Des scientifiques liés aux programmes nucléaires et aux OVNI meurent mystérieusement : tous les cas recensés
Auteur: Simon Kabbaj
Une liste de noms qui remonte jusqu’au Bureau Ovale
Depuis trois ans, un phénomène étrange et silencieux s’observe aux États-Unis. Une liste de scientifiques, de chercheurs et de militaires liés aux programmes les plus sensibles du pays ne cesse de s’allonger. Certains ont disparu sans laisser de trace. D’autres ont été retrouvés morts. Les circonstances de ces drames vont de l’incompréhensible au tragique.
Pour l’heure, aucune autorité officielle n’a établi de lien formel entre ces affaires. Pourtant, le simple poids des noms accumulés a fait passer le sujet des forums sur les réseaux sociaux jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir, y compris le Bureau Ovale. L’histoire n’a pas commencé comme un événement national. Elle s’est construite lentement, cas par cas, chaque drame étant rapporté localement ou de manière fragmentée, jusqu’à ce que la répétition des noms dessine un schéma impossible à ignorer.
Parmi les personnes concernées, certaines travaillaient sur des engins spatiaux. D’autres avaient consacré leur carrière à l’étude des réactions nucléaires, de la propulsion des fusées ou des technologies de pointe en aérospatiale. Quelques-uns avaient même des liens, même brefs, avec la recherche sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN). C’est ce dernier détail qui a particulièrement électrisé un pays déjà fasciné par ce que son gouvernement sait, ou ne sait pas, sur ce qui vole dans son ciel.
De la théorie du complot à l’enquête fédérale

Tout a commencé en 2026, lorsqu’une théorie du complot a émergé sur les réseaux sociaux. Elle suggérait que les morts ou les disparitions de plusieurs personnes, décrites comme des scientifiques liés à des recherches classifiées, étaient connectées à des connaissances secrètes sur les ovnis, des projets énergétiques avancés et la science des matériaux. La spéculation a pris de l’ampleur après la disparition en février 2026 de William Neil McCasland, un ancien major général de l’US Air Force.
Le 15 avril, lors d’un point presse, le journaliste de Fox News Peter Doocy a interpellé la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt. Il a demandé si les cas de scientifiques disparus ou décédés étaient liés. « Il y a maintenant 10 scientifiques américains qui ont soit disparu, soit sont morts depuis la mi-2024. Ils auraient tous eu accès à du matériel nucléaire ou aérospatial classifié », a-t-il déclaré. Karoline Leavitt a promis de se renseigner. Le lendemain, le journaliste a posé la question directement au président Donald Trump, qui a répondu qu’il sortait « juste d’une réunion » sur le sujet. Le 17 avril, la Maison-Blanche annonçait le lancement d’une enquête, suivie le 20 avril par la commission de surveillance de la Chambre des représentants.
« La Maison-Blanche travaille activement avec toutes les agences compétentes et le FBI pour examiner de manière globale tous les cas et identifier les points communs potentiels », a publié Karoline Leavitt sur X. « Aucune piste ne sera négligée dans cet effort, et la Maison-Blanche fournira des mises à jour dès que nous en aurons ». De son côté, le président Trump a promis d’enquêter, déclarant aux journalistes : « J’espère que c’est le hasard, mais nous le saurons d’ici une semaine et demie ». CNN a rapporté que le FBI dirigeait les efforts pour trouver des liens, en collaboration avec les départements de l’Énergie et de la Défense, ainsi que les forces de l’ordre locales et étatiques.
Amy Eskridge, 34 ans – Décédée en 2022
La liste, telle qu’elle est aujourd’hui compilée, commence avant même que l’attention du public ne soit captée. Amy Eskridge, 34 ans, était impliquée dans des recherches approfondies sur la technologie anti-gravité, les ovnis et la vie extraterrestre. Elle est décédée en 2022 à son domicile de Huntsville, en Alabama, d’une blessure par balle auto-infligée à la tête. Sa mort a été classée comme un suicide et aucune information publique n’a été divulguée.
Avant sa mort, Amy Eskridge avait fondé une société de recherche, l’Institute for Exotic Science, afin de créer, selon ses propres mots, une « personnalité publique pour divulguer la technologie anti-gravité ». Elle décrivait son travail comme étant axé sur des concepts de propulsion expérimentaux. « Nous avons découvert l’antigravité, et nos vies sont parties en [juron] et des gens ont commencé à nous saboter », avait-elle déclaré dans une interview en 2020.
