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Guerre en Ukraine : Les 10 % qui manquent pour sauver la paix (et l’Europe)
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un vœu de Nouvel An en demi-teinte

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C’est un mélange étrange d’espoir et de frissons, vous ne trouvez pas ? Mercredi soir, alors que tout le monde avait la tête aux célébrations, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lâché une petite bombe dans ses vœux du Nouvel An. Il nous a dit, droit dans les yeux via son compte Telegram, que l’accord de paix avec la Russie était « prêt à 90 % ». Ça sonne bien, non ? Presque fini, on a envie de souffler. Mais c’est là que le bât blesse, et c’est là que ça devient franchement angoissant.

Parce que ces derniers pourcentages, ce n’est pas juste de la paperasse. Comme il l’a si bien dit, « il reste 10 % […] Ces 10 % contiennent tout, en fait ». C’est fou quand on y pense, que tout le destin de la paix, non seulement pour l’Ukraine mais pour toute l’Europe, tienne dans cette petite fraction. « 10 % jusqu’à la paix », a-t-il martelé. On sent bien dans sa voix que l’Ukraine veut en finir, mais pas à n’importe quel prix. Il faut des garanties, du solide, quelque chose qui empêchera vraiment la Russie de remettre le couvert pour une nouvelle invasion dans six mois ou cinq ans.

Négociations bloquées et méfiance absolue

credit : lanature.ca (image IA)

Derrière les portes closes, ça discute ferme, mais ça coince. Les Américains ont bien essayé de bricoler un accord qui tiendrait compte des avis de Moscou et de Kyiv, mais on bute toujours sur le même os : la terre. Il faut se rappeler que la Russie occupe encore environ 19 % du territoire ukrainien. Vladimir Poutine, fidèle à lui-même, veut mettre la main sur la totalité du Donbass, cette région industrielle et minière de l’est. C’est son obsession.

Mais Zelensky n’est pas dupe. Dans son allocution, il a été très clair, et même un brin sarcastique : il ne croit pas une seconde que l’appétit russe s’arrêtera là si l’Ukraine cède et se retire. Il a eu cette phrase terrible : « “Retirez-vous du Donbass, et tout sera terminé.” Voilà à quoi ressemble la tromperie lorsqu’on la traduit du russe – en ukrainien, en anglais, en allemand, en français, et, en réalité, dans n’importe quelle langue du monde ». C’est une façon polie de dire qu’il sent l’arnaque à plein nez.

Et pendant qu’on parle de frontières sur des cartes, la réalité, elle, frappe dur. Très dur. Les autorités ukrainiennes ont rapporté une nuit d’enfer à Odessa ce mercredi. Des frappes russes ont fait six blessés. Ce qui brise le cœur, c’est qu’il y a trois enfants parmi eux. On parle d’un bébé de sept mois… sept mois, rendez-vous compte ! Il y a aussi deux gamins de huit et quatorze ans. Un homme de 42 ans est dans un état grave. Serguiï Lyssak et le gouverneur Oleg Kiper ont décrit des scènes de chaos : des immeubles résidentiels touchés, des incendies, et des coupures d’eau et de chauffage en plein hiver.

Drones et accusations : la guerre des nerfs

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Ce n’est pas qu’à Odessa que ça chauffe. C’est un peu partout, et ça part dans tous les sens. Dans la région de Dnipropetrovsk, deux hommes ont été blessés par des drones près du front. Et attention, ça tape aussi de l’autre côté de la frontière. En Russie, à Touapsé (région de Krasnodar), une attaque de drone a endommagé une raffinerie de pétrole et des maisons, blessant deux personnes. Il y a aussi eu trois blessés dans la région de Belgorod. C’est l’escalade, clairement.

Et puis, il y a cette histoire rocambolesque qui sort tout droit d’un film d’espionnage. Moscou accuse l’Ukraine d’avoir envoyé 91 drones dans la nuit de dimanche à lundi pour attaquer une résidence hautement sécurisée de Vladimir Poutine à Valdaï, quelque part entre Moscou et Saint-Pétersbourg. L’armée russe a même sorti une vidéo – vous savez, le genre un peu flou – montrant un soldat au visage caché près de débris, affirmant que l’engin transportait une charge de six kilos d’explosifs. Ils disent l’avoir abattu.

Kyiv dément formellement, bien sûr. Pour les Ukrainiens, c’est du grand n’importe quoi, une mise en scène fabriquée par Moscou pour justifier le blocage des négociations. C’est la parole de l’un contre celle de l’autre, et au milieu, la vérité qui se cache probablement quelque part sous les décombres.

Conclusion : Un calendrier diplomatique sous haute tension

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Alors, on va où maintenant ? Malgré les bombes et la rhétorique guerrière, il y a encore un mince espoir diplomatique qui clignote. Zelensky a annoncé un calendrier assez précis, et c’est peut-être là que tout va se jouer. Il y a d’abord une rencontre prévue le 3 janvier en Ukraine avec les conseillers à la sécurité des États alliés. Une sorte de tour de chauffe.

Mais le gros morceau, c’est la réunion du 6 janvier en France, avec les dirigeants des pays alliés. Tout cela intervient alors que l’on approche du troisième anniversaire de l’invasion de février 2022. On sent bien que tout le monde est à bout, que l’hiver est rude – Zelensky parlait mi-décembre de la volonté russe de « semer le chaos » pour briser le moral des gens par le froid. Ces 10 % restants pour la paix semblent être une montagne infranchissable, mais c’est la seule voie possible. Espérons juste que la raison l’emporte avant qu’il ne soit trop tard.

Selon la source : lapresse.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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