Un proche de Vladimir Poutine prévient d’un risque de 3e Guerre mondiale si Donald Trump persiste
Auteur: Simon Kabbaj
L’avertissement sans équivoque de Moscou

Une déclaration choc qui fait trembler la scène internationale. Un haut responsable russe affirme que si Donald Trump poursuit sa politique étrangère agressive, une troisième guerre mondiale « commencera sans aucun doute ». L’auteur de ces propos n’est autre que Dmitri Medvedev, l’un des plus proches alliés de Vladimir Poutine, qui a lui-même occupé le poste de président de la Russie dans un arrangement politique destiné à contourner les limites de mandat de Poutine.
Ce pronostic alarmant intervient dans un contexte de tensions extrêmes, alors que le monde, à peine entré dans le troisième mois de l’année 2026, assiste à une escalade militaire menée par Washington. Les actions américaines récentes ont manifestement franchi une ligne rouge pour le Kremlin, qui choisit la voix de Medvedev pour adresser un avertissement direct.
2026 : un début d’année sous haute tension

Pour comprendre la virulence de la réaction russe, il faut revenir sur les événements récents qui ont secoué la planète en ce début d’année 2026. L’administration Trump a d’abord orchestré l’enlèvement du chef de l’État vénézuélien, Nicolas Maduro. Peu après, les États-Unis ont renouvelé leurs frappes de missiles contre l’Iran, confirmant que ces attaques avaient entraîné la mort du Guide suprême iranien.
Face à ces opérations, Donald Trump a affiché une détermination sans faille, déclarant que les États-Unis et leur allié, Israël, pouvaient maintenir ce rythme d’attaques pendant encore plusieurs semaines. Les objectifs américains ont été clairement énoncés : anéantir les missiles et la marine de l’Iran, empêcher le gouvernement iranien de développer l’arme nucléaire et cesser son soutien aux groupes qualifiés de terroristes.
Des mots crus pour une menace nucléaire

Interrogé par l’agence de presse TASS sur la possibilité que la troisième guerre mondiale ait déjà commencé, Dmitri Medvedev a qualifié la politique de Trump de « course démente ». Sa réponse fut précise : « Formellement, non, mais si Trump poursuit sa course démente de changement de régime criminel, elle commencera sans aucun doute. Et n’importe quel événement pourrait en être le déclencheur. N’importe lequel. » Il a également qualifié les États-Unis et leurs alliés engagés dans le conflit avec l’Iran de « cochons » qui « ne veulent pas abandonner leur auge ».
Medvedev, souvent considéré comme le porte-voix des pensées que Poutine préfère ne pas exprimer lui-même, a ensuite été questionné sur l’éventualité que les États-Unis tentent d’éliminer le président russe. Sa réplique fut cinglante : « Il n’existe pas de remède magique contre les actions d’idiots complets et de conneries cliniques, et il ne pourra jamais y en avoir ». Il a ajouté une garantie glaçante : « Il n’y a qu’une seule garantie : les États-Unis craignent la Russie et connaissent le prix d’un conflit nucléaire. Si cela se produit, Hiroshima et Nagasaki ressembleront à un jeu d’enfant dans un bac à sable. »
L’Iran, un allié soutenu du bout des lèvres ?

Malgré cette rhétorique enflammée, les experts estiment qu’un soutien militaire russe direct à l’Iran est peu probable. Pourtant, les liens entre les deux pays sont forts. Téhéran a fourni à Moscou des drones Shahed 136 pour sa guerre en Ukraine, un conflit qui dure maintenant depuis plus de quatre ans, bien loin de l' »opération militaire spéciale » de trois jours initialement annoncée. En retour, la Russie a aidé l’Iran à moderniser son équipement militaire.
Alors, pourquoi Moscou hésiterait-il ? Plusieurs facteurs entrent en jeu. D’après Al Jazeera, la Russie et Israël entretiennent un accord informel de non-agression. De plus, Israël n’appliquant pas les sanctions occidentales, le pays est devenu un refuge pour l’élite moscovite. Une intervention pourrait aussi modifier la position de Donald Trump sur la guerre en Ukraine, où il est resté jusqu’à présent relativement neutre. Enfin, selon Matt Gerken, stratège géopolitique chez BCA Research interrogé par CNBC, l’armée et l’économie russes sont déjà éprouvées par le conflit ukrainien et les sanctions, limitant leur capacité à s’engager sur un nouveau front.
Dmitri Medvedev a par ailleurs estimé que Trump avait « fait une grave erreur » en visant le Guide suprême. « Avec sa décision, il a mis tous les Américains en danger potentiel », a-t-il affirmé, ajoutant : « Plus important encore, le défunt Ayatollah était le père spirituel de près de 300 millions de chiites. Et maintenant, il est aussi un martyr. Vous pouvez imaginer la suite. Et maintenant, il ne fait aucun doute que l’Iran poursuivra la création d’armes nucléaires avec une énergie redoublée. »
Derrière la condamnation, un calcul économique

Officiellement, la Russie a fermement condamné les frappes américano-israéliennes, les qualifiant d' »acte d’agression armée prémédité et non provoqué contre un État membre souverain et indépendant de l’ONU ». Moscou a également mis en garde contre le risque de déclencher une « catastrophe humanitaire, économique et possiblement radiologique » en « plongeant le Moyen-Orient dans un abîme d’escalade incontrôlée ».
Mais en coulisses, ce chaos pourrait servir les intérêts russes. L’instabilité au Moyen-Orient fait grimper les prix du pétrole, une aubaine pour l’économie du Kremlin. Ellen Wald, présidente de Transversal Consulting, a expliqué à CNBC : “Poutine doit être ravi, car tout ce qui fait monter le prix du pétrole est bon pour lui.” Elle ajoute : “Il est tout à fait capable de dire : si vous ne pouvez pas vous procurer de pétrole dans le Golfe, hé, nous avons un excellent approvisionnement.”
Dans ce jeu de pouvoir complexe, d’autres détails émergent. Donald Trump lui-même, interrogé l’année dernière sur une possible tentative d’assassinat à son encontre, avait déclaré que « ce serait une chose terrible à faire pour eux ». Et en cas de décès en cours de mandat, la succession est déjà prévue : ce serait JD Vance qui prendrait les rênes du pouvoir.
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