Il n’existe aucune preuve publiquement disponible liant le décès d’Amy Eskridge aux autres cas de la liste. Les autorités n’ont pas non plus indiqué de lien entre son travail et les circonstances de sa mort.
Michael David Hicks, 59 ans – Décédé le 30 juillet 2023
La série de décès et de disparitions que les législateurs examinent aujourd’hui a officiellement commencé en 2023 avec la mort de Michael David Hicks. Ce scientifique de 59 ans a travaillé pendant près de 25 ans au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA. Il est décédé le 30 juillet 2023.
Au cours de sa carrière au JPL, il s’était spécialisé dans l’étude des comètes et des astéroïdes. La cause de son décès n’a pas été révélée. Sa fille, Julia Hicks, a déclaré à CNN que son père luttait contre des problèmes de santé connus et que les spéculations récentes l’avaient « bouleversée ».
« D’après ce que je sais de mon père, il n’y a aucune logique qui pourrait l’impliquer dans cette potentielle enquête fédérale », a-t-elle affirmé. Son cas est le premier d’une série qui touchera le prestigieux laboratoire californien.
Frank Maiwald, 61 ans – Décédé le 4 juillet 2024
Moins d’un an après la mort de Michael Hicks, un autre scientifique du Jet Propulsion Laboratory de la NASA est décédé. Frank Maiwald, âgé de 61 ans, est mort le 4 juillet 2024. Il était le concepteur d’un instrument crucial pour une mission de la NASA visant à cartographier la « couleur vivante » de la Terre avec une précision bien supérieure à celle de l’œil humain.
Un peu plus d’un an avant sa mort, il travaillait sur un programme destiné à aider les astronautes en mission spatiale à identifier des signes de vie sur d’autres planètes, notamment Europe (lune de Jupiter), Encelade (lune de Saturne) et la planète naine Cérès. La cause de sa mort n’a pas été rendue publique. Il est le deuxième chercheur affilié au JPL à décéder en l’espace d’environ un an.
Monica Reza, 60 ans – Disparue depuis le 22 juin 2025
Le troisième cas lié au JPL est celui de Monica Reza, une ingénieure aérospatiale de 60 ans, disparue lors d’une randonnée dans une forêt de Los Angeles en juin 2025. Selon la commission de surveillance de la Chambre des représentants, elle était la directrice du groupe de traitement des matériaux du laboratoire de la NASA.
Elle a été vue pour la dernière fois alors qu’elle marchait avec un compagnon sur l’Angeles Crest Highway. La police a indiqué qu’elle se trouvait à environ 9 mètres derrière cette personne, souriant et faisant un signe de la main. Lorsque son compagnon s’est retourné, elle avait disparu. Malgré des jours de recherche par les équipes de secours, son corps n’a jamais été retrouvé.
Monica Reza avait breveté un superalliage de nickel, le Mondaloy, utilisé à la fois pour les voyages spatiaux et l’armement. Ses recherches ont contribué à des programmes de fusées réutilisables comme New Glenn et Starship. Ce brevet l’avait mise en contact professionnel avec William Neil McCasland, qui supervisait au début des années 2000 le groupe de l’Air Force finançant la recherche sur les matériaux avancés pour les véhicules spatiaux et les armes réutilisables.
Anthony Chavez, 79 ans – Disparu depuis le 8 mai 2025
Anthony Chavez, un ingénieur à la retraite de 79 ans qui avait travaillé au Laboratoire national de Los Alamos dans la recherche sur les armes nucléaires, a disparu de son domicile au Nouveau-Mexique en mai 2025. Il a laissé derrière lui sa voiture, son téléphone, son portefeuille et ses clés. On ignore où il se trouve depuis.
Son cas est particulièrement frappant pour les enquêteurs et les législateurs car il s’inscrit dans une concentration géographique. Le fait que quatre personnes liées à des sites du Nouveau-Mexique – le laboratoire de Los Alamos et la base aérienne de Kirtland – aient disparu dans la même région sur une période de temps similaire est l’un des aspects les plus troublants de cette affaire.
