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Changement d’heure : ce risque insoupçonné pour la santé de nos aînés
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une heure de moins, des risques en plus

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C’est un rituel bien connu des Québécois. Dans la nuit du 7 au 8 mars, les aiguilles feront un bond en avant, nous faisant perdre une heure de sommeil. Mais derrière ce simple ajustement se cache une réalité plus préoccupante, particulièrement pour les seniors. Selon l’astronome Pierre Chastenay, ce changement n’est pas anodin et pourrait avoir « un impact sur leur santé ».

S’exprimant au micro d’Isabelle Maréchal lors d’une entrevue diffusée simultanément sur les ondes de QUB radio et télé, ainsi qu’au 99,5 FM à Montréal ce vendredi, le professeur de didactique des sciences à l’UQAM a tenu à alerter sur les conséquences de cette transition. Le passage à l’heure d’été, loin d’être une simple formalité, perturbe les organismes les plus vulnérables de manière tangible.

Alertes cardiaques et dangers sur la route

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Les effets sur la santé sont loin d’être théoriques. Pierre Chastenay rapporte des observations précises et inquiétantes. « Ça a un impact sur la santé, entre autres, on a remarqué qu’il y avait plus d’infarctus et de problèmes cardiaques chez les personnes plus âgées », explique-t-il. Les personnes dont le cycle circadien — notre horloge biologique interne — est déjà plus fragile sont les premières exposées à ces dérèglements.

Le danger ne se limite pas à la sphère cardiovasculaire. Les jours qui suivent le changement d’heure, que ce soit au printemps ou à l’automne, sont statistiquement plus accidentogènes. « On sait aussi qu’il y plus d’accidents de la route durant les jours qui suivent le changement d’heure », affirme l’astronome. La fatigue et la désynchronisation de l’organisme semblent avoir des conséquences directes sur la vigilance de tous les usagers de la route.

Une tradition aux origines dépassées

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Pourquoi continuons-nous à nous imposer cette transition deux fois par an ? La mesure a été introduite pour la première fois après la Première Guerre mondiale avant d’être instaurée au Québec en 1940. Les objectifs étaient alors purement pragmatiques : économiser l’énergie et surtout accroître la production industrielle en profitant au maximum de la lumière naturelle.

Cependant, ces arguments sont-ils toujours valables aujourd’hui ? Pour Pierre Chastenay, la réponse est claire. « Avec cet ensoleillement ou cette lumière supplémentaire, on économisait sur les coûts de chauffage et les coûts d’éclairage », rappelle-t-il. Avant d’ajouter : « Un siècle plus tard, ces raisons-là ne tiennent plus du tout. » Le contexte énergétique et industriel a radicalement changé, rendant la justification initiale obsolète.

Le dilemme : le désir du public face à la sécurité des enfants

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Le débat est vif au sein de la société québécoise, où l’ensoleillement hivernal se limite à environ huit heures par jour. Une consultation publique menée à l’automne 2024 a révélé un consensus massif : 91 % des Québécois souhaitent en finir définitivement avec le changement d’heure. Mais quelle heure choisir ? Garder l’heure d’hiver ou l’heure d’été ?

La solution la plus populaire, celle de conserver l’heure d’été à l’année, soulève une difficulté majeure. Si cette option était adoptée, les jeunes enfants seraient contraints de se rendre à l’école dans l’obscurité totale pendant une partie de l’hiver. Un scénario qui inquiète profondément Pierre Chastenay et de nombreux parents.

Quelle est la meilleure heure pour le Québec ?

credit : lanature.ca (image IA)

La question de la meilleure configuration temporelle pour profiter au maximum des huit heures de soleil quotidiennes en hiver reste donc entière. Faut-il privilégier le bien-être général et la santé des plus fragiles, ou la sécurité des écoliers sur le chemin de la classe ? Le choix n’est pas simple et comporte des implications importantes pour le quotidien de tous.

L’astronome résume parfaitement l’enjeu avec une question qui laisse songeur. « Alors les enfants qui vont à l’école, qui doivent traverser des intersections, Dieu sait que dans les grandes villes, il y a des enjeux très importants autour de ça. Qu’est-ce qui va arriver avec tout ça ? » Une interrogation qui met en lumière toute la complexité d’un débat loin d’être réglé.

Selon la source : tvanouvelles.ca

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