Trump empêché « d’accéder aux codes nucléaires » – la vérité derrière l’incroyable rumeur
Auteur: Simon Kabbaj
Une accusation explosive sur les ondes

Une affirmation a récemment secoué la sphère politique américaine : Donald Trump aurait tenté d’accéder aux codes nucléaires des États-Unis, avant d’en être empêché par l’un de ses plus hauts gradés. L’allégation, pour le moins spectaculaire, a été formulée par Larry Johnson, un ancien analyste de la CIA.
C’est lors de sa participation au podcast « Judging Freedom« , animé par l’ancien analyste de Fox News Andrew Napolitano, que Larry Johnson a lancé cette bombe médiatique. L’épisode a été diffusé le mardi 21 avril. L’information a immédiatement suscité un vif intérêt, propageant l’idée d’une crise au sommet de l’État.
Le récit d’une confrontation à la Maison Blanche

Selon Larry Johnson, les faits se seraient déroulés lors d’une réunion d’urgence à la Maison Blanche. Il a affirmé que le président américain, âgé de 79 ans, aurait manifesté son intention d’utiliser les codes nucléaires contre l’Iran. C’est à ce moment que le général Dan Caine, présenté comme le président du comité des chefs d’état-major interarmées, serait intervenu pour l’en dissuader.
Durant le podcast, l’ancien analyste a décrit la scène en des termes précis : « Un rapport émanant de cette réunion à la Maison Blanche indique que Trump voulait utiliser les codes nucléaires, et que le général Dan Caine s’est levé et a dit ‘Non’. Il a invoqué son privilège en tant que chef de l’armée, pour ainsi dire. Apparemment, ça a été une sacrée engueulade. Il se passe des choses très bizarres à Washington. »
Pour appuyer ces dires, des informations relayées par France 24, citant CNN, indiquent que Johnson aurait même montré sur le podcast une vidéo du général Caine « quittant le bâtiment en trombe ».
Une viralité immédiate et des réactions enflammées

L’allégation n’a pas tardé à se propager comme une traînée de poudre. Reprise par de nombreux médias et partagée massivement sur les réseaux sociaux, l’histoire a déclenché une vague de réactions. La simple idée qu’un président ait pu être stoppé dans un tel acte a captivé et inquiété l’opinion publique.
Sur la plateforme X (anciennement Twitter), un utilisateur a commenté : « C’est véritablement un motif de destitution/révocation immédiate, pourquoi agissons-nous comme si c’était normal ? ». À ce stade, la situation n’était pourtant pas confirmée, et le but précis pour lequel les codes auraient été demandés restait flou.
L’épreuve des faits : la rumeur démontée
Face à l’ampleur du phénomène, les organisations de fact-checking se sont emparées du sujet. Leurs conclusions ont été unanimes : aucun rapport vérifié n’atteste de l’existence de cette réunion ou de cette intervention. Les vérificateurs ont estimé qu’un événement d’une telle magnitude aurait inévitablement fait l’objet d’une couverture médiatique large et immédiate s’il s’était réellement produit.
Le site Lead Stories a mené une vérification approfondie, soulignant que si Larry Johnson avait bien évoqué un « rapport » lors du podcast, il avait plus tard nuancé ses propos sur son propre blog. Il y a écrit noir sur blanc : « Je n’ai aucune confirmation que le rapport soit vérifié, mais mon commentaire est devenu viral. »
Démentis officiels et doutes sur la crédibilité

La version officielle n’a pas tardé à suivre. Un porte-parole de la Maison Blanche, interrogé par Newsweek, a formellement démenti cette affirmation, la qualifiant de fausse. De son côté, France 24 a apporté un élément de contexte crucial en rappelant que la chaîne de commandement militaire américaine rend un tel scénario improbable. Techniquement, personne ne peut annuler un ordre direct du président en la matière.
Le scepticisme s’est également exprimé sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes ont mis en doute la crédibilité de la source. « Sur ce sujet, il ne semble y avoir aucune source crédible vérifiée à part de la spéculation », a écrit un utilisateur sur X. Un autre a ajouté : « Le dernier poste de Larry Johnson remonte aux années 80. C’est tellement ridicule. Comme s’il avait accès à une quelconque information pertinente. »
Un troisième intervenant a enfoncé le clou : « C’est un ancien analyste. Il n’a aucune idée de ce dont il parle. Il a été analyste pendant quatre ans, et c’était au début des années 90. Essayez de suivre. »
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