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Les États-Unis et l’Iran s’accordent en principe pour prolonger le cessez-le-feu
Crédit: shutterstock / lanature.ca (image IA)

Négociations en coulisses pour sauver une trêve fragile

shuterstock / Masoud_Pezeshkian Khamenei.ir via wikimedia CC BY 4.0

À l’approche de la date fatidique, les médiateurs s’activent pour prolonger un cessez-le-feu précaire entre les États-Unis et l’Iran. Selon des informations obtenues par l’Associated Press, les pourparlers progressent en vue d’une extension de la trêve, qui doit expirer la semaine prochaine. L’objectif est de relancer les négociations et de sauver un accord mis à mal par la situation sur le terrain.

La tension reste vive. Un blocus américain sur les ports iraniens et de nouvelles menaces de la part de Téhéran ont sérieusement compromis l’accord conclu il y a une semaine. Pourtant, des responsables régionaux impliqués dans les efforts de médiation se sont montrés optimistes ce mercredi. Ils ont confié que les États-Unis et l’Iran avaient donné un « accord de principe » pour prolonger la pause dans les hostilités, ouvrant ainsi la voie à une diplomatie accrue.

Trois points de blocage au cœur des discussions

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Avant que le cessez-le-feu de deux semaines n’expire le 22 avril, les efforts diplomatiques se concentrent sur trois dossiers majeurs. Ce sont ces mêmes points de friction qui ont fait dérailler les pourparlers directs le week-end dernier. Selon un responsable régional participant à la médiation, qui a requis l’anonymat pour discuter du sujet, un compromis est activement recherché sur ces questions sensibles.

Le premier point concerne le programme nucléaire iranien, une source de préoccupation de longue date pour la communauté internationale. Le deuxième est le statut du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce mondial. Enfin, le troisième point de blocage porte sur la compensation pour les dommages de guerre, une question complexe et coûteuse. Les médiateurs espèrent aplanir ces divergences pour permettre une reprise des négociations formelles.

Le blocus américain, une pression maximale en mer

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Alors que les discussions se poursuivent, l’incertitude demeure, notamment en raison du blocus maintenu par les États-Unis. Cette mesure vise à couper l’Iran de ses bouées de sauvetage économiques, sur lesquelles le pays s’est appuyé depuis le début de la guerre il y a près de sept semaines. Le commandement central américain a rapporté mardi qu’aucun navire n’avait franchi le blocus au cours des premières 24 heures. Six navires marchands ont obéi aux ordres des forces américaines et ont fait demi-tour pour retourner dans les eaux iraniennes.

Ce blocus a pour but d’asphyxier financièrement l’Iran, qui a exporté des millions de barils de pétrole, principalement vers l’Asie, depuis le début du conflit le 28 février. Une grande partie de ce commerce s’est probablement déroulée via des « transits obscurs » pour contourner les sanctions, fournissant des liquidités essentielles à l’économie iranienne. Des pétroliers approchant du détroit lundi ont fait demi-tour peu après l’entrée en vigueur du blocus, bien qu’un d’entre eux ait ensuite inversé sa course pour traverser le chenal.

De son côté, le président américain Donald Trump a exprimé sa confiance quant à une issue rapide. « Je pense qu’ils veulent vraiment conclure un accord », a-t-il déclaré dans un extrait d’une interview sur Fox Business Network. Il a ajouté : « Je considère que c’est très proche de la fin. » Un responsable américain, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a toutefois précisé mardi que de nouvelles discussions avec l’Iran étaient toujours en cours de discussion et que rien n’avait encore été programmé.

Un lourd bilan humain et des marchés mondiaux ébranlés

La guerre, qui entre dans sa septième semaine, a provoqué une onde de choc sur les marchés et secoué l’économie mondiale. L’interruption du transport maritime et les frappes aériennes sur les infrastructures militaires et civiles dans toute la région ont eu des conséquences directes. Depuis le début du conflit, l’Iran a restreint le trafic maritime, conduisant la plupart des navires commerciaux à éviter le détroit d’Ormuz. Cette fermeture effective du détroit, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole mondial, a fait flamber les prix du pétrole, augmentant le coût de l’essence, de la nourriture et d’autres produits de base bien au-delà du Moyen-Orient.

Mercredi, les espoirs d’une fin des combats ont cependant fait baisser les prix du pétrole, tandis que les actions américaines ont grimpé, se rapprochant des records établis en janvier. Plusieurs dirigeants mondiaux, dont le président américain Donald Trump et le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, ont déclaré mardi que la reprise des pourparlers dans les prochains jours était probable. Muhammad Aurangzeb, le ministre des Finances du Pakistan, a assuré à l’Associated Press que « nos dirigeants n’abandonnent pas » leurs efforts pour aider à la résolution du conflit.

Le coût humain de cette guerre est dévastateur. Le conflit a déjà tué au moins 3 000 personnes en Iran, plus de 2 100 au Liban, 23 en Israël et plus d’une douzaine dans les États arabes du Golfe. Treize militaires américains ont également perdu la vie.

Au Liban, un autre front et des pourparlers inédits

L’ambassadrice du Liban aux Etats-Unis, Nada Hamadé Mouawad. Photo tirée de sa page Facebook / מאיר אליפור (Meir Elipur) via wikimedia CC BY-SA 3.0

Pendant que les tractations se déroulent entre les États-Unis et l’Iran, un autre conflit se poursuit au Liban, où Israël mène une guerre aérienne et terrestre. L’agence de presse nationale libanaise a fait état de frappes aériennes et de tirs d’artillerie dans tout le sud du pays mercredi, notamment près de Bint Jbeil, où les forces israéliennes ont encerclé des combattants du groupe militant libanais Hezbollah.

Ces combats se sont poursuivis juste après la conclusion des premières discussions directes entre responsables israéliens et libanais depuis des décennies. L’ambassadeur israélien, Yechiel Leiter, a affirmé que les deux pays sont « du même côté de l’équation » pour « libérer le Liban » du Hezbollah. De son côté, l’ambassadrice libanaise, Nada Hamadeh Moawad, a qualifié la réunion de mardi de « constructive », tout en appelant à la fin des combats. Depuis mars, cette guerre a déplacé plus d’un million de personnes au Liban.

Le contexte reste complexe : Israël et le Liban sont techniquement en état de guerre depuis la création de l’État d’Israël en 1948, et la question d’un engagement diplomatique avec Israël divise profondément la société libanaise.

Selon la source : i24news.tv

Créé par des humains, assisté par IA.

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