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La Russie développe un moteur à plasma pour envoyer des humains sur Mars en 30 jours
Crédit: lanature.ca (image IA)

Adieu les vieux moteurs chimiques

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Vous avez déjà imaginé faire le voyage vers Mars ? Avec nos technologies actuelles, c’est un périple de longue haleine : comptez environ huit mois, et encore, c’est une moyenne lorsque la Planète rouge est au plus près de la Terre. Mais une nouvelle page de l’histoire spatiale est en train de s’écrire, et elle promet d’aller beaucoup, beaucoup plus vite. Oubliez les fusées chimiques qui ont ouvert la voie ; l’avenir appartient à la propulsion plasma. Concrètement, comment ça marche ? Ces moteurs, souvent appelés magnétoplasmiques, créent une poussée en ionisant un propulseur puis en l’accélérant grâce à un champ magnétique.

La NASA a bien senti le vent tourner et a déjà investi massivement dans ces concepts. Elle soutient notamment le « Pulse Plasma Rocket » (via son programme de concepts avancés) et le moteur magnétoplasmique à impulsion spécifique variable, développé par la société Ad Astra Rocket Company au Texas. Le résultat ? Là où nous mettons huit mois aujourd’hui, ces projets américains visent un aller simple en 45 à 60 jours. C’est un peu comme si l’on racontait l’existence de l’avion à réaction à quelqu’un qui vient de traverser l’Atlantique en bateau.

La Russie veut aller encore plus vite

C’est ici que la compétition s’emballe. En février 2025, l’Institut Troitsk de Rosatom, une société d’État russe basée à Moscou, a dévoilé son propre accélérateur magnétoplasmique. Rosatom, qui est habituellement spécialisée dans l’énergie nucléaire, les ordinateurs quantiques ou les éoliennes, vient jouer les trouble-fêtes avec une promesse audacieuse : rallier Mars en seulement 30 jours.

Sur le papier, les chiffres donnent le tournis. Ce nouveau moteur offrirait une impulsion spécifique (l’accélération des particules d’hydrogène) allant jusqu’à 100 kilomètres par seconde, pour une puissance de sortie de 300 kilowatts. Rosatom n’hésite pas à qualifier cette technologie de « sans égal ». Pour vous donner un ordre d’idée, l’Indian Defence Review rapporte que pour les autres types de moteurs, cette vitesse oscille plus couramment entre 30 et 50 kilomètres par seconde. Les officiels russes affichent clairement leur ambition : ils veulent une version du moteur prête pour le vol d’ici 2030.

Course technologique ou effet d’annonce ?

credit : lanature.ca (image IA)

Bon, il faut garder la tête froide. Annoncer une date de lancement pour 2030 est un pari risqué, surtout quand on connaît les difficultés actuelles de l’industrie spatiale russe. Igor Maltsev, le patron de RSC Energia (l’un des plus grands fabricants de vaisseaux spatiaux du pays), a d’ailleurs jeté un froid durant l’été 2025. Avec une franchise rare, il a déclaré qu’ils devaient « arrêter de se mentir à eux-mêmes et aux autres sur l’état des lieux ». Cette course au plasma ne se limite pourtant pas à un duel Russie-USA. La Chine est aussi sur les rangs : l’Institut de propulsion aérospatiale de Xi’an affirme avoir développé un propulseur à plasma magnétique à haute poussée, et l’Université de Wuhan étudie même, depuis octobre, comment adapter cette technologie aux moteurs d’avions.

Alors, le projet russe n’est-il qu’un effet d’annonce technologique de plus, ce qu’on appelle du « vaporware » ? C’est possible. Mais peu importe qui franchira la ligne d’arrivée en premier, une chose est sûre : que ce soit en 30 ou 60 jours, le prochain grand chapitre de l’exploration humaine se fera à la vitesse du plasma.

Selon la source : popularmechanics.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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