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Ce cancer du cerveau est incurable, mais des scientifiques viennent de trouver comment l’éliminer
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une course contre la montre face à une maladie impitoyable

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C’est une nouvelle qui pourrait bien changer la donne, enfin, on l’espère de tout cœur. Vous avez probablement déjà entendu parler du glioblastome. C’est le type de cancer du cerveau le plus courant, mais aussi, malheureusement, le plus agressif. Pour le dire franchement, c’est une maladie dévastatrice qui reste, à ce jour, incurable.

Les chiffres font froid dans le dos, et je m’excuse de commencer par là, mais il faut comprendre l’ampleur du problème. Rien qu’aux États-Unis, plus de 14 000 personnes recevront ce diagnostic chaque année. Et le pronostic ? Il est sombre, terriblement sombre. Chaque nouveau patient diagnostiqué ne vivra, en moyenne, que 12 à 18 mois supplémentaires. Sans aucun traitement ? Ce délai peut être bien plus court. Pour vous donner une idée de la gravité de la chose, sachez que seulement une personne sur 20 (soit 5 %) sera encore en vie après cinq ans.

Hui Li, un chercheur passionné du département de pathologie de l’École de médecine de l’Université de Virginie, a résumé la situation avec une honnêteté brutale dans une déclaration cette semaine : « Le glioblastome est une maladie dévastatrice. Il n’existe essentiellement aucune thérapie efficace ». C’est dur à entendre, n’est-ce pas ? Mais c’est justement là que cette nouvelle découverte intervient comme une bouffée d’oxygène.

La découverte : viser le « talon d’Achille » du cancer

credit : lanature.ca (image IA)

Tout a commencé, ou du moins une étape cruciale a été franchie, en 2020. Le Dr Hui Li et ses collègues avaient alors identifié ce qu’on appelle un « oncogène ». Pour faire simple, c’est un peu le gène qui déclenche ou favorise le développement de ce cancer. À l’époque, Li avait eu cette phrase marquante : « Le nouvel oncogène que nous avons découvert promet d’être un talon d’Achille du glioblastome ». L’idée était séduisante : si on arrive à cibler ce point faible, on pourrait potentiellement traiter la maladie.

Eh bien, aujourd’hui, son équipe annonce avoir franchi l’étape suivante, et quelle étape ! Ils ont identifié une molécule spécifique capable de bloquer l’activité de cet oncogène. Ce n’est pas de la magie, c’est de la science pure et dure. Lors d’études menées sur des souris, cette molécule a réussi à détruire les cellules du glioblastome sans affecter les tissus sains environnants. C’est le Graal de la cancérologie : tuer le mauvais, épargner le bon.

Comme l’explique Hui Li : « Ce qui est nouveau ici, c’est que nous ciblons une protéine dont les cellules [du glioblastome] dépendent uniquement ». Il ajoute d’ailleurs, et c’est important de le noter, que cette voie n’avait, à leur connaissance, jamais été exploitée thérapeutiquement auparavant. On parle donc d’une approche totalement inédite, utilisant une petite molécule avec une activité claire « in vivo » (dans le vivant).

Une pilule miracle ? Les défis et les promesses

Alors, qu’est-ce que cela signifie concrètement pour l’avenir ? En principe, du moins, cette découverte semble presque miraculeuse. Pourquoi ? Parce que cette fameuse molécule a un super-pouvoir : elle est capable de franchir la barrière hémato-encéphalique. C’est souvent là que le bât blesse avec les traitements du cerveau ; cette barrière agit comme un mur infranchissable pour beaucoup de médicaments. Mais pas pour celle-ci. Une fois entrée, elle ne détruit apparemment que les cellules nocives.

Si tout se passe comme prévu — et je dis bien « si », car il faut rester prudent — le traitement pourrait même être pris sous la forme d’une simple pilule. Imaginez le soulagement pour les patients par rapport aux traitements lourds actuels. Cependant, ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Ce n’est pas un produit fini. Loin de là. Avant que ce nouveau composé ne devienne un médicament disponible en pharmacie, il va devoir passer par une batterie de tests et d’essais cliniques rigoureux. Il faut encore l’étudier théoriquement pour comprendre comment l’exploiter au mieux.

Le Dr Li insiste sur l’urgence de la situation : « Les patients [atteints de glioblastome] ont désespérément besoin de meilleures options ». Il a raison, n’est-ce pas ? La thérapie standard n’a pas fondamentalement changé depuis des décennies, et comme il le dit si bien, la survie reste « lugubre ». Leur objectif est clair : « apporter un mécanisme d’action entièrement nouveau à la clinique », un mécanisme qui vise une vulnérabilité centrale de la biologie de ce cancer.

Conclusion : Un pas de géant pour la recherche

credit : lanature.ca (image IA)

Pour conclure, même si la route est encore longue, cette étude publiée dans la revue prestigieuse Science Translational Medicine nous donne le droit d’espérer. La science avance, parfois à petits pas, parfois par bonds de géant. Ici, on a l’impression d’assister à quelque chose de grand.

Espérons que les essais futurs confirmeront ces résultats prometteurs obtenus sur les souris et que, dans quelques années, ce diagnostic effrayant ne sera plus synonyme d’une condamnation quasi immédiate. C’est tout le mal qu’on souhaite à la médecine moderne.

Selon la source : iflscience.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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