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Sondage choc : 72% des Québécois veulent un nouveau gouvernement
Crédit: Side-by-side fusion: "Paul.St-Pierre.Plamondon.jpg" by UnPingouin licensed under CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons + "A9306522-Modifier-30 (cropped).jpg" by Amélie Caron licensed under CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons

Un désir de changement massif et durable

Le message est clair et il résonne depuis plus de deux ans dans le paysage politique québécois. Sauf revirement spectaculaire d’ici les élections prévues pour le 5 octobre prochain, une large majorité de citoyens souhaite voir un nouveau parti prendre les rênes du pouvoir. Le désamour envers la Coalition Avenir Québec (CAQ) semble profondément ancré.

Un récent sondage mené par Léger pour Le Journal et TVA vient mettre des chiffres sur ce sentiment diffus. Peu importe qui se trouve à la tête du parti au pouvoir, l’électorat semble avoir tourné la page. Le constat est sans appel : une proportion massive de 72 % des personnes interrogées exprime le souhait d’un changement de gouvernement.

Le Parti Québécois en tête, malgré un léger recul

Dans cette dynamique de redistribution des cartes, le Parti Québécois (PQ) de Paul St-Pierre Plamondon tire son épingle du jeu. Bien qu’il ait, selon les termes de l’analyse, « perdu des plumes », il conserve sa position de meneur auprès d’un électorat clé. Le parti souverainiste recueille en effet 39 % des appuis chez les électeurs francophones.

Pendant ce temps, le Parti libéral du Québec (PLQ) montre des signes de vitalité renouvelée. Sous l’impulsion de son nouveau chef, Charles Milliard, la formation politique reprend du tonus. Elle atteint désormais 30 % des intentions de vote à travers l’ensemble du Québec, un score qui se chiffre à 19 % au sein de l’électorat francophone.

La CAQ doublée par les conservateurs

La situation est particulièrement délicate pour la Coalition Avenir Québec. Le parti gouvernemental se voit non seulement devancé par le PQ et le PLQ, mais également par le Parti conservateur d’Éric Duhaime. Avec 15 % des intentions de vote, les conservateurs s’installent devant la CAQ.

Ce chiffre est révélateur. Il témoigne du fait que la volonté de changement ne se limite pas aux électeurs souverainistes ou fédéralistes traditionnels. Elle s’exprime aussi fortement sur le flanc droit de l’échiquier politique, où la CAQ avait pourtant réussi à s’imposer par le passé.

Changer de gouvernement, oui. Changer de pays, non.

Cette soif de changement politique a cependant une limite claire : elle ne s’étend pas au statut constitutionnel du Québec. Si un référendum sur la souveraineté avait lieu aujourd’hui, le résultat serait sans équivoque. Une majorité écrasante de 71 % des électeurs voterait « Non ».

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette position. Le contexte international est marqué par une forte instabilité, avec des figures comme Trump et la menace de guerre commerciale. Sur la scène nationale, la popularité de personnalités comme Mark Carney, l’inflation persistante et la crise du logement sont autant de préoccupations concrètes qui pèsent dans la balance.

Conscient de ce climat, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a d’ailleurs récemment pris la parole pour affirmer qu’il comprenait les inquiétudes « légitimes » des Québécois face à cette période incertaine, tant sur le plan politique qu’économique.

Une campagne qui s’annonce corsée

La dynamique politique québécoise apparaît donc particulièrement mouvante, à une exception près : la position de la CAQ, qui semble cristalliser le mécontentement. Dans ce contexte, la tâche s’annonce ardue pour la candidate à la chefferie du parti, Christine Fréchette. Elle répète qu’elle « incarne le renouveau », mais en tant que ministre vedette du gouvernement de François Legault, elle représente pour l’instant une continuité dont les Québécois ne semblent plus vouloir.

Pour le Parti Québécois comme pour le Parti libéral, cette double aspiration des électeurs – changer de gouvernement, mais pas de pays – constitue une donnée majeure. C’est l’équation qu’il faudra résoudre en vue d’une campagne électorale qui s’annonce d’ores et déjà corsée. Le sujet, nous dit-on, sera analysé plus en détail vendredi.

Selon la source : journaldemontreal.com

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