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Vous pensez que le café en avion est sans danger ? Détrompez-vous, selon des chercheurs
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une tasse à café qui peut poser question

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On le sait, l’eau des avions, c’est un peu la loterie. Mais une nouvelle étude, parue début 2026, vient remettre une pièce dans la machine et… elle ne fait pas plaisir à tout le monde.

Les chercheurs du Center for Food as Medicine and Longevity ont passé au crible les données de l’Agence de Protection de l’Environnement américaine (EPA). Leur conclusion est simple, et un peu glaçante : la qualité de l’eau potable à bord varie énormément d’une compagnie à l’autre, et pour certaines, elle est carrément mauvaise. Ce qu’ils disent aussi, c’est que l’EPA pourrait être beaucoup plus ferme pour faire respecter les règles. En gros, ce café ou ce thé qu’on vous sert avec le sourire, il vaut peut-être mieux y réfléchir à deux fois.

L’étude s’est concentrée sur les compagnies opérant aux États-Unis, et les résultats sont clairement tombés début janvier 2026. Une lecture de trois minutes qui pourrait bien changer vos habitudes en vol.

Comment on juge la qualité de l’eau en vol, et pourquoi c’est important

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Tout ça ne sort pas de nulle part. En 2011, l’EPA a mis en place une règle, le Aircraft Drinking Water Rule (ADWR). L’idée, c’était de moderniser et d’améliorer la qualité de l’eau à bord, qui provient généralement de réservoirs remplis lors des escales, aussi bien nationales qu’internationales.

Cette règle oblige les compagnies aériennes à tester régulièrement leur eau. Ils traquent notamment des micro-organismes précis. D’abord, les bactéries coliformes. C’est un groupe large de microbes qui peuvent rendre malade, et qui servent souvent d’indicateur : s’ils sont là, c’est qu’il y a probablement d’autres germes, du genre ceux qu’on trouve dans les déjections humaines, qui traînent aussi. Ensuite, ils recherchent spécifiquement l’Escherichia coli (E. coli), une espèce de coliforme bien connue pour être une cause fréquente d’intoxication alimentaire.

Les compagnies doivent aussi prouver qu’elles font le nécessaire en routine : désinfection, rinçage des systèmes, et qu’elles prennent des mesures correctives immédiates quand un avion échoue aux contrôles. En théorie, c’est carré. En pratique… disons que c’est très variable.

Le classement des compagnies : du très bon… au très inquiétant

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L’étude a analysé les données de l’EPA du 1er octobre 2022 au 30 septembre 2025. Les chercheurs ont épluché 10 compagnies majeures et 11 compagnies régionales. Ils ont tout noté sur 5, avec une lettre de A à F, en fonction de plusieurs critères : le nombre total de violations par avion, les avis publics émis, les violations spécifiques pour excès d’E. coli, et la fréquence de nettoyage des systèmes d’eau.

Alors, qui est le premier de la classe ? Une seule compagnie décroche le score parfait de 5.00 et un A : Delta Air Lines. C’est une belle remontée pour eux, qui étaient presque derniers avec un 1.6 en 2019. Juste derrière, avec un A aussi mais un 4.80, on trouve Frontier Airlines. Puis Alaska Airlines suit avec un B (3.85).

Mais le tableau se gâte vite. Parmi les grandes compagnies, les mauvais élèves sont légion. American Airlines ferme la marche avec un score de 1.75 et un D. JetBlue (1.80, D) et Spirit (2.05, D) ne sont pas bien lotis non plus. United et Southwest traînent en bas du classement avec des C.

Et côté régionales, c’est encore pire. Presque toutes ont des notes désastreuses. La seule à sortir son épingle du jeu avec un B (3.85) est Gojet Airlines. Toutes les autres, de Piedmont à Mesa Airlines, ont un C, un D, ou pire. Mesa Airlines caracole en dernière position avec un score calamiteux de 1.35 et un F. Comme le dit Charles Platkin, le directeur du centre de recherche, « Presque toutes les compagnies régionales doivent améliorer la sécurité de leur eau à bord, à l’exception de GoJet Airlines. » C’est on ne peut plus clair.

Le rapport note aussi un point noir : l’EPA est très peu sévère. Elle inflige rarement des amendes aux compagnies qui enfreignent régulièrement les règles, ce qui n’incite pas vraiment à faire des efforts.

Conclusion : Alors, que faire concrètement en tant que voyageur ?

Bon, devant ce constat, on se demande quoi faire la prochaine fois qu’on embarque. Les chercheurs, eux, n’y vont pas par quatre chemins et donnent des conseils très pratiques, que je vais pour ma part sérieusement envisager de suivre.

Première règle d’or : ne buvez aucune eau qui ne vous est pas servie dans une bouteille scellée. Point. Ça semble radical, mais après avoir lu les scores, on comprend mieux. Deuxième conseil, qui va faire grincer des dents des amateurs de thé et café : évitez le café ou le thé préparé avec l’eau du bord. Si l’eau de base est suspecte, la chaleur de la machine ne tuera pas tous les problèmes potentiels.

Et ce n’est pas tout. Ils vont même plus loin en suggérant d’éviter de vous laver les mains avec l’eau des lavabos de l’avion. À la place, privilégiez un gel hydroalcoolique avec au moins 60% d’alcool. C’est dire le niveau de méfiance.

Alors oui, il y a eu quelques progrès depuis la dernière étude de 2019, Delta en est la preuve. Mais pour beaucoup d’autres, comme JetBlue, les résultats stagnent ou sont mauvais. En tant que simple passager, le pouvoir est limité. Mais on a au moins le pouvoir de faire des choix éclairés. Pour ma part, après avoir plongé dans ce rapport, je crois que je vais définitivement adopter le réflexe bouteille d’eau scellée. Un petit geste pour éviter de gâcher ses vacances… ou pire. On n’est jamais trop prudent.

Selon la source : foodmedcenter.org

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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