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L’Art de Léonard de Vinci cache peut-être un secret inattendu : son propre ADN
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une part d’immortalité plus littérale qu’on ne le pense

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Nous aimons tous penser, avec un certain romantisme, que les grands artistes laissent une part d’eux-mêmes dans leurs œuvres. C’est une jolie façon de dire que leur âme survit à travers les siècles, n’est-ce pas ? Pourtant, il semblerait que pour quelques rares élus dotés d’un talent divin, cette affirmation soit à prendre au pied de la lettre. Je ne parle pas ici de métaphore, mais bien de biologie pure et dure.

C’est du moins la théorie audacieuse avancée par des chercheurs travaillant sur le « Leonardo da Vinci DNA Project ». Selon un article récent qui fait grand bruit, ce groupe estime que le maître de la Renaissance, Léonard de Vinci en personne, aurait laissé des traces tangibles de son ADN sur un dessin à la craie intitulé « Holy Child » (l’Enfant Saint). Si l’on en croit leurs recherches, l’homme mortel a peut-être disparu, mais une empreinte génétique subsiste sur le papier, attendant patiemment d’être découverte.

Un projet audacieux et une méthode surprenante

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Alors, comment s’y prend-on pour retrouver la trace d’un homme mort il y a plus de 500 ans ? L’équipe du projet a utilisé une méthode qui nous est devenue familière, peut-être un peu trop, ces dernières années : l’écouvillonnage. C’est exactement le même principe qu’un test COVID ou un kit 23andMe, sauf qu’au lieu de tester votre nez, on frotte délicatement des œuvres d’art inestimables. Enfin, délicatement, je l’espère. Comme l’a souligné IFLScience en rapportant cette potentielle percée, Léonard avait cette habitude bien connue de peindre autant avec ses doigts qu’avec ses pinceaux. Cette particularité rend la présence de matériel organique résiduel non seulement possible, mais même assez probable.

Le « Leonardo da Vinci DNA Project » ne sort pas de nulle part ; ses membres avaient déjà réussi à extraire des échantillons sur six hommes vivants partageant l’ascendance de Léonard. Mais aujourd’hui, ils visent plus haut. Ils pensent que le dessin à la craie « Holy Child » détient la clé pour déverrouiller le génome complet de l’artiste. Pourquoi cet acharnement ? Le but est fascinant : ils espèrent identifier avec certitude l’emplacement de la tombe de l’artiste et, à terme, confirmer la paternité de certaines œuvres non signées qui font encore débat. Pour consolider leurs preuves, ils ne se sont pas contentés du dessin ; ils ont également effectué des prélèvements sur une lettre écrite par l’un des cousins de Léonard, un certain Frosino di ser Giovanni da Vinci.

Une attribution controversée : Le mystère de l’Enfant Saint

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Cependant, tout n’est pas rose dans le petit monde de l’histoire de l’art, et il y a de nombreux « si » dans cette histoire. Plutôt que de risquer un incident diplomatique en essayant d’introduire un coton-tige au Louvre ou à Santa Maria delle Grazie pour toucher aux chefs-d’œuvre, le projet s’est rabattu sur cette œuvre moins connue, « Holy Child ». Et c’est là que le bât blesse pour certains sceptiques. Ce dessin à la craie, représentant une tête d’enfant et mesurant environ cinq pouces sur quatre (soit environ 12 sur 10 cm), aurait été composé entre 1472 et 1476. Mais est-il vraiment de la main du maître ?

L’histoire de ce dessin est rocambolesque. Lorsqu’il a été mis aux enchères dans les années 2000, il était attribué à un tout autre artiste : Annibale Carracci. C’est le marchand d’art et historien Fred Kline qui l’a acquis, convaincu d’avoir déniché un Léonard caché. Dans un livre publié plus tard, il justifie cette intuition par la présence de hachures faites de la main gauche, une signature technique typique de Léonard. Pourtant, tout le monde n’est pas convaincu. Comme le note IFLScience, d’autres experts ont contesté cette conclusion, suggérant qu’il est tout à fait possible que le dessin ait été réalisé par l’un des élèves de Léonard plutôt que par le maître lui-même. Utiliser une œuvre à l’attribution incertaine comme base de référence génétique est, disons, un pari risqué.

La science face à l’histoire : Chromosomes et microbes

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Malgré les doutes, l’équipe a procédé au séquençage des chromosomes Y extraits à la fois du dessin « Holy Child » et de la lettre du cousin Frosino. Le choix du chromosome Y est crucial ici, car c’est la seule voie fiable : Léonard de Vinci n’a laissé aucun descendant direct. Comme le rappelle Biography, il est né hors mariage, fils du respecté notaire florentin Ser Piero et d’une jeune paysanne nommée Caterina. Toute connexion génétique doit donc impérativement passer par la lignée paternelle. Et les résultats ? Eh bien, le projet a découvert que les deux échantillons partagent effectivement un ancêtre commun originaire de Toscane, la région natale de Léonard.

C’est un début encourageant, certes, mais est-ce concluant ? Pas tout à fait. D’autant plus que l’analyse a révélé bien plus que de l’ADN humain. IFLScience précise que les chercheurs ont trouvé un véritable cocktail biologique : des échantillons appartenant à un mélange de champignons, de bactéries, de plantes et de virus. Tout cela s’est accumulé sur le dessin au fil des siècles, créant un « bruit » génétique considérable.

Conclusion : Un portrait organique du temps qui passe

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Au final, que nous reste-t-il ? Même si l’ADN retrouvé sur cette œuvre n’est pas celui de Léonard de Vinci – une possibilité qu’il faut garder en tête –, cette expérience nous offre une perspective vertigineuse. La myriade d’échantillons d’ADN prélevés forme, dans sa totalité, une sorte de portrait organique de l’œuvre elle-même. C’est le témoignage biologique de tout ce qu’un dessin de la Renaissance a pu rencontrer au cours de son long voyage de plusieurs siècles pour arriver jusqu’à nos yeux modernes. Et ça, c’est peut-être aussi poétique que la main du maître elle-même.

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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