Une femme de 26 ans, qui prévoit de recourir à l’aide médicale à mourir, dévoile sa liste de choses à accomplir avant son décès
Auteur: Simon Kabbaj
Un compte à rebours assumé en Australie

Annaliese Holland, une jeune femme de 26 ans originaire d’Australie, se prépare à une échéance singulière. Dans quelques mois, elle aura recours à la mort volontaire assistée, une procédure médicale encadrée qui se déroulera dans la ville d’Adélaïde. Face à d’immenses souffrances physiques, elle a choisi de prendre le contrôle de sa fin de vie.
La date exacte de son décès est d’ores et déjà fixée. Cependant, Annaliese a pris la décision de garder cette information privée, la partageant exclusivement avec ses proches. En parallèle de ces préparatifs intimes, une cagnotte en ligne GoFundMe a été mise en place pour rassembler des dons en son nom.
Note de la rédaction : Cet article aborde le thème du suicide et de la fin de vie. Si vous ou un proche êtes en détresse, le numéro national de prévention 3114 est disponible 24h/24 et 7j/7 en France.
Une maladie rare au diagnostic complexe

Le parcours médical d’Annaliese est marqué par la chronicité. La jeune femme a été malade dès son enfance, traversant de longues années d’incertitude médicale. Ce n’est que plus tard dans sa vie que les spécialistes ont pu poser un diagnostic précis sur ses maux : la ganglionopathie autonome auto-immune, communément désignée par l’acronyme AAG.
Selon les informations médicales fournies par la Cleveland Clinic, l’AAG est une maladie auto-immune caractérisée par une erreur du système immunitaire, qui attaque par erreur le système nerveux autonome. Ce dernier fait partie intégrante du système nerveux périphérique, dont le rôle est de contrôler des processus corporels vitaux et involontaires tels que la respiration, la fréquence cardiaque et la pression artérielle.
Cette pathologie se distingue par son extrême rareté. À titre d’exemple, les statistiques médicales indiquent qu’aux États-Unis, seules cent personnes reçoivent un diagnostic d’AAG chaque année.
Le poids de la souffrance et la décision

La détérioration physique causée par la maladie a profondément altéré l’image que la jeune femme de 26 ans a d’elle-même. Lors d’une interview accordée à l’émission documentaire A Current Affair, elle a décrit sa réalité avec des mots directs. « Je me regarde dans le miroir et je ne me vois plus, » a-t-elle déclaré. « Je vois un corps frêle. »
Malgré sa démarche vers la mort assistée, l’Australienne a révélé avec émotion qu’elle ne souhaitait pas mourir. Cette décision lourde de conséquences a été entièrement dictée par le niveau de souffrance qu’elle endure au quotidien. Le choix ne relève pas d’une lassitude, mais d’une issue médicale inexorable.
Face aux caméras, elle a tenu à clarifier la nature de sa démarche. « Ce n’est pas juste moi qui choisis d’y mettre fin, je vais mourir de toute façon, » a-t-elle expliqué, soulignant le caractère inéluctable de son état de santé.
Une liste de dernières volontés atypique
Plutôt que d’attendre passivement son issue, Annaliese a élaboré ce qu’elle nomme une liste « f*** it ». Il s’agit de sa propre version de la traditionnelle « bucket list », regroupant toutes les expériences qu’elle souhaite vivre avant de mourir. Elle s’est ainsi lancée dans une véritable course contre la montre pour accomplir ces objectifs.
Comme elle l’a confié à l’émission documentaire, elle a déjà pu cocher un certain nombre de ces moments privilégiés. Parmi ces accomplissements figurent des étapes de vie symboliques : elle a réussi à louer son propre appartement et a pu organiser un moment pour que son père la voie vêtue d’une robe de mariée.
Un autre de ses souhaits impliquait de prendre de la hauteur. Ce point précis de la liste a été réalisé grâce à l’équipe de A Current Affair, qui l’a invitée à faire un tour en hélicoptère, lui permettant d’ajouter une nouvelle expérience à son actif.
L’expérience fondatrice de la naissance
L’un des souhaits les plus intenses de sa liste était d’assister à la naissance du bébé de son amie. La maladie la privant de la possibilité de porter un enfant, cet événement revêtait une importance capitale. « Ne pas pouvoir avoir d’enfants et ne jamais pouvoir ressentir cette âme maternelle, j’ai pensé que peut-être si j’y assistais, cela aiderait en quelque sorte ce petit trou dans mon cœur, » a-t-elle confié.
Cette naissance s’est révélée être une expérience bouleversante pour la jeune femme de 26 ans. Elle décrit ce moment comme l’instant le plus fort de son existence, trouvant une forme de paix dans le cycle de la vie auquel elle a pu participer en tant que témoin privilégié.
Elle a relaté cet événement avec un émerveillement intact. « C’était le moment le plus incroyable de ma vie, le corps est incroyable. C’était le moment le plus incroyable de ma vie. Tellement beau et maintenant je suis une tante. »
Créé par des humains, assisté par IA.