Canada : Le prix de votre lait et de vos fromages va grimper en février : voici ce qui vous attend
Auteur: Simon Kabbaj
Une nouvelle hausse à l’horizon pour notre panier d’épicerie

On s’en doutait un peu ! Faire son épicerie au Canada risque, encore une fois, de peser un peu plus lourd sur le portefeuille très bientôt. C’est le genre de nouvelle dont on se passerait bien, mais il vaut mieux être prévenu : la Commission canadienne du lait (CCL) a confirmé qu’elle allait augmenter le prix du lait le mois prochain.
Sortez vos calendriers, car c’est à partir du 1er février 2026 que ça se passe. Le prix du lait à la ferme va subir une hausse de 2,3 %. Cette décision ne sort pas de nulle part ; elle fait suite à l’examen annuel des prix du lait à la ferme que la CCL a mené en octobre dernier. Pour en arriver là, ils ont sorti leurs calculatrices pour examiner deux choses principales : combien ça coûte réellement aux producteurs laitiers de faire tourner leur ferme, et bien sûr, l’indice des prix à la consommation (IPC).
Pourquoi cette augmentation ? Les explications de la Commission

C’est toujours la même question qu’on se pose : pourquoi maintenant ? Jennifer Hayes, la présidente de la CCL, a tenté d’apporter des réponses lors de l’annonce en octobre. Elle a expliqué que, même si le taux d’inflation au Canada est resté « à l’intérieur de la fourchette cible » tout au long de l’année 2024, nos producteurs, eux, n’ont pas eu la vie facile.
Ils ont dû faire face à des défis financiers persistants, notamment à cause de la hausse des coûts de l’alimentation animale — et Dieu sait que ça coûte cher de nourrir le bétail — ainsi que des coûts de main-d’œuvre qui ne cessent de grimper. Selon Mme Hayes, cette hausse du prix du lait à la ferme pour 2026 est donc nécessaire pour s’aligner sur l’inflation et pour couvrir l’augmentation réelle des coûts de production du lait. C’est une question d’équilibre, semble-t-il, pour que les fermes puissent continuer à fonctionner.
Concrètement, la CCL précise que cette hausse va se répercuter sur le coût du lait utilisé pour fabriquer tout ce qu’on aime : la crème, le yogourt, le fromage et le beurre, tant pour les détaillants que pour les restaurants. D’ailleurs, petit détail technique fourni par la Commission : une augmentation de 2,4 % (c’est le chiffre qu’ils avancent pour ce calcul spécifique) se traduit par un peu plus de deux cents le litre pour le lait vendu aux transformateurs qui fabriquent ces produits finis.
Quel impact réel sur votre facture à la caisse ?

Alors, la grande question que tout le monde se pose : est-ce qu’on va payer beaucoup plus cher notre litre de lait au supermarché ? Eh bien, la réponse est un peu floue, comme souvent. La Commission note que « l’impact net de ces hausses sur le coût final des produits laitiers est inconnu ». Pourquoi ? Parce qu’il y a plein d’autres intermédiaires qui entrent en jeu une fois que le lait quitte la ferme.
Le prix que nous, consommateurs, payons est aussi influencé par des facteurs qui s’ajoutent tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Pensez aux coûts de main-d’œuvre dans les usines, au transport (l’essence n’est pas donnée !), à la distribution et même à l’emballage. Comme le dit la Commission : « Un changement de prix payé aux agriculteurs pour leur lait ne se traduit pas nécessairement par un changement de prix similaire pour le consommateur. »
Il faut savoir que la régulation du prix du lait fait partie du système de gestion de l’offre, mais — et c’est un grand « mais » — cela ne s’applique qu’au prix que reçoivent les éleveurs. Une fois le lait parti de la ferme, c’est le marché libre. À l’exception du lait de consommation (le lait liquide) dans certaines provinces, le prix de détail des produits laitiers n’est pas réglementé au Canada. C’est l’offre, la demande et tous ces autres facteurs qui décident du prix affiché sur l’étiquette.
Conclusion : Un coup d’œil sur les chiffres passés

Pour mettre tout cela en perspective, regardons un peu en arrière. En 2025, le taux d’inflation pour les produits laitiers était de 2,7 %. C’est un taux assez similaire à celui de la catégorie alimentaire globale, qui avait augmenté de 2,5 %. On reste donc dans des eaux connues, même si on s’en passerait bien.
Rappelons aussi que la dernière fois que la CCL avait augmenté les prix du lait à la ferme, c’était en 2023, avec une hausse de 2,2 %. Bref, cette nouvelle augmentation de février 2026 suit la tendance des dernières années. Il faudra donc probablement ajuster un petit peu notre budget épicerie, encore une fois.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.