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Cancer : La barre des 70 % de survie est franchie, un vrai tournant ?
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une lueur d’espoir dans un paysage souvent sombre

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On a tous, de près ou de loin, ressenti cette boule au ventre face au mot « cancer ». C’est une angoisse sourde, omniprésente dans notre système de santé comme dans nos vies personnelles. Mais pour une fois, l’actualité nous apporte quelque chose de… disons, un peu plus lumineux. C’est la Société américaine du cancer qui a mis ces chiffres sur la table, et ils sont plutôt rassurants : aujourd’hui, sept patients sur dix franchissent le cap des cinq ans après leur diagnostic.

C’est une inflexion majeure. Vraiment. Pour vous donner une idée de l’ampleur du changement, ce taux de survie a été calculé sur la période 2015-2021. Si on jette un coup d’œil dans le rétroviseur, c’est le jour et la nuit. Dans les années 1970, on ne dépassait pas les 49 %. À l’époque, faut bien le dire, le diagnostic laissait peu de place à l’espoir pour une grande majorité des malades. Aujourd’hui, on est sur une tout autre dynamique, un changement radical en un demi-siècle qui redessine complètement le visage de la lutte contre cette pathologie.

La barre des cinq ans : plus qu’un simple chiffre

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Pourquoi on parle tout le temps de ces fameux cinq ans ? En oncologie, c’est un peu le juge de paix. Franchir ce cap, ce n’est pas juste une statistique, c’est le signe que les traitements gagnent en efficacité et que le risque de rechute diminue nettement. On assiste, je crois, à une transformation du cancer qui devient petit à petit une maladie chronique, quelque chose qu’on arrive à maîtriser sur la durée.

Ce qui est bluffant, c’est que les progrès ne concernent pas uniquement les « petits » cancers, si je peux m’exprimer ainsi. Même les formes qu’on redoutait le plus historiquement reculent. Tenez, prenons le myélome : en une génération, le taux de survie à cinq ans a bondi de 32 % à 62 %. C’est énorme. Idem pour le cancer du foie, qui passe de 7 % à 22 %. Et que dire du cancer du poumon ? Les patients bénéficient maintenant de 28 % de survie à cinq ans, alors qu’on était péniblement à 15 % autrefois.

Même les situations qu’on pensait désespérées, les diagnostics tardifs, ne sont plus forcément synonymes d’une issue fatale immédiate. Dans ces cas avancés, la survie avoisine aujourd’hui les 35 %, contre seulement 17 % dans les années 1990. Tout ça, c’est grâce à un mélange d’innovation thérapeutique, de meilleure coordination… et aussi, il ne faut pas l’oublier, à la baisse du tabagisme. Depuis 1991, on estime que près de cinq millions de vies ont été épargnées. Cinq millions. C’est vertigineux.

Attention au revers de la médaille

Bon, après, il ne faut pas non plus crier victoire trop vite ou voir la vie en rose partout. Il y a encore des ombres au tableau. Malgré ces succès indéniables, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. L’accès à la prévention et aux soins reste un problème majeur, un véritable enjeu d’équité. D’ailleurs, certains diagnostics continuent de grimper, je pense notamment aux cancers du sein, de la prostate ou du pancréas, souvent exacerbés par nos modes de vie ou l’environnement.

Et puis, il y a ces disparités sociales qui font mal au cœur. Le rapport pointe du doigt la situation des communautés défavorisées. Prenons l’exemple des Amérindiens aux États-Unis : ils présentent toujours un risque de mortalité sensiblement supérieur. Pourquoi ? Simplement à cause d’un accès limité aux traitements et au suivi médical. C’est la double peine. Les auteurs du rapport tirent aussi la sonnette d’alarme sur le fric… enfin, le financement. Un désengagement financier des pouvoirs publics pourrait stopper net cette belle mécanique, voire inverser la tendance. Ce serait catastrophique de s’arrêter en si bon chemin.

Conclusion : Un effort à maintenir coûte que coûte

credit : lanature.ca (image IA)

Au fond, ces résultats prouvent une chose : la mobilisation collective, ça marche. C’est un travail de longue haleine. Mais pour garder ce cap, il va falloir mettre les bouchées doubles sur la prévention et gommer ces inégalités de santé insupportables. Il faut aussi garantir que l’argent continue d’arriver dans les labos de recherche.

Ce n’est qu’avec une action coordonnée entre les décideurs, les chercheurs et les soignants qu’on pourra stabiliser cette évolution. L’objectif, c’est d’améliorer encore la qualité de vie des patients. Parce que survivre, c’est bien, mais bien vivre, c’est mieux.

Selon la source : passeportsante.net

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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