Un médecin se prononce sur 3 théories étonnantes concernant les personnes qui n’ont jamais eu d’os cassé
Auteur: Simon Kabbaj
Une question de prudence ou de statistiques

Personne ne cherche activement à se casser un os, du moins on peut l’espérer. Pourtant, les statistiques démontrent que ce type de blessure est monnaie courante. Selon les données de la Royal Osteoporosis Society, environ 50 % des individus se casseront au moins un os au cours de leur vie.
Certaines personnes se montrent simplement plus prudentes que d’autres, évitant ainsi les services d’urgence. Cependant, lorsqu’une fracture survient, un os en particulier est très souvent concerné. L’organisation Enable Law précise que l’os le plus couramment brisé dans le corps humain est la clavicule.
Cette fréquence s’explique par l’anatomie humaine. La position proéminente de la clavicule en haut de la poitrine, associée à sa structure fine, fait qu’elle est très susceptible de subir des fractures à la suite de chutes ou d’impacts liés au sport.
Les trois hypothèses spirituelles d’Internet
Face aux personnes qui traversent les décennies sans la moindre fracture, certaines théories alternatives ont vu le jour. La créatrice de contenu sur TikTok, connue sous le nom de Sara’s Weird World, affirme qu’il pourrait y avoir une raison spirituelle pour laquelle une personne n’a jamais eu d’os cassé.
En exposant sa première théorie, elle déclare : « C’est parce qu’ils sont protégés par une protection spirituelle. Presque intouchables dans un sens étrange. Protégés par les puissances supérieures, ». À cette première idée s’ajoute une deuxième théorie, selon laquelle ces personnes bénéficieraient d’un bon karma qui « protège les individus de tout mal ».
La troisième et dernière théorie avancée par cette créatrice repose sur le rôle potentiel des vies antérieures. Sara explique sa pensée en ces termes : « Il est dit que ces personnes dans cette vie qui n’ont jamais eu d’os cassé pourraient avoir vécu un traumatisme important dans une vie antérieure. Ainsi, la théorie suggère qu’ils sont épargnés d’avoir des expériences similaires dans cette vie. »
L’explication médicale et l’héritage génétique

Face à l’ampleur de ces affirmations inhabituelles, le corps médical a tenu à apporter des éclaircissements. Le Dr Suhail Hussain et la Royal Osteoporosis Society sont intervenus pour analyser ces théories. Lors d’un entretien accordé à la publication LADbible, le médecin a rétabli les faits cliniques.
Le Dr Hussain a expliqué que la probabilité de se casser un os n’est « pas tout à fait aléatoire ou due à une protection divine ». Il précise la nature exacte de cette résilience osseuse : « [C’est] un mélange de vos gènes, de votre mode de vie, et même ce que vous mangez pourrait rendre vos os plus faibles ou plus forts, ». La solidité de l’ossature dépend ainsi grandement de l’ADN de chaque individu.
Le praticien détaille ce patrimoine génétique : « La solidité des os est en grande partie héréditaire. Cela inclut la densité de vos os, la manière dont votre corps traite le calcium, et même la façon dont votre squelette est construit. » Il ajoute finalement : « Certains d’entre nous sont naturellement plus enclins à avoir des os plus fins – et ceux-ci peuvent se briser plus facilement sous la pression. »
L’impact déterminant des habitudes de vie

Outre l’hérédité, l’environnement et le comportement jouent un rôle central dans la prévention des fractures. Comme mentionné précédemment, le mode de vie est un facteur essentiel qui influence directement les risques d’accidents osseux.
L’expert de la santé se veut très clair sur ce point : « Le mode de vie joue un rôle énorme pour déterminer si vous subirez ou non une fracture un jour, ». Plusieurs facteurs comportementaux sont particulièrement ciblés par le corps médical, notamment le tabagisme, la consommation d’alcool et le niveau d’activité physique pratiqué.
Les données cliniques montrent que les personnes qui fument, qui boivent beaucoup d’alcool et dont l’exercice physique est limité sont considérées comme plus à risque. Le manque de mouvement affaiblit la structure même de l’ossature au fil des années, la rendant plus vulnérable aux chocs.
La nutrition comme ligne de défense

Le dernier pilier pour maintenir une ossature solide et éviter les fractures réside dans l’assiette. Manger une alimentation équilibrée est en effet la clé pour prévenir toute rupture osseuse, selon les experts du secteur de la santé.
Les recommandations officielles mettent l’accent sur la diversité des apports nutritionnels au quotidien. La Royal Osteoporosis Society (ROS) s’est également exprimée sur ce sujet spécifique afin de guider le grand public vers de meilleures pratiques préventives.
L’organisation conseille expressément aux individus de consommer « une variété d’aliments ». Ces repas doivent impérativement contenir « des nutriments essentiels » ainsi que « de la vitamine D », des éléments vitaux pour assurer la densité et la robustesse du squelette tout au long de la vie.
Créé par des humains, assisté par IA.