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Washington : Trump ferme le Kennedy Center pour deux ans au cœur d’une tempête culturelle
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une fermeture symbolique pour le 250ème anniversaire

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C’est une nouvelle qui secoue le tout-Washington en ce dimanche 1er février 2026. Donald Trump a choisi son canal habituel, le réseau Truth Social, pour annoncer une décision radicale : la fermeture complète du Kennedy Center pour une durée de deux ans. Le président américain ne fait pas les choses à moitié, puisqu’il a indiqué que les portes de l’institution se cloraient le 4 juillet prochain, date ô combien symbolique puisqu’elle coïncidera avec les célébrations du 250e anniversaire des États-Unis.

Pourquoi une telle décision maintenant ? Le milliardaire, qui a récemment repris les rênes du pays, justifie ce choix par une volonté de grandeur. Selon ses propres termes, il a « déterminé qu’arrêter ses activités de divertissement pour une durée d’environ deux ans constitue la façon la plus rapide de porter le Trump Kennedy Center au plus haut niveau de réussite, de beauté et de grandeur ». Il ne s’agit donc pas d’une simple pause, mais d’une refonte totale pour ce lieu qu’il qualifie de « délabré », promettant de le transformer en un « bastion de classe mondiale des arts, de la musique et du divertissement ».

Il faut dire que l’endroit, cette immense bâtisse blanche inaugurée en 1971, a bien changé. Autrefois réputé pour sa neutralité politique et sa programmation éclectique, le centre a vu sa façade ornée d’un nouveau nom qui fait grincer des dents : le « Trump Kennedy Center ». Une modification que l’opposition démocrate et la famille du défunt président Kennedy contestent farouchement, pointant du doigt l’absence de législation au Congrès pour valider un tel changement.

Exode artistique et virage idéologique

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Mais derrière les murs, l’ambiance n’est plus à la fête. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche il y a tout juste un an, l’institution a opéré un virage à 180 degrés. Le président a, sans surprise, placé ses fidèles à la direction, et cela se ressent sur l’affiche. Fini les drag shows, adieu les événements célébrant la communauté LGBT+ ; la place est désormais faite aux conférences de la droite religieuse et aux artistes chrétiens invités à se produire sur scène.

Ce changement de cap brutal a provoqué une véritable hémorragie. Les artistes fuient. La célèbre comédie musicale « Hamilton », immense succès critique et populaire, a annulé ses représentations. Même son de cloche du côté du jazz, avec le retrait du groupe The Cookers. C’est une vague de fond. Maria Shriver, membre de la famille Kennedy et autrice, n’a pas mâché ses mots sur la plateforme X, liant directement l’annonce de la fermeture au fait que, selon elle, « personne ne veut plus s’y produire » et que « tout le monde annule ».

Le coup de grâce est peut-être venu de Philip Glass. Le compositeur légendaire, figure de proue de la musique minimaliste et nommé trois fois aux Oscars, a lui aussi jeté l’éponge. Il devait y présenter une symphonie consacrée à Abraham Lincoln, celui-là même qui abolit l’esclavage. Une ironie mordante, car Glass a jugé que « les valeurs du Kennedy Center aujourd’hui » étaient « en contradiction directe avec le message de la symphonie ». Comme si cela ne suffisait pas, le Washington National Opera, résident historique des lieux depuis plus de 50 ans, a récemment annoncé qu’il pliait bagage.

Financement bouclé et ambitions architecturales

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Malgré la polémique et des chiffres alarmants — le Washington Post révélait en octobre que les ventes de billets avaient chuté à leur niveau le plus bas depuis la pandémie — Donald Trump persiste et signe. Il se dit « honoré » et feint la surprise face à la réaction hostile concernant le renommage du centre, bien qu’il ait martelé l’appellation « Trump-Kennedy Center » dès son retour au pouvoir, souvent sur le ton de la plaisanterie… qui n’en était visiblement pas une.

Côté finances, le président du conseil d’administration — qui n’est autre que Donald Trump lui-même — assure que tout est prêt. « Le financement est finalisé et entièrement en place ! » a-t-il clamé. L’endroit reste d’ailleurs actif jusqu’à la fermeture estivale ; il a accueilli fin janvier l’avant-première de « Melania », le documentaire dédié à la Première dame.

Cette rénovation s’inscrit dans une frénésie de construction plus large qui semble s’être emparée du président. Il ne se contente pas du centre culturel. M. Trump a lancé des chantiers d’envergure pour remodeler les lieux emblématiques de la capitale fédérale. On parle tout de même de la construction d’une salle de bal de 1000 places directement à la Maison-Blanche, un projet titanesque estimé à plusieurs centaines de millions de dollars. Et ce n’est pas tout : il envisage également l’érection d’une arche imposante à proximité du sacro-saint mémorial de Lincoln.

Conclusion

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Entre désir de laisser une empreinte indélébile et gestion controversée de l’héritage culturel américain, ces deux années de fermeture s’annoncent longues pour les amateurs d’art de Washington. La transformation promise apportera-t-elle la « grandeur » espérée ou marquera-t-elle une rupture définitive avec l’esprit d’origine du lieu ? L’avenir nous le dira, mais une chose est sûre : le paysage culturel de la capitale ne sera plus jamais le même.

Selon la source : journaldequebec.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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