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Bill Gates réagit aux propos d’Epstein affirmant avoir contracté une IST auprès de ‘jeunes femmes russes‘
Crédit: By European Parliament - Flickr, CC BY 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=169789680

Le retour des fantômes d’Epstein

credit : lanature.ca (image IA)

C’est une histoire qui semble ne jamais vouloir finir. Jeffrey Epstein a beau être décédé, ses archives continuent de faire trembler les puissants. Cette fois, c’est Bill Gates qui se retrouve en première ligne. Le cofondateur de Microsoft, aujourd’hui âgé de 70 ans, a dû monter au créneau pour démentir fermement des allégations qu’il qualifie d’« absolument absurdes et complètement fausses ». De quoi parle-t-on ? De notes laissées par le criminel sexuel suggérant que Bill Gates aurait contracté une maladie sexuellement transmissible (MST) auprès de « filles russes ».

L’affaire a refait surface suite à une sollicitation de Newsweek auprès de la Fondation Bill et Melinda Gates. La réponse de l’équipe du milliardaire ne s’est pas fait attendre : ces histoires sont des inventions pures et simples, nées de l’esprit d’un homme frustré.

Des brouillons d’emails jamais envoyés ?

Pour bien comprendre, il faut plonger le nez dans les dossiers. Les documents incriminés sont en réalité deux brouillons d’emails datés du 18 juillet 2013. Le détail qui tue ? Ils ont été rédigés depuis l’adresse email d’Epstein… vers son propre compte. Rien n’indique qu’ils aient jamais été envoyés, ni que Bill Gates les ait reçus. D’ailleurs, aucune adresse email appartenant à Gates n’apparaît dans ces échanges, et les messages ne sont pas signés.

Le contenu est pourtant gratiné. L’un de ces brouillons prend la forme d’une lettre de démission de la Fondation Bill & Melinda Gates, affirmant que des médicaments avaient été procurés pour gérer « les conséquences de relations sexuelles avec des filles russes ». L’autre commence par un familier « Cher Bill » et accuse le philanthrope d’avoir mis fin à leur amitié, tout en répétant ces allégations scabreuses sur une infection dissimulée, y compris à sa femme de l’époque, Melinda.

Pour le porte-parole de Gates, qui s’est exprimé notamment auprès de la BBC, l’explication est simple : ces écrits viennent d’un « menteur avéré et mécontent ». Ils ne refléteraient que la frustration d’Epstein de ne pas avoir réussi à maintenir une relation avec Gates, illustrant « jusqu’où il était prêt à aller pour piéger et diffamer ».

Une avalanche de documents sans précédent

credit : lanature.ca (image IA)

Il faut remettre ces révélations dans leur contexte : c’est une véritable marée de papier qui vient de s’abattre sur le public. Le ministère de la Justice américain (DOJ) a mis en ligne plus de trois millions de pages, 180 000 images et 2 000 vidéos liées à l’enquête Epstein. C’est la plus grande publication gouvernementale de ce type, rendue obligatoire par une loi sur la transparence votée l’an dernier.

Mais attention, quantité ne veut pas dire vérité. Comme le précise le DOJ, ces archives contiennent tout ce qui a été envoyé au FBI par le public, y compris des documents potentiellement faux ou sensationnalistes. Par exemple, certains documents contiennent des accusations infondées contre le président Trump, soumises juste avant l’élection de 2020. Le ministère a été clair : si ces allégations avaient eu « la moindre crédibilité », elles auraient déjà été utilisées politiquement.

Côté vie privée, des précautions ont été prises. Les images pornographiques ont été caviardées et toutes les femmes y figurant ont été traitées comme des victimes. En revanche, pas de filtre pour les personnalités politiques ou notables : leurs noms apparaissent en toutes lettres. Todd Blanche, le procureur général adjoint, a souligné que cette publication marquait la fin d’un processus d’examen très complet pour assurer la transparence envers le peuple américain.

Et maintenant ? Des questions en suspens

Si cette déferlante d’informations est massive, elle ne satisfait pas tout le monde. Au total, la production atteint près de 3,5 millions de pages. Mais c’est là que le bât blesse pour certains observateurs : plus de six millions de pages avaient été identifiées au départ. Où est passé le reste ?

C’est la question que pose Ro Khanna, représentant démocrate de Californie. Il s’interroge ouvertement : « Cela soulève des questions sur la raison pour laquelle le reste est retenu. » Cette différence de volume pourrait bien annoncer de futures batailles au Congrès pour comprendre ce qui se cache encore dans les zones d’ombre de l’affaire Epstein.

Selon la source : newsweek.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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