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Trump donne son feu vert pour des sanctions renforcées contre la Russie
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Un tournant décisif au Sénat

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C’est une nouvelle que beaucoup attendaient avec une certaine impatience, et peut-être même un soupçon d’appréhension. Le président américain Donald Trump a finalement donné son accord pour faire avancer un projet de loi bipartisan visant la Russie. C’est le sénateur Lindsey Graham qui a vendu la mèche ce 7 janvier, affirmant que la voie était désormais libre pour un vote au Sénat, qui pourrait survenir dès la semaine prochaine.

On sent bien que les choses s’accélèrent à Washington. Lindsey Graham a expliqué que le président avait donné son « feu vert » après une réunion plus tôt cette semaine. Il a décrit cet échange comme étant particulièrement productif et centré sur toute une série de questions politiques cruciales. Pour le sénateur, ce projet de loi n’est pas anodin : il permettra au président Trump de punir sévèrement les pays qui continuent d’acheter du pétrole russe bon marché, alimentant ainsi ce que Graham appelle sans détour la « machine de guerre de Poutine ».

Le contenu du projet : étouffer l’économie de guerre russe

lanature.ca (image IA)

Mais alors, que contient exactement ce texte ? Eh bien, il ne fait pas dans la dentelle. La législation autoriserait des sanctions secondaires radicales contre les nations qui persistent à acheter du pétrole et du gaz russes. Les cibles sont clairement identifiées : on parle ici de grandes puissances comme la Chine, le Brésil et l’Inde. L’objectif est limpide : couper l’une des principales sources de revenus qui finance l’invasion totale de l’Ukraine par Moscou.

C’est une stratégie de « levier » assez classique, mais redoutable. D’ailleurs, un responsable de la Maison Blanche a confirmé séparément au Kyiv Independent que Donald Trump soutient cette avancée législative. L’idée, c’est d’utiliser cette menace comme un moyen de pression si Moscou refuse de négocier de bonne foi pour mettre fin à la guerre. Graham a précisé que la direction du Sénat travaillait main dans la main avec l’administration pour finaliser les détails, même si, il faut bien l’avouer, des efforts similaires avaient échoué par le passé à cause d’un manque de soutien politique.

Un changement de cap après des mois de blocage

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Il faut se rappeler que tout n’a pas été rose entre Graham et Trump sur ce dossier. Pendant des mois, Lindsey Graham, qui est pourtant l’un des plus fervents soutiens de l’Ukraine au Congrès, a tenté de forcer un vote sur ce texte qu’il qualifie d’« écrasamment bipartisan ». Mais voilà, malgré ses efforts, Trump avait, semble-t-il, fait pression sur les sénateurs pour adoucir les sanctions. Pourquoi ? Probablement pour tenter de négocier un cessez-le-feu avec le Kremlin. Résultat : le projet n’avait jamais été soumis au vote à cause de cette campagne de pression.

Cependant, la situation a changé. Après des mois d’échecs pour négocier une fin à la guerre en Ukraine, le ton s’est durci. Trump a récemment imposé des sanctions contre les deux plus grandes compagnies pétrolières russes, Rosneft et Lukoil. C’est la première fois qu’il prend de telles mesures contre la Russie depuis sa prise de fonction en janvier dernier. Et comme si cela ne suffisait pas, l’annonce de ce projet de loi tombe le même jour qu’un événement spectaculaire : les autorités américaines ont saisi un pétrolier sous pavillon russe, anciennement connu sous le nom de Bella 1, dans l’Atlantique Nord après une poursuite de plusieurs semaines, comme l’a annoncé l’armée américaine ce 7 janvier.

Conclusion : Vers une escalade des tensions ?

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Cet incident inédit avec le pétrolier Bella 1 risque fort de mettre le feu aux poudres. Les relations entre la Russie et les États-Unis sont déjà à couteaux tirés, surtout après l’opération militaire de Washington au Venezuela qui a conduit à la capture du dictateur Nicolas Maduro, un allié de Moscou.

Entre le refus de la Russie de cesser les hostilités en Ukraine malgré les efforts de négociation de Trump et ces nouvelles sanctions économiques, le bras de fer semble loin d’être terminé. On peut légitimement se demander jusqu’où ira cette escalade dans les semaines à venir.

Selon la source : kyivindependent.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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