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Ce n’est pas un médicament, mais cette gélule connectée pourrait sauver 125 000 vies par an
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un simple oubli aux conséquences parfois dramatiques

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Nous avons tous, à un moment ou un autre, oublié de prendre un cachet. Avec toutes les applications, les rappels sur nos téléphones et ces gadgets modernes censés suivre notre santé, on pourrait croire que c’est de l’histoire ancienne. Et pourtant… la mémoire humaine a ses failles, des « bugs » momentanés, si j’ose dire. Pour la majorité d’entre nous, oublier une pilule n’est qu’un petit désagrément sans gravité.

Mais pour d’autres, c’est une tout autre histoire. Pour les patients qui gèrent un diabète, ceux qui vivent avec des infections chroniques comme la tuberculose ou le VIH, ou pire encore, ceux qui ont subi une greffe d’organe, un simple oubli peut littéralement faire la différence entre une journée normale et une hospitalisation en urgence absolue. C’est terrifiant quand on y pense, non ?

C’est face à ce constat qu’une équipe de chercheurs du MIT, dirigée par l’ingénieur en mécanique Giovanni Traverso, a mis au point quelque chose de bien plus efficace qu’une simple notification sur un écran. Ils ont créé une « pilule intelligente » ingénieuse, capable d’envoyer un signal radiofréquence pour confirmer que le médicament a bien été avalé.

SAFARI : Une technologie inspirée du 19ème siècle

credit : lanature.ca (image IA)

Le dispositif porte un nom qui évoque le voyage, mais c’est un voyage intérieur : SAFARI (pour Smart Adherence via FARaday cage And Resorbable Ingestible). Concrètement, de quoi s’agit-il ? C’est une enveloppe de pilule biodégradable, faite de gélatine ou de cellulose, qui abrite une puce radiofréquence. L’idée est brillante car elle règle un problème massif aux États-Unis : le non-respect des prescriptions médicamenteuses cause environ 125 000 décès évitables et engendre 100 milliards de dollars de coûts supplémentaires chaque année. C’est vertigineux.

Ce qui me fascine personnellement dans cette histoire, c’est le lien avec le passé. Le système repose sur la fameuse « cage de Faraday », inventée par le scientifique anglais Michael Faraday en 1836. Il était sacrément en avance sur son temps, celui-là. Cette structure, utilisée pour protéger les objets des champs électromagnétiques, empêche SAFARI d’émettre le moindre signal tant qu’elle n’est pas ingérée. Une fois avalée, c’est une autre histoire.

La capsule SAFARI contient une puce radiofréquence et une antenne, le tout recouvert d’un revêtement de protection contre les interférences électromagnétiques fait de molybdène. Même la puce métallique est majoritairement composée de feuille de zinc ingérable. C’est pensé pour disparaître.

Comment ça marche une fois avalé ? (Et est-ce sûr ?)

credit : lanature.ca (image IA)

Le fonctionnement est d’une simplicité redoutable. La puce est préchargée avec les informations sur le dosage du médicament. Peu de temps après la prise, l’antenne radiofréquence envoie un signal. Les professionnels de santé peuvent alors utiliser un lecteur externe pour suivre la dose. C’est un filet de sécurité incroyable, surtout pour les patients transplantés qui prennent des immunosuppresseurs : un seul oubli pourrait entraîner le rejet du nouvel organe par le corps. La survie, dans ce cas, deviendrait improbable.

Une fois l’alerte donnée, pas de panique : les composants électroniques se décomposent en toute sécurité dans le fluide gastrique de l’estomac. Pas d’accumulation, pas de blocage. La minuscule puce radiofréquence poursuit son chemin à travers le tractus digestif jusqu’à ce qu’elle quitte naturellement le corps. D’ailleurs, ce système peut non seulement encapsuler des médicaments, mais aussi être intégré directement dans des capsules existantes.

Pour l’instant, SAFARI n’a pas encore été testé sur des humains, mais il l’a été sur des cochons. Pourquoi des cochons ? Parce que leur tractus digestif est celui qui ressemble le plus au nôtre. Et les résultats sont prometteurs. Le dispositif a également été testé dans du fluide gastrique naturel et artificiel pour s’assurer que tout se dissolvait comme prévu. Giovanni Traverso a déclaré dans une étude récemment publiée dans Nature Communications que SAFARI établit un cadre fondamental pour les solutions de surveillance de l’adhésion thérapeutique de nouvelle génération.

Conclusion : Vers un futur sans oubli ?

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Il ne faut pas s’attendre à voir ce dispositif sur les étagères de votre pharmacie de quartier demain matin. Il est avant tout destiné aux patients dont la vie dépend, au sens propre, de la prise de leur traitement. De plus, la fabrication est relativement simple, certains composants étant même imprimables. La capsule peut être imprimée à partir de gélatine ou de HPMC (hydroxypropylméthylcellulose). C’est assez technique, mais ça prouve la flexibilité du projet.

Traverso a des plans ambitieux pour la suite. Comme il l’explique, les travaux en cours visent à confirmer la sécurité pour une utilisation à vie grâce à une modélisation de l’exposition chronique. Il envisage même le développement de systèmes RFID assistés par batterie pour étendre la portée de détection. C’est fascinant de voir comment la technologie peut venir au secours de nos faiblesses humaines, vous ne trouvez pas ?

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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