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Un portail vers les Enfers retrouvé à Denver : L’incroyable odyssée d’un trésor Olmec
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une découverte stupéfiante loin de ses terres

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C’est une histoire qui semble tout droit sortie d’un roman d’aventure, mais c’est bien la réalité. Imaginez un peu : un antique « portail vers le monde souterrain », vieux de 2 700 ans, a refait surface là où on l’attendait le moins… à Denver, au Colorado. Oui, vous avez bien lu. Cet objet fascinant, connu sous le nom de Portail al Inframundo (ou passage vers l’inframonde), représente le dieu jaguar Olmec Tepeyollotlicuhti. Avec ses yeux écarquillés et sa bouche béante, il est censé marquer l’entrée vers l’au-delà.

Ce trésor monumental, mesurant environ six pieds par cinq (soit près de deux mètres de haut), avait été dérobé à sa terre natale. À l’origine, il trônait fièrement à Chalcatzingo, dans l’État mexicain de Morelos, une région célèbre pour son art et son iconographie légués par les Olmecs, l’une des toutes premières grandes civilisations d’Amérique du Nord. On estime que le vol a eu lieu quelque part au début du XXe siècle — les officiels ne savent pas exactement quand, c’est flou — et depuis, la statue a voyagé, passant de mains en mains, de musées en collections privées aux États-Unis, avant d’atterrir à Denver en 2023.

Le massacre de la pierre et une restauration minutieuse

credit : lanature.ca (image IA)

Ce qui me brise le cœur dans cette affaire, c’est la brutalité avec laquelle les pilleurs ont traité cette merveille. Pour faciliter leur contrebande — c’est révoltant quand on y pense — ils n’ont pas hésité à briser l’œuvre. Le procureur du district de New York, Alvin Bragg, l’a souligné avec justesse dans un communiqué : comme beaucoup d’antiquités volées, le masque a été cassé en plusieurs morceaux pour rendre le transport plus discret.

L’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (INAH), qui dépend du Ministère de la Culture du Mexique, a révélé que la statue avait été fracturée en pas moins de 25 morceaux. Vous imaginez le puzzle ? Les experts ont dû travailler sur place pour redonner une stabilité et une lecture cohérente à l’œuvre. D’après Castro Barrera de l’INAH, certains éléments structurels ajoutés par le passé pour faire tenir le tout — comme du métal, des boulons et même du ciment — ont dû être conservés ou adaptés, même si ces techniques n’étaient pas idéales. C’est du bricolage de fortune qui fait désormais partie de l’histoire de l’objet.

Heureusement, après avoir été sécurisé par l’Unité de Trafic d’Antiquités basée à New York, le portail a pu entreprendre son voyage de retour vers le Mexique en mai 2023, après des mois de préparation. Une restauration qui aura duré un an pour lui rendre sa gloire d’antan.

Les héros de l’ombre et une fin douce-amère

credit : lanature.ca (image IA)

Il faut rendre à César ce qui est à César, ou plutôt aux archéologues ce qui leur revient. Ce retour miraculeux n’aurait probablement jamais eu lieu sans l’acharnement de quelques passionnés. C’est l’archéologue David Grove qui, le premier, a fait le lien entre cet artefact Olmec errant et celui manquant sur le site de Chalcatzingo. Un travail de détective incroyable, poursuivi par Mario Córdova Tello de l’INAH.

Tello a fini par prouver que l’objet avait bel et bien été volé et a même réussi à localiser sa trace dans le Colorado, entre les mains d’un collectionneur privé, dès 2008. C’est dire si la bataille a été longue ! Mais l’histoire a une note tragique, presque cinématographique… David Grove, cet homme qui a joué un rôle si instrumental dans le rapatriement de l’objet, est décédé la veille même de l’arrivée de la statue au Mexique. C’est terriblement triste, n’est-ce pas ? Il n’aura pas vu l’aboutissement final de son œuvre.

Le portail Tepeyollotlicuhti n’est malheureusement qu’un exemple parmi tant d’autres. Des milliers d’antiquités inestimables résident encore illégalement dans des collections à travers le monde, parfois sans même que les propriétaires actuels ne connaissent leur origine douteuse. Mais avec la pression grandissante sur les musées, on peut espérer, peut-être, que d’autres trésors retrouveront un jour le chemin de la maison.

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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