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Bill Gates affirme que seuls 3 métiers survivront à l’IA, l’intelligence artificielle lui répond
Crédit: By European Parliament - Flickr, CC BY 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=169789680

La prédiction choc du fondateur de Microsoft

shutterstock

L’année dernière, le fondateur de Microsoft, Bill Gates, a fait les gros titres avec une prédiction pour le moins sombre. Il a averti que de nombreux emplois n’exigeraient bientôt plus l’intervention d’êtres humains, à mesure que la technologie et l’intelligence artificielle (IA) prendraient le contrôle du monde du travail. Une vision qui a de quoi inquiéter.

Cependant, tout n’était pas noir. Selon lui, certains professionnels pouvaient dormir sur leurs deux oreilles : les codeurs, les experts en énergie et les biologistes seraient épargnés par cette révolution. En parallèle, Microsoft a publié une liste de 40 professions considérées comme les plus menacées. Parmi elles, des métiers comme interprète, traducteur, mathématicien ou encore journaliste. De quoi provoquer quelques sueurs froides.

Bien sûr, personne ne peut prédire l’avenir avec certitude. Mais qui de mieux placé pour donner son avis sur le sujet que l’intelligence artificielle elle-même ?

La réponse de ChatGPT : une question de tâches, pas de métiers

lanature.ca (image IA)

La réponse du robot conversationnel s’est avérée plus nuancée qu’on aurait pu le croire. Selon lui, l’IA ne s’apprête pas à voler tous nos emplois, du moins pas de la manière que l’on imagine. Le véritable enjeu se situerait ailleurs. « Je pense que Bill Gates a raison sur la direction, mais la véritable ligne de démarcation n’est pas la profession que vous exercez — c’est quelles tâches au sein de cette profession sont répétitives, prévisibles et faciles à standardiser », a expliqué le programme.

Le bot a admis que l’intelligence artificielle est « déjà en train de remplacer ou de réduire certaines parties des emplois ». Mais il a immédiatement ajouté qu’elle crée également de nouvelles opportunités de travail tout en « augmentant la productivité ». La vision est donc celle d’une transformation profonde plutôt que d’une simple suppression.

Quels sont les emplois les plus sûrs selon l’IA ?

lanature.ca (image IA)

ChatGPT ne semble pas aussi confiant que Bill Gates sur sa capacité à remplacer massivement les humains. D’après l’IA, les emplois les plus « sûrs » appartiendraient à des catégories bien précises. D’abord, les métiers manuels qualifiés, comme plombier ou électricien. Ensuite, le secteur de la santé, notamment les infirmiers et les thérapeutes. La raison est simple : bien que l’IA puisse aider au diagnostic, « les patients veulent toujours que des humains prennent les décisions finales et fournissent les soins ».

Le robot rejoint également l’avis de Bill Gates sur un point : les scientifiques resteront indispensables. L’IA est un outil d’analyse puissant, mais les découvertes majeures nécessitent encore des compétences humaines comme l’intuition et la capacité à formuler des hypothèses. Enfin, les postes de direction, tels que les cadres dirigeants et les entrepreneurs, seraient protégés, car « plus l’incertitude et la responsabilité sont élevées, plus le remplacement devient difficile ».

Pour l’avenir, l’IA prédit que d’ici dix ans, les personnes les plus précieuses sur le marché du travail seront celles capables de « travailler avec l’IA » et d’allier compétences techniques et aptitudes à la communication.

Les métiers à risque : personne n’est vraiment à l’abri

lanature.ca (image IA)

Utilisant une analogie parlante, ChatGPT a rappelé que « les calculatrices n’ont pas éliminé les comptables, et Internet n’a pas éliminé les journalistes ». En revanche, ces outils ont « drastiquement » changé la nature de leur travail. Loin de pointer du doigt des professions spécifiques comme l’a fait Bill Gates, l’IA a lancé un avertissement plus global.

« Je ne pense pas qu’une profession soit ‘sûre’ en permanence », a écrit le programme. « La capacité de l’IA évolue trop rapidement pour faire des prédictions absolues. » Selon lui, la bonne question à se poser n’est pas « L’IA affectera-t-elle ce domaine ? » mais plutôt « Quelles compétences humaines dans ce domaine restent rares ? ».

D’après ses prédictions, les travailleurs les plus vulnérables seront ceux qui effectuent des « tâches répétitives sur ordinateur », ceux qui « évitent d’utiliser les outils d’IA » et ceux dont le travail est « facile à mesurer et à standardiser ».

Moins de destructions, plus de transformations

lanature.ca (image IA)

L’intelligence artificielle estime que les risques ne se traduiront pas toujours par un chômage de masse. Ils pourraient plutôt prendre la forme de « salaires plus bas, moins d’offres d’emploi, une concurrence plus rude et des exigences de compétences plus élevées ». Le bot illustre son propos avec un exemple concret : « un avocat utilisant l’IA pourrait faire le travail de trois collaborateurs juniors ».

La conséquence directe, selon ses prévisions, serait une réduction du nombre de postes de débutants et des équipes de plus petite taille. En somme, une même quantité de travail pourrait être accomplie par moins de personnes. Une restructuration profonde du marché du travail semble donc inévitable.

Pour conclure, le programme laisse sur une pensée finale qui résume toute sa perspective : « L’IA change les emplois plus qu’elle ne les détruit. » Le rendez-vous est pris dans dix ans pour vérifier.

Selon la source : cnbc.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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