Melissa Casias, 53 ans – Disparue depuis le 26 juin 2025
Comme Anthony Chavez, Melissa Casias travaillait au Laboratoire national de Los Alamos, l’un des principaux centres de recherche et de développement d’armes nucléaires aux États-Unis. Âgée de 53 ans, elle a été vue pour la dernière fois en juin 2025, marchant sur une autoroute près de Talpa, au Nouveau-Mexique.
Selon la police de l’État du Nouveau-Mexique, elle a laissé ses affaires personnelles chez elle, ainsi qu’un téléphone qui avait été réinitialisé aux paramètres d’usine, a rapporté NBC News. Le département de la sécurité publique du Nouveau-Mexique a confirmé à CNN qu’une enquête pour disparition était en cours, mais a ajouté qu’aucun acte criminel n’était suspecté.
Steven Garcia, 48 ans – Disparu depuis le 28 août 2025
Steven Garcia, 48 ans, était gardien de propriété au Kansas City National Security Campus, une installation qui développe la plupart des composants non nucléaires des armes nucléaires américaines. Il travaillait dans un site d’Albuquerque et disposait d’une habilitation de sécurité de haut niveau. Il a disparu en août dernier.
Les autorités ont indiqué qu’il avait laissé toutes ses affaires, y compris une arme à feu, à son domicile du Nouveau-Mexique avant de sortir et de s’éloigner à pied. Sa disparition suit le même schéma inhabituel que celles de Chavez et Casias : abandonner ses effets personnels et s’évanouir dans la nature.
Nuno Loureiro, 47 ans – Décédé le 16 décembre 2025
Le cas de Nuno Loureiro, physicien et spécialiste de la fusion nucléaire de 47 ans, a attiré une attention considérable. Il dirigeait le Plasma Science and Fusion Center du MIT, où il cherchait à faire progresser les technologies d’énergie propre. Il était professeur de sciences et d’ingénierie nucléaires et de physique au MIT.
Sa mort, bien que résolue, a alimenté les théories en ligne. Nuno Loureiro a été abattu en décembre 2025 par Claudio Manuel Neves Valente, qui, deux jours plus tôt, avait ouvert le feu sur le campus de l’Université Brown. Neves Valente s’est ensuite suicidé. En janvier 2025, le président Biden avait remis à Loureiro le Presidential Early Career Award, la plus haute distinction du gouvernement américain pour les jeunes scientifiques.
Le 29 avril 2026, le FBI et le procureur du district du Massachusetts ont annoncé avoir conclu que Claudio Manuel Neves Valente était l’unique responsable du meurtre. Ils ont précisé que le crime n’avait « aucun lien avec le terrorisme » et que les actions du tueur étaient probablement dues à une insatisfaction personnelle concernant sa vie sociale et professionnelle.
Jason Thomas, 46 ans – Corps retrouvé le 17 mars 2026
Jason R. Thomas, un chercheur en pharmacie de 46 ans travaillant sur les traitements contre le cancer chez Novartis, a été porté disparu de son domicile du Massachusetts en décembre 2025. Son corps a été retrouvé le 17 mars 2026. Selon sa nécrologie, il est « décédé de manière inattendue après avoir été porté disparu depuis le 12 décembre 2025 ».
Diplômé en physique et biologie, titulaire d’un doctorat en biophysique et ayant effectué des recherches postdoctorales au Scripps Research Institute, il avait atteint le sommet de sa carrière en rejoignant le Novartis Institute of Biomedical Research en 2010, où il était devenu directeur associé de la biologie chimique. Sa femme a confié à l’émission Dateline qu’il avait du mal à surmonter le décès récent de ses parents.
Les autorités locales ont déclaré qu’aucun acte criminel n’était suspecté. Cependant, sa disparition – il a quitté sa maison de Wakefield à pied dans la nuit du 12 décembre et n’a pas été revu pendant plus de trois mois – a généré une attention médiatique importante une fois son nom ajouté à la liste des chercheurs décédés ou disparus.
Carl Grillmair, 67 ans – Décédé le 16 février 2026
Huit semaines après le meurtre de Nuno Loureiro, c’est l’astrophysicien de Caltech, Carl Grillmair, qui a été tué. Âgé de 67 ans, il a été abattu sur le porche de sa maison dans une zone rurale au nord de Los Angeles le 16 février 2026. Les forces de l’ordre locales ont arrêté un suspect et l’ont inculpé du meurtre ainsi que d’un carjacking et d’un cambriolage distincts.
