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Un expert révèle les signes de démence souvent ignorés chez les jeunes de 20 ans
Crédit: University College London

Quand l’impensable frappe la jeunesse

dailymailuk / instagram

On a tous cette image en tête, un peu cliché je l’avoue, de la démence ou d’Alzheimer comme étant des maladies réservées exclusivement à nos aînés, généralement ceux qui ont plus de 65 ans. Pourtant, la réalité médicale est parfois bien plus cruelle et imprévisible. Callum Jones nous rapporte des faits qui font froid dans le dos : ces maladies touchent aussi la jeunesse, et parfois brutalement.

Le mois dernier, l’histoire tragique du Britannique Andre Yarham a bouleversé bien du monde. Diagnostiqué avec une forme rare de démence à seulement 22 ans. C’est à peine l’âge où l’on commence sa vie d’adulte. Malheureusement, Andre nous a quittés récemment, à l’âge de 24 ans, emporté par une démence frontotemporale dévastatrice. C’est terrifiant, il n’y a pas d’autres mots. Tout patient diagnostiqué avant 65 ans souffre de ce qu’on appelle une forme à « début précoce » (early-onset), les symptômes peuvent être très différents de ceux que l’on observe chez les personnes âgées.

Pour y voir plus clair, on se tourne vers le Dr Nick Fox. C’est un expert de premier plan dans le domaine des débuts précoces. Cela fait 30 ans qu’il traite des patients atteints de ces pathologies, son plus jeune patient n’avait que 23 ans. Dans un témoignage à la première personne pour The Telegraph, il a détaillé ces signaux d’alarme qu’on rate presque toujours, simplement parce qu’on ne pense pas à chercher la maladie chez quelqu’un de si jeune.

Motivation en berne et changements de personnalité étranges

lanature.ca (image IA)

Alors, quels sont ces signes ? Le premier est assez sournois. Il s’agit du manque de motivation. Bon, on est d’accord, ça nous arrive à tous d’avoir des périodes de mou, de ne rien vouloir faire… c’est humain. Mais là, le Dr Fox parle d’autre chose. Ça devient préoccupant quand cet état s’installe sur de longues périodes sans raison apparente.

Fox explique ça très bien : « Nos lobes frontaux sont importants pour la motivation, donc les personnes atteintes de démence frontotemporale (DFT) peuvent tout simplement ne rien vouloir faire du tout, même si quelqu’un d’autre organise tout pour elles. » C’est comme si le moteur était cassé. Pour ceux qui ont un Alzheimer précoce, ils peuvent perdre tout leur entrain, ce fameux « get up and go », et sombrer dans une apathie totale. C’est triste à voir.

Ensuite, il y a les changements de personnalité. C’est peut-être le signe le plus flagrant pour les proches, même si, bizarrement, on ne s’attend pas à ce qu’une tenue vestimentaire soit un symptôme médical. Et pourtant… Le Dr Fox raconte que quelqu’un pourrait soudainement se mettre à porter des vêtements inhabituellement vifs. C’est curieux, non ? Ou alors, ils développent des routines ultra-rigides, deviennent obsédés par certains aliments, activités ou émissions de télévision. L’expert mentionne aussi que d’autres peuvent se mettre à manger excessivement des aliments sucrés. Un changement d’habitudes alimentaires soudain comme celui-là, ça doit mettre la puce à l’oreille.

Le signe le plus douloureux : la perte d’empathie

lanature.ca (image IA)

On arrive ici sur le terrain le plus difficile émotionnellement, je trouve. Certains diront que des gens sans empathie, ça court les rues, et ils n’ont pas tort… mais ici, on parle d’une rupture brutale. Si un individu oublie soudainement de prendre en compte les pensées et les sentiments des autres, alors qu’il était attentionné avant, cela pourrait être un signe de démence.

Dans son article pour The Telegraph, Fox précise que les personnes atteintes de démence précoce peuvent littéralement perdre la capacité de lire les émotions d’autrui. C’est une déconnexion totale. Le médecin a partagé une histoire qui m’a particulièrement marqué… c’est dur à lire. Il raconte : « Une femme m’a dit qu’elle avait tellement de mal à supporter de devenir aidante dans la trentaine qu’elle s’était assise sur le sol de la cuisine en sanglotant. Son partenaire, autrefois très attentionné, l’a simplement enjambée pour atteindre la machine à laver. »

Vous imaginez la scène ? C’est glaçant. L’expert ajoute que cette perte de contrôle de soi et l’incapacité à comprendre les conséquences de ses actes sont d’autres marqueurs importants. Ce n’est pas de la méchanceté, c’est la maladie qui efface les codes sociaux et affectifs.

Conclusion : Rester vigilant face à l’incompréhensible

C’est beaucoup d’informations à digérer, je sais. Penser que des vies peuvent basculer si tôt, ça remet les idées en place. Ces symptômes décrits par le Dr Fox — l’apathie, les obsessions, la froideur apparente — sont souvent mal interprétés par l’entourage qui pense à une dépression ou à une crise existentielle.

Il est crucial de garder l’esprit ouvert et vigilant. Si vous observez ces changements radicaux chez un jeune proche, ce n’est peut-être pas juste « une phase ». Comme nous l’a montré l’histoire d’Andre et l’expérience du Dr Fox, la vigilance peut permettre de mettre des mots sur l’incompréhensible, même si le diagnostic reste une épreuve terrible.

Selon la source : telegraph.co.uk

Créé par des humains, assisté par IA.

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