Iran promet une riposte après que Trump l’a menacé de le renvoyer « à l’âge de pierre »
Auteur: Simon Kabbaj
L’adresse télévisée et la rhétorique de la destruction

Le président des États-Unis, Donald Trump, a pris la parole ce mercredi soir lors d’une allocution télévisée diffusée en première partie de soirée. Lors de cette intervention très suivie, le chef de l’État a directement abordé la question de la guerre en cours avec l’Iran, exposant sa vision de la situation face à la nation.
Le ton adopté par le président américain s’est révélé particulièrement martial. Au cours de son discours, il a ouvertement menacé de frapper l’Iran de manière dévastatrice, allant jusqu’à affirmer vouloir renvoyer le pays « à l’âge de pierre ». Ces propos ont rapidement trouvé un écho numérique, notamment par le biais de ses propres publications.
En effet, parallèlement à cette prise de parole télévisée — dont les instants ont notamment été capturés par le photographe Alex Brandon-Pool pour l’agence Getty Images —, Donald Trump a également utilisé sa plateforme personnelle, Truth Social, pour appuyer ses déclarations et livrer sa lecture des événements.
L’imbroglio autour d’un potentiel cessez-le-feu

Quelques heures avant son discours, le locataire de la Maison-Blanche a affirmé sur sa plateforme Truth Social que Téhéran avait formulé une demande de cessez-le-feu. Il a évoqué un « nouveau président du régime » iranien, qu’il a décrit textuellement comme « beaucoup moins radicalisé et beaucoup plus intelligent que ses prédécesseurs ». L’identité exacte de la figure politique à laquelle il fait référence demeure à ce stade incertaine.
Sur le même réseau social, Donald Trump a précisé ses conditions quant à l’arrêt des hostilités. Il a écrit : « Nous aviserons lorsque le détroit d’Ormuz sera ouvert, libre et dégagé. Jusque-là, nous réduisons l’Iran à néant ou, comme ils disent, nous les renvoyons à l’âge de pierre. » Le président a par ailleurs assuré être en contact avec des responsables iraniens dont il n’a pas révélé les noms.
Ces affirmations ont suscité une réaction immédiate de la part des autorités de Téhéran, qui ont formellement démenti la tenue de toute négociation. Le ministère iranien des Affaires étrangères a pris la parole lors d’une diffusion sur la télévision d’État pour qualifier les déclarations de Donald Trump sur ce prétendu cessez-le-feu de « fausses et sans fondement ».
La réponse implacable de l’armée iranienne

En réponse à l’allocution présidentielle américaine, les forces armées iraniennes ne sont pas restées silencieuses. L’armée a publiquement mis en garde les États-Unis ainsi qu’Israël, les menaçant de mener de nouvelles attaques qualifiées d’ « écrasantes ». Le ton de cette communication tranche avec les rumeurs de pourparlers.
Un communiqué officiel a détaillé cette position avec fermeté : « Avec la confiance en Dieu Tout-Puissant, cette guerre continuera jusqu’à votre humiliation, votre disgrâce, vos regrets permanents et certains, et votre reddition. Attendez-vous à nos actions plus écrasantes, plus vastes et plus destructrices. »
Dans ce contexte d’escalade sécuritaire, le gouvernement américain a pris des mesures préventives pour ses ressortissants. Les États-Unis ont exhorté leurs citoyens à quitter l’Irak. Cette directive fait suite aux récents conseils aux voyageurs émis par le Département d’État, qui a placé plusieurs pays au niveau d’alerte maximum, le Niveau 4, en raison des tensions croissantes.
Détroit d’Ormuz et calendrier de l’Opération Epic Fury

Au cours de son allocution, Donald Trump a réaffirmé plusieurs de ses positions. Il a notamment pris le temps de faire l’éloge du personnel militaire américain et a martelé que l’Iran ne devait sous aucun prétexte obtenir d’armes nucléaires. Concernant les enjeux énergétiques, il a déclaré que les États-Unis ne dépendaient pas du pétrole transitant par le détroit d’Ormuz, ajoutant qu’il incombait aux autres pays de prendre la responsabilité de sa réouverture.
Sur le plan militaire, le président a abordé le déroulement de l’Operation Epic Fury. Bien qu’il ait refusé de fixer une date de fin définitive pour cette campagne, il a affirmé que ses « objectifs principaux » étaient « presque achevés ». Il a ensuite suggéré un calendrier de « deux à trois semaines » pour la fin de la guerre.
Le chef de l’État a lourdement insisté sur ce délai, prévenant que les forces américaines frapperaient l’Iran « extrêmement fort » durant cette période. Cette estimation d’environ deux à trois semaines a été réitérée avec force tout au long de son discours, traçant une ligne temporelle claire pour les opérations à venir.
Les justifications présidentielles et le changement de régime

Dans la dernière partie de son intervention, Donald Trump a tenu à défendre sa décision d’entrer en guerre. Il a dépeint l’Iran comme un « régime meurtrier », estimant publiquement que ce pays « aurait dû être géré bien avant mon arrivée en fonction ». Ces propos s’inscrivent dans sa volonté de contextualiser l’action militaire américaine.
Lors de ses remarques de clôture, le président a assuré que les États-Unis « détiennent toutes les cartes » dans ce conflit. Il a insisté sur le fait qu’il n’avait aucune obligation d’attaquer le pays, mais qu’il avait choisi de le faire dans l’intérêt supérieur de la sécurité nationale et mondiale.
Enfin, Donald Trump a clarifié ses intentions initiales. Il a affirmé qu’il n’avait pas agi avec l’intention de provoquer un changement de régime en Iran ou de libérer son peuple. Selon lui, ce bouleversement politique s’est produit de manière fortuite, après que les États-Unis ont tué les dirigeants du pays lors d’une frappe à la bombe ciblée.
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