Le suspect était un voisin ayant des antécédents de comportement erratique, qui s’était déjà introduit sur la propriété de Grillmair par le passé. Carl Grillmair était un astronome et astrophysicien très décoré, travaillant avec la NASA sur des recherches concernant les exoplanètes situées à des années-lumière de notre système solaire.
William Neil McCasland, 68 ans – Disparu depuis le 27 février 2026
La disparition de William Neil McCasland, 68 ans, est l’une des plus médiatisées. Cet ancien major général de l’US Air Force et septième commandant de l’Air Force Research Laboratory a été porté disparu par sa femme le 27 février 2026. Sa dernière localisation connue était son domicile dans la région de Quail Run Court NE à Albuquerque, au Nouveau-Mexique.
Son téléphone, ses lunettes de vue et ses appareils portables ont été retrouvés à son domicile. En revanche, ses chaussures de randonnée, son portefeuille et un revolver de calibre .38 manquaient. McCasland avait été brièvement impliqué avec To The Stars Inc., une organisation qui, selon le Scientific American, est « une organisation dirigée par des célébrités qui promeut des théories sur les extraterrestres ». Selon CNN, il « a joué un rôle central dans les véritables enquêtes de l’armée américaine sur des objets mystérieux dans le ciel – des programmes de recherche de l’époque de la Guerre froide aux efforts d’étude des PAN ».
Sa femme a déclaré qu’il n’avait que « des habilitations de sécurité très communes » depuis sa retraite il y a plus de dix ans et qu’il souffrait d’un problème de santé chronique. Le shérif du comté de Bernalillo, au Nouveau-Mexique, a affirmé qu’il n’y avait « aucune preuve indiquant un acte criminel » dans sa disparition.
James “Tony” Moffatt, 60 ans – Décédé le 17 avril 2026
Le cas le plus récent est aussi le plus bouleversant. Il ne s’agit pas d’un seul décès, mais de quatre. James « Tony » Moffatt, 60 ans, pilote vétéran décoré, ingénieur aérospatial et chercheur en défense, a été tué dans un accident d’avion. Il voyageait avec sa femme Leasa, 61 ans, et leurs fils Andrew, 30 ans, et William, 28 ans.
La famille, originaire de Huntsville en Alabama, se rendait de la région de Raleigh-Durham en Caroline du Nord à Huntsville et s’était arrêtée dans le comté de Union pour faire le plein. Après une carrière militaire de 21 ans, Moffatt avait travaillé comme spécialiste du soutien aux charges utiles et aux équipages de vol au bureau des astronautes du Johnson Space Center de la NASA, participant à 14 missions de construction de la Station Spatiale Internationale. Il avait ensuite fondé Moffatt Systems Inc., une société de conseil en défense et aérospatiale, avant de devenir ingénieur de recherche principal à l’Université d’Alabama à Huntsville jusqu’en 2024.
Le Conseil national de la sécurité des transports (NTSB) et la FAA enquêtent sur les causes de l’accident. Les enquêteurs n’ont pas officiellement lié cet accident à la série de décès plus large.
Espionnage, hasard ou complot : la bataille des experts
Ces cas sont-ils liés ? La question divise profondément les experts. Chris Swecker, ancien directeur adjoint du FBI, écarte l’idée d’enlèvements extraterrestres. « Je pense qu’il y a une explication rationnelle à cela », a-t-il dit à NewsNation. « Si ce ne sont pas des actes aléatoires, c’est de l’espionnage moderne ». Le Dr Steven Greer, ufologue et médecin à la retraite, propose un autre angle à Fox News Digital : « Les disparitions de certaines de ces personnes peuvent être dues au fait qu’il y a des enquêtes confidentielles en cours à un niveau fédéral très important, où certaines personnes peuvent être soit emmenées parce qu’elles en savent trop, soit se sont fait disparaître elles-mêmes ».
Les sceptiques sont tout aussi véhéments. Sur les réseaux sociaux, Michael Shermer, rédacteur en chef du magazine Skeptic, explique que les théoriciens du complot se sont mis à « chercher quiconque est mort pour une raison quelconque, ou a disparu, puis à éplucher sa biographie pour voir s’il a un lien quelconque avec les ovnis, l’armée, la défense, l’espace, l’aérospatiale, la propulsion », découvrant inévitablement « des schémas dans un bruit aléatoire ». Un point de vue partagé par l’écrivain Benjamin Radford, qui qualifie la théorie de « minage de données en quête de mystère ».
