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Votre enfant est-il un « otrovert » ? Voici 7 signes à connaître pour les parents
Crédit: lanature.ca (image IA)

Certains enfants sont naturellement l’âme des fêtes d’anniversaire, tandis que d’autres restent en retrait pour observer la pièce. La majorité des parents ont appris à faire la distinction entre l’animal social et l’observateur silencieux. Il existe cependant une autre catégorie : l’enfant qui semble parfaitement sociable en surface, mais qui finit toujours par se retrouver en marge du groupe. Ces enfants sont amicaux, curieux et souvent très appréciés. Pourtant, les dynamiques de groupe ne leur conviennent pas de la même manière qu’aux autres.

Ce décalage entre le fait d’être apprécié et le sentiment réel d’appartenance porte désormais un nom : l’otroversion. Le terme a été introduit en 2025 par le Dr Rami Kaminski, psychiatre new-yorkais possédant plus de quatre décennies d’expérience clinique dans les troubles de l’humeur, l’anxiété, les addictions et les affections neurocognitives. Dans son ouvrage intitulé « The Gift of Not Belonging: How Outsiders Thrive in a World of Joiners », il combine le mot espagnol « otro », signifiant « autre », avec le suffixe « -vert », issu du vocabulaire psychologique décrivant les orientations. Un otroverti est défini comme une personne qui socialise facilement mais qui ne se soucie pas de s’intégrer et ne ressent aucun lien avec l’identité ou l’approbation du groupe. Contrairement aux introvertis, ils ne sont ni timides ni silencieux, et ne se fatiguent pas rapidement lors d’échanges en tête-à-tête. En revanche, ils se sentent mal à l’aise, isolés et seuls au sein de grands groupes.

Ce concept suscite un vif intérêt, bien qu’il s’accompagne d’une réserve scientifique importante : l’otroversion n’est pas encore un type de personnalité officiellement reconnu. La Dre Alivia Murdock-Frazier, chercheuse en psychologie de la santé à la Cleveland Clinic, explique : « Il existe un spectre bien documenté allant de l’extraversion à l’introversion. L’otroversion se situe probablement quelque part sur ce spectre, mais nous n’avons pas suffisamment de recherches pour savoir exactement où. » Cette prudence est partagée par Colin DeYoung, professeur de psychologie à l’Université du Minnesota et spécialiste de la psychologie et des neurosciences de la personnalité. Selon ses travaux, cinq grands domaines, les « Big Five » (Névrosisme, Extraversion, Agréabilité, Conscience et Ouverture/Intellect), structurent la plupart des aspects de la personnalité. L’idée d’une typologie entièrement distincte suscite donc un malaise dans ce cadre. Les recherches validées par des pairs restent rares, et certains critiques estiment que cette étiquette pourrait être trop vague, regroupant des expériences liées à l’anxiété et à des différences culturelles. Un médecin critique a d’ailleurs noté que le livre « manque de références, d’évaluation par les pairs, et repose entièrement sur des anecdotes. » Malgré cela, le Dr Kaminski a rencontré de nombreux jeunes et adultes traités sans succès pour anxiété sociale. Reconnaître ces signes permet d’éviter de confondre ce comportement avec de la timidité ou une nature difficile.

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