Aller au contenu
Poignardée et son lieu de travail incendié : 7 ans de prison pour l’agresseur du Cégep de Valleyfield
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une vie brisée et une peine de sept ans

credit : lanature.ca (image IA)

Sept ans de pénitencier. C’est la sentence prononcée contre James Coulombe, un homme de 39 ans qui a semé la terreur au cégep de Valleyfield au petit matin du 4 octobre 2024. Sous l’emprise de la drogue, il avait poignardé une employée avant de mettre le feu au bâtiment, un geste qui a, selon les mots de la victime, « bousculé à jamais » son existence.

Le procès, qui s’est tenu au palais de justice de Valleyfield, a été marqué par le témoignage poignant de cette femme, lu à travers une lettre déposée à la cour. « J’étais heureuse, la vie allait bien, j’aimais mon travail, mes collègues… Depuis ce jour, je travaille à temps plein pour me reconstruire », a-t-elle écrit. Face à ces mots, l’accusé a écouté, avant de confier qu’il ne se pardonnerait jamais ses actes.

Le déroulé d’une matinée de violence

credit : lanature.ca (image IA)

Que s’est-il passé ce matin d’octobre ? James Coulombe, après avoir consommé une quantité excessive de métamphétamines, s’est introduit dans l’établissement scolaire par une porte normalement réservée aux employés. La raison de sa présence reste encore aujourd’hui inexpliquée. Lorsqu’une employée le croise, il lui déclare ne pas avoir pris ses médicaments. Son état est visiblement altéré, le résumé des faits le décrivant comme n’étant « pas dans un état normal ».

La situation dégénère rapidement. Il confie à un témoin que « ils » allaient le tuer, puis s’empare d’un couteau pour s’en prendre à sa victime. L’attaque est brutale. Il la blesse d’abord au bras, puis au poignet. Elle tente de s’enfuir, mais se retrouve piégée, l’issue étant bloquée. C’est alors que l’agresseur lui lance un ultimatum. « L’accusé va lui demander d’appeler la police, sinon il allait la tuer », a relaté son avocat, Me Justin Chenel. Immédiatement après, il la poignarde au cou.

Pour achever son équipée insensée, Coulombe met le feu au cégep. Les flammes causeront pour 2,7 millions de dollars de dommages. L’homme sera rapidement arrêté par les forces de l’ordre, tandis que sa victime était prise en charge par les secours d’urgence pour ses graves blessures.

Une souffrance qui « n’aura jamais de fin »

credit : lanature.ca (image IA)

Si la victime a survécu à l’agression, sa vie a été irrémédiablement transformée. Elle n’a jamais pu reprendre le travail. Son quotidien est désormais un combat permanent. « L’anxiété, l’angoisse, le stress, la frustration, la souffrance et les pleurs font partie de mon nouveau quotidien », a-t-elle expliqué dans sa lettre.

Les séquelles sont à la fois physiques et psychologiques. Elle ne peut plus soulever d’objets trop lourds. Sur le plan mental, le traumatisme demeure profond, malgré des dizaines de séances avec des experts. Le chemin vers la reconstruction est long et ardu. Dans un passage directement adressé à son agresseur, elle exprime la permanence de sa douleur : « Ma souffrance n’aura jamais de fin, je ne te souhaiterai même pas que ça arrive ».

Les remords de l’accusé face à ses actes

credit : lanature.ca (image IA)

Durant l’audience, James Coulombe a gardé la tête basse, écoutant le récit de la vie qu’il a détruite. Il a présenté ses excuses pour des crimes commis alors qu’il avait, selon ses dires, peu d’expérience avec les métamphétamines. Ses paroles se voulaient celles d’un homme rongé par le remords.

« J’accepte toutes les conséquences, je suis vraiment désolé, je comprends sa douleur et je lui souhaite le meilleur rétablissement », a-t-il déclaré à la cour. Il a ensuite juré de tout mettre en œuvre pour ne jamais récidiver, ajoutant que ses gestes allaient à l’encontre de ses principes. « Il n’y a pas un jour qui passe sans que j’y pense, ça va contre ma morale, mes valeurs… », a-t-il conclu.

Un verdict et des mesures pour l’avenir

credit : lanature.ca (image IA)

Face à la gravité des faits et à l’impact dévastateur sur la victime, la Couronne, représentée par Me Émilie Boissonneault-Trottier, et la défense, menée par Me Justin Chenel, ont proposé conjointement une peine de sept ans de pénitencier. Une suggestion qui a été entérinée par la juge.

La procureure de la Couronne a également souligné que le Cégep de Valleyfield avait pris des mesures concrètes depuis les événements, notamment en augmentant la sécurité de l’établissement. En prononçant la sentence, la juge Mylène Grégoire a eu un dernier mot pour la victime, reconnaissant les limites de la justice face à une telle épreuve. « Il n’y a pas de sentence qui pourra effacer vos souffrances, mais j’espère que vous trouverez une forme de paix », a-t-elle conclu.

Selon la source : journaldemontreal.com

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu