Rhume : Pourquoi Jimmy Mohamed parle d’une « arnaque du siècle » au rayon pharmacie ?
Auteur: Adam David
L’hiver, les virus et le grand malentendu
C’est reparti pour un tour, comme chaque année. Dès que les températures chutent, le rhume fait son grand retour en force et, soyons honnêtes, notre premier réflexe est souvent de filer à la pharmacie du coin. Les rayons débordent littéralement de sprays, de sirops colorés et de pastilles qui nous promettent monts et merveilles, ou du moins, un soulagement express. En France, on est des millions à se ruer sur ces traitements sans ordonnance, persuadés qu’on fait ce qu’il faut pour notre santé. Mais est-ce vraiment le cas ?
C’est là que le médecin et chroniqueur Jimmy Mohamed jette un pavé dans la mare. Sur les ondes de RTL, il n’y est pas allé de main morte en parlant carrément de « l’arnaque du siècle ». Selon lui, une bonne partie de ces produits qu’on achète presque les yeux fermés relèvent davantage du placebo que d’une véritable médecine efficace. C’est un peu dur à entendre quand on a le nez bouché, mais le constat est là.
Il faut dire que le rhume, cette infection virale causée le plus souvent par des rhinovirus, est une bête curieuse. C’est bénin, certes, mais tenace. On connaît la chanson : nez qui coule, éternuements en série, gorge qui gratte et cette fatigue qui traîne… Mais voilà, dans l’immense majorité des cas, ça guérit tout seul, spontanément, en 7 à 10 jours. C’est long, je sais. Le problème, c’est qu’aucun traitement actuel ne permet de « tuer » le virus. Les médicaments ne font, au mieux, qu’atténuer un peu les symptômes sans jamais accélérer la guérison réelle.
Sprays et sirops : quand l’efficacité part en fumée

Parlons d’abord de ces fameux sprays dits « assainissants » qui trônent souvent en tête de gondole. Vous savez, ceux censés désinfecter l’air de nos intérieurs ? Pour Jimmy Mohamed, l’idée même est un non-sens, voire irréaliste. La logique est implacable : pour qu’un désinfectant soit efficace dans l’air, il faudrait le diffuser à une concentration tellement forte et pendant si longtemps que cela deviendrait tout simplement toxique pour nous. « Au mieux, ça sent le propre », résume le médecin avec une pointe d’ironie. Pire encore, ces produits sont déconseillés pour pas mal de monde : les jeunes enfants, les femmes enceintes ou allaitantes, et même si vous avez des animaux domestiques. Bref, leur utilité médicale frôle le néant.
Et ce n’est pas tout. L’autre cible privilégiée du chroniqueur, ce sont les sirops pour la gorge, notamment ceux à base d’alpha-amylase. On connaît tous ces noms commerciaux, ils sont partout. Le souci ? Cette enzyme, notre corps la fabrique déjà naturellement. Lorsqu’on l’avale en sirop, elle est détruite dans l’estomac et n’a, en réalité, aucun effet anti-inflammatoire sur la gorge. C’est assez clair : « Votre argent est dépensé dans le vide », affirme Jimmy Mohamed. Ça fait réfléchir avant de sortir la carte bleue.
C’est un peu la même histoire – décidément – pour les sprays et les pastilles pour la gorge. On a l’impression que ça marche parce que ça pique ou que ça rafraîchit, mais leur action antiseptique est minime. Ça ne réduit ni la charge virale, ni la durée pendant laquelle on est malade. L’effet est purement sensoriel. En pratique, sucer un simple bonbon ou prendre une cuillère de miel stimulerait tout autant la salivation et procurerait un soulagement équivalent… pour un coût bien moindre.
Les « cocktails » anti-rhume et la vraie stratégie gagnante

On pourrait penser que les gros médicaments « phares » contre les états grippaux, ceux qui combinent plusieurs molécules, s’en sortent mieux. Eh bien, pas vraiment. Ces formules qui mélangent paracétamol, vitamine C et antihistaminique sont, elles aussi, remises en question. Le bénéfice est jugé modeste. Prenez la vitamine C, par exemple : elle peut réduire la durée des symptômes d’environ une journée, ce qui n’est pas spectaculaire non plus. Quant aux antihistaminiques, s’ils assèchent les sécrétions (le nez qui coule), ils provoquent aussi parfois de la somnolence, sans jamais traiter la cause profonde de l’infection.
Selon le Dr Mohamed, un simple paracétamol suffit amplement dans la majorité des cas pour gérer l’inconfort. Alors, on fait quoi ? Si on écoute les conseils médicaux plutôt que le marketing, la meilleure stratégie reste, de loin, la plus simple et la moins coûteuse : du repos, beaucoup d’hydratation, et le fameux lavage de nez au sérum physiologique. C’est basique, mais c’est ce qui marche pour aider l’organisme à éliminer le virus tout en supportant les symptômes. Il faut de la patience, c’est tout. Bien sûr, en cas de fièvre élevée, si ça traîne trop ou si vous avez une santé fragile, un avis médical s’impose. Mais pour le rhume banal de l’hiver, multiplier les achats ne sert qu’à alléger votre portefeuille, pas votre tête.
En résumé : les réponses à vos doutes

Pour finir, si on devait récapituler ce qu’il faut retenir de cette « mise au point » un peu brutale mais nécessaire : non, les médicaments sans ordonnance ne soignent pas le rhume. Ils ne font que soulager temporairement, sans toucher au virus. Les pastilles et sprays ? C’est surtout du confort local, du sensoriel, rien de curatif.
Le traitement le plus efficace reste donc le temps. Le corps fait son travail, et nous, on doit juste l’aider en se reposant et en buvant de l’eau. C’est peut-être moins séduisant qu’une boîte de médicaments colorée, mais c’est la réalité médicale.
Selon la source : passeportsante.net
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