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Le mystère du Covid long et de la fatigue chronique enfin élucidé ? Le rôle clé du tronc cérébral
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une nouvelle piste venue du Colorado

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On a souvent l’impression de tourner en rond avec ces maladies, n’est-ce pas ? L’encéphalomyélite myalgique, ou syndrome de fatigue chronique (EM/SFC), est l’une de ces affections qui a longtemps été mal comprise, voire stigmatisée. Vous savez, cette fatigue écrasante qui ne passe jamais, accompagnée d’un brouillard mental épais et de douleurs diffuses. C’est un calvaire pour ceux qui le vivent.

Mais voilà qu’une lueur d’espoir nous vient de Renegade Research, un groupe de scientifiques basés à Denver, dans le Colorado. Ils viennent de mettre sur la table une théorie assez fascinante, publiée dans la revue Medical Hypotheses. Selon eux, la clé de l’énigme se trouverait dans une partie bien précise de notre anatomie : le tronc cérébral. Ce n’est peut-être pas la réponse définitive, mais leur modèle suggère que des dommages causés à cette zone vitale pourraient expliquer pourquoi ces maladies dérèglent autant de systèmes différents dans notre corps. C’est une approche qui mérite qu’on s’y attarde.

Quand la mécanique du cerveau se grippe

credit : lanature.ca (image IA)

Alors, comment ça marche exactement ? L’idée avancée par ces chercheurs est, disons, mécanique. Ils expliquent qu’une infection virale initiale déclenche une réponse immunitaire qui, malheureusement, endommagerait les tissus conjonctifs. Ces tissus, c’est un peu comme l’échafaudage qui maintient le tronc cérébral en place. Si cet échafaudage s’affaiblit, cela peut mener à ce qu’ils appellent une instabilité craniocervicale (CCI) ou des problèmes de régulation de la pression intracrânienne.

Imaginez un peu : le tronc cérébral se retrouve déformé ou déplacé mécaniquement. Ce n’est pas anodin. Les scientifiques décrivent un processus pathologique en sept étapes, qui commence par cette fameuse infection. Si le système immunitaire s’emballe, il abîme la structure même qui soutient le cerveau. À la longue, cela créerait une inflammation chronique du cerveau. Et comme le tronc cérébral est un peu la tour de contrôle de nos fonctions vitales, quand il va mal, tout le reste suit : le système immunitaire, le métabolisme, et même le système nerveux autonome. C’est ce qui expliquerait cette cascade de symptômes qui semblent parfois sans rapport les uns avec les autres.

Covid long et virus dormants : les pièces du puzzle s’assemblent

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Ce qui rend cette théorie particulièrement pertinente aujourd’hui, c’est évidemment l’arrivée du COVID-19. Souvenez-vous, dès 2020, des patients racontaient s’être remis de l’infection initiale pour se faire assommer ensuite par une constellation de symptômes persistants pendant des mois, voire des années. Le fameux Covid long. D’ailleurs, une étude de 2025 a identifié un lien solide entre l’EM/SFC et le Covid long, soulignant un chevauchement important des symptômes. C’est troublant, non ?

On savait déjà que des virus comme Epstein-Barr pouvaient déclencher ou aggraver la fatigue chronique. Mais là, les chercheurs vont plus loin. Ils pensent que si les dommages au tronc cérébral persistent, cela peut entraîner des effets en cascade, comme la réactivation de virus dormants, une dérégulation immunitaire complète ou encore des dysfonctionnements gastro-intestinaux. C’est un peu l’effet domino. D’ailleurs, des études d’imagerie cérébrale précédentes avaient déjà repéré des anomalies au niveau du tronc cérébral chez ces patients. Ce n’est donc pas une idée sortie de nulle part.

Conclusion : Un espoir chirurgical et des perspectives d’avenir

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Il y a un détail personnel dans cette publication qui m’a frappé. L’un des auteurs du papier se présente lui-même comme une étude de cas. Il affirme que sa propre EM sévère est entrée en rémission après… une chirurgie pour corriger son instabilité craniocervicale (CCI). C’est incroyable, même s’il faut rester prudent. L’équipe admet volontiers que cette preuve anecdotique ne s’applique pas forcément à tout le monde, mais avouez que ça donne à réfléchir.

Leur objectif, c’est surtout d’inspirer de nouvelles recherches. Comme ils l’écrivent, ce modèle peut être testé à chaque étape de la chaîne causale. C’est une lueur d’espoir pour les patients souffrant de ces maladies négligées, longtemps considérées comme des mystères médicaux. Espérons que cette hypothèse, née dans le Colorado, mènera enfin aux traitements tant attendus.

Selon la source : iflscience.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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