Pour le sociologue médical Robert Bartholomew, cette croyance est un exemple d’apophénie, la tendance à percevoir des liens significatifs dans des événements non liés. Du côté politique, le président de la commission de surveillance, James Comer, a d’abord pensé à « une sorte de théorie du complot folle » avant de considérer la situation comme une possible préoccupation de sécurité nationale. Le représentant républicain Tim Burchett a déclaré que cette vague de disparitions avait eu « un véritable effet paralysant. Les gens ne veulent plus parler de cette question des objets volants non identifiés, et il est difficile d’approcher les gens parce qu’ils ont peur ».
La douche froide des chiffres : que disent vraiment les données ?
Le 30 avril, interrogé à nouveau par Peter Doocy, Donald Trump a tempéré les ardeurs : « Eh bien, jusqu’à présent, je veux dire, ce sont des cas individuels. Nous avons beaucoup de scientifiques ». Il a ajouté que « pour l’instant, nous constatons qu’il n’y a pas beaucoup de connexion », mais a assuré qu’un « rapport complet » serait fait. La répartition géographique montre quatre cas en Californie, quatre au Nouveau-Mexique et deux au Massachusetts. Michael Hicks, Frank Maiwald et Monica Reza travaillaient tous au JPL de la NASA en Californie, mais rien n’indique qu’ils collaboraient sur les mêmes projets.
Le représentant démocrate James Walkinshaw, également membre de la commission de surveillance, soutient l’enquête mais n’est pas convaincu d’un motif coordonné. « Les États-Unis ont des milliers de scientifiques et d’experts nucléaires », a-t-il déclaré à CNN. « Ce n’est pas le genre de programme nucléaire qu’un adversaire étranger pourrait affecter de manière significative en ciblant 10 individus ».
Selon le rédacteur scientifique Mick West, plus de 700 000 personnes travaillent à des postes habilités secret-défense dans les secteurs aérospatial et nucléaire américains. En se basant sur les taux de mortalité existants, cela suggérerait qu’environ 250 personnes de ce secteur succomberaient normalement à des homicides et des suicides sur la période concernée, et des milliers d’autres de causes naturelles. De plus, la femme de McCasland a écrit sur Facebook en mars 2026 que depuis sa retraite 13 ans plus tôt, son mari n’avait « eu que des habilitations très communes » et qu’il semblait « assez improbable qu’il ait été enlevé pour lui soutirer des secrets très datés ».
Entre faits avérés et questions en suspens
Que révèle finalement cette histoire ? La réponse dépend fortement des preuves que l’on choisit de considérer. Le noyau factuel est le suivant : un groupe de scientifiques et de chercheurs liés aux programmes aérospatiaux, nucléaires et de défense américains sont morts ou ont disparu entre 2022 et 2026. La coïncidence de leurs parcours professionnels a, à tort ou à raison, attiré l’attention des institutions.
Dans une déclaration, une porte-parole de l’Administration nationale de la sécurité nucléaire (NNSA) du Département de l’Énergie a indiqué que l’agence prenait ces craintes au sérieux. « La NNSA est au courant des rapports relatifs aux employés de nos laboratoires, usines et sites et examine la question », a-t-elle déclaré à CBS News. Le fait que la NNSA, le FBI, la Maison-Blanche et une commission du Congrès soient tous formellement engagés dans ces dossiers est en soi un développement significatif, quelle que soit la conclusion de leurs enquêtes.
Cependant, les circonstances de ces cas varient énormément : homicides résolus, disparitions inexpliquées, accident d’avion, suicide. Comme l’a noté un expert du Centre d’études stratégiques et internationales, « Les cas de décès et de disparition sont dispersés sur plusieurs années dans des organisations différentes et seulement vaguement affiliées. Si tous les scientifiques travaillaient sur un seul projet ou système d’arme, alors je serais plus méfiant ».
Pour l’heure, les preuves ne permettent pas de conclure à un acte criminel coordonné. La position la plus responsable est de rester sceptique face au récit, ouvert aux preuves, et d’attendre les conclusions des enquêtes plutôt que de croire aux théories. Le FBI a annoncé qu’il rendrait ses conclusions publiques. D’ici là, le mystère reste entier.
Créé par des humains, assisté par IA.