les frappes américaines. « En ce qui concerne les 200 milliards de dollars, je pense que ce chiffre pourrait évoluer », avait-il déclaré. Il avait ajouté sans détour : « Évidemment, il faut de l’argent pour tuer les méchants. »

Le Secrétaire à la Guerre avait conclu en expliquant la démarche : « Nous retournons voir le Congrès et ses membres pour nous assurer que nous sommes correctement financés pour ce qui a été fait, et pour ce que nous pourrions avoir à faire à l’avenir. » Une justification financière qui prend une autre dimension après avoir été désigné comme l’initiateur de la décision par Donald Trump lui-même.

Selon la source : cbsnews.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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