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Quels sont les 6 projets géants que Carney souhaite accélérer pour transformer l’avenir du Canada ?
Crédit: shutterstock / lanature.ca (image IA)

Une annonce stratégique ciblée sur l’énergie et les minéraux

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Le premier ministre fédéral Mark Carney a pris la parole ce jeudi pour annoncer une nouvelle étape dans le développement industriel du pays. Il a dévoilé le dernier groupe de grands projets d’infrastructure qui pourraient bénéficier d’une procédure d’accélération.

Cette initiative découle directement d’un cadre législatif précis. L’accélération de ces chantiers repose sur une loi qui a été adoptée au mois de juin.

Pour cette nouvelle sélection, le gouvernement a fait un choix sectoriel exclusif. Les projets retenus sont en effet entièrement axés sur l’exploitation des minéraux critiques et sur le secteur de l’énergie.

Le déploiement des futurs sites miniers et hydroélectriques

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La liste présentée détaille plusieurs chantiers majeurs répartis à travers les différentes provinces et territoires. Le gouvernement cible des ressources géographiques variées pour soutenir sa stratégie.

Parmi les infrastructures sélectionnées se trouve un projet hydroélectrique situé au Nunavut. En matière d’extraction, la liste intègre la mine de nickel Crawford, localisée dans le nord de l’Ontario, ainsi que la mine de tungstène Sisson, prévue au Nouveau-Brunswick.

Le Québec occupe également une place dans ce nouveau dispositif. Une zone située dans la région de Lanaudière pourrait voir le jour la mine de graphite « Nouveau Monde », un projet explicitement désigné dans l’annonce fédérale.

La connexion électrique de la façade ouest

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C’est depuis la ville de Terrace, située dans le centre-ouest de la Colombie-Britannique, à l’extrême ouest du pays, que Mark Carney a choisi de faire cette annonce. Cette localisation géographique illustre les enjeux des réseaux de distribution sur la côte pacifique.

La localité de Terrace fait partie des communautés qui pourraient être directement reliées au projet de ligne de transport d’électricité North Coast Transmission Line (NCTL). Cette infrastructure électrique est également incluse dans les projets envisagés pour une mise en œuvre accélérée.

Le projet de ligne North Coast répond à un double impératif de distribution. Il vise non seulement à fournir de l’électricité aux communautés locales de la région, mais aussi à alimenter de vastes projets industriels nécessitant une puissance importante.

Le complexe gazier Ksi Lisims et les tensions locales

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Parmi les projets industriels appelés à être alimentés par cette nouvelle ligne électrique figure l’installation de gaz naturel liquéfié Ksi Lisims. Ce complexe énergétique est lui-même intégré à la nouvelle liste gouvernementale annoncée jeudi.

Le développement de ces infrastructures soulève des résistances sur le terrain. Les archives locales rapportent la présence d’un panneau planté au bord d’une autoroute, protestant contre les pipelines de gaz naturel liquéfié liés au projet Ksi Lisims en Colombie-Britannique.

Cette installation fait face à l’opposition de certains groupes des Premières Nations. Ces communautés ont intenté des recours judiciaires pour contester l’approbation environnementale fédérale que le projet a obtenue en septembre.

La position du gouvernement sur les concertations autochtones

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La question de l’acceptabilité sociale reste centrale dans le déploiement de ces grands chantiers. Interrogé sur la manière dont le gouvernement compte avancer si les Premières Nations ne soutiennent pas le projet, le premier ministre a détaillé sa vision.

Mark Carney a répondu qu’il restait optimiste quant au niveau d’appui dont bénéficie Ksi Lisims auprès des populations locales. Il a notamment souligné que le complexe recueillait l’accord de plusieurs communautés autochtones, en citant la Nation Nisga’a.

Pour préciser l’approche méthodologique des autorités, il a déclaré : « Nous travaillons en coordination avec toutes les parties et nous rendons les choses possibles. Nous ne décidons pas unilatéralement de la destination finale des projets, ce sont les parties qui décident ».

Le statut d’intérêt national au cœur des démarches réglementaires

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Cette annonce s’inscrit dans un processus entamé il y a quelques mois. Une première liste de projets avait déjà été annoncée en septembre et soumise au Bureau des grands projets du gouvernement fédéral, comprenant principalement des projets énergétiques et miniers, ainsi qu’un projet d’agrandissement du port de Montréal.

Les rouages juridiques de ces dossiers reposent sur la Loi sur la construction du Canada, qui fait partie de la Loi sur une économie canadienne unifiée adoptée en juin. Elle permet au gouvernement fédéral d’accélérer les grands projets jugés d' »intérêt national ». À ce jour, aucun projet n’a encore obtenu ce statut, qui permettrait des assouplissements réglementaires, notamment en matière environnementale concernant la loi sur les pêches, les espèces en péril et les évaluations d’impact.

Le parcours des dossiers obéit à une mécanique stricte. Une fois un projet soumis au Bureau des grands projets, il est évalué puis renvoyé au gouvernement avec des recommandations. Le gouvernement conserve ensuite le dernier mot sur son éventuelle désignation comme projet d’intérêt national.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

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