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L’Iran réagit après un nouvel ultimatum de Donald Trump et ses menaces contre le pays
Crédit: The Trump White House, Wikimedia Commons (Public domain)

Un ultimatum rejeté et des menaces de destruction

lanature.ca (image IA)

La tension entre Washington et Téhéran atteint un nouveau sommet. L’Iran a officiellement rejeté l’ultimatum posé par Donald Trump concernant la conclusion d’un accord, après que ce dernier a menacé de « faire sauter le reste de leur pays, leurs dirigeants y compris ».

Cette escalade verbale fait suite à une décision unilatérale du président américain : prolonger un délai de négociation de deux semaines initialement fixé entre les deux nations. Un revirement notable, puisque Donald Trump avait lui-même affirmé ne pas vouloir « être pressé de conclure un mauvais accord ».

La prolongation du cessez-le-feu selon Donald Trump

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The Trump White House, Wikimedia Commons (Public domain)

Ce délai initial de deux semaines avait été instauré grâce à une médiation du Pakistan, intervenant alors que Donald Trump avait publié sur le réseau social Truth Social qu' »une civilisation entière mourra ce soir ». Aujourd’hui, le ton a changé, mais la pression demeure. Dans une nouvelle annonce, l’ancien président a confirmé la prolongation du délai, tout en précisant qu’il s’attendait pourtant « à bombarder ».

Dans une déclaration écrite, il détaille sa position : « Étant donné que le gouvernement iranien est sérieusement fracturé, ce qui n’est pas inattendu, et à la demande du Maréchal Asim Munir et du Premier ministre Shehbaz Sharif, du Pakistan, il nous a été demandé de suspendre notre attaque contre le pays d’Iran jusqu’à ce que leurs dirigeants et représentants puissent présenter une proposition unifiée ».

Il conclut en fixant les nouvelles conditions : « J’ai donc ordonné à nos militaires de maintenir le blocus et, à tous autres égards, de rester prêts et capables, et je prolongerai donc le cessez-le-feu jusqu’à ce que leur proposition soit soumise et que les discussions soient conclues, d’une manière ou d’une autre ».

La réponse iranienne : un « stratagème » pour une frappe surprise ?

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La réaction de l’Iran ne s’est pas fait attendre. Téhéran a fait savoir qu’il ne céderait pas à ce que le pouvoir qualifie de menaces « impotentes et nerveuses » de la part de Donald Trump. Le ton est à la méfiance et au défi. Mohammad Bagher Ghalibaf, président du parlement iranien et l’un des principaux négociateurs, a fermement condamné cette prolongation.

Par la voix de son conseiller principal, Mahdi Mohammadi, il a qualifié la manœuvre de « stratagème pour gagner du temps en vue d’une frappe surprise ». La déclaration officielle va plus loin, affirmant que « le temps pour l’Iran de prendre l’initiative est venu ».

Sur les réseaux sociaux, Mahdi Mohammadi a précisé la pensée iranienne : « La prolongation du cessez-le-feu de Trump ne signifie rien. La partie perdante ne peut pas dicter les conditions. Le maintien du siège n’est pas différent d’un bombardement et doit recevoir une réponse militaire. De plus, la prolongation du cessez-le-feu de Trump est certainement un stratagème pour gagner du temps en vue d’une frappe surprise. Le temps pour l’Iran de prendre l’initiative est venu ».

Le détroit d’Hormuz, un enjeu stratégique au cœur de la crise

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Au-delà des déclarations, le véritable point de friction reste la crise autour du détroit d’Hormuz. Ce passage maritime étroit, situé entre la côte sud de l’Iran et les Émirats arabes unis, est d’une importance capitale : environ 20 % du transport mondial de pétrole y transite. La situation s’est envenimée lorsque l’Iran a décidé de fermer ce détroit stratégique.

La réplique américaine, menée par Donald Trump, a été la mise en place d’un blocus naval. Depuis, l’Iran a posé une condition sine qua non à l’ouverture de toute négociation : la levée de ce blocus américain. Une demande que Donald Trump balaye d’un revers de main sur les réseaux sociaux.

« Ils disent seulement qu’ils le veulent fermé parce que je l’ai totalement BLOQUÉ (FERMÉ !), donc ils veulent simplement ‘sauver la face' », a-t-il posté. « Des gens m’ont approché il y a quatre jours, en disant : ‘Monsieur, l’Iran veut ouvrir le détroit, immédiatement’. Mais si nous faisons cela, il ne pourra jamais y avoir d’accord avec l’Iran, à moins que nous ne fassions sauter le reste de leur pays, leurs dirigeants y compris ! »

Pression économique et accusations financières

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La stratégie de Donald Trump ne se limite pas à la pression militaire. Il y ajoute une dimension économique, affirmant que le blocus inflige de lourdes pertes à l’Iran. Selon lui, le pays perdrait 500 millions de dollars par jour à cause de la fermeture du détroit d’Hormuz.

Pour appuyer ses dires et suggérer une fragilité interne du régime iranien, il a également affirmé que « l’armée et la police [iraniennes] se plaignent de ne pas être payées ». Ces déclarations visent à dépeindre un pays aux abois, fragilisé économiquement et socialement par les mesures de rétorsion américaines.

Selon la source : unilad.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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