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L’acidification des océans, septième seuil critique franchi : la stabilité du système terre en grand danger
Crédit: lanature.ca (image IA)

Le signal d’alarme est désormais critique

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Encore une alerte majeure lancée par la communauté scientifique mondiale. L’acidification des océans vient de franchir un seuil critique, devenant ainsi la septième des neuf « limites planétaires » définies par les chercheurs à être officiellement dépassée. Ce constat, dressé dans un nouveau rapport, place la stabilité du fragile « système Terre » dans une zone de danger extrême.

Sept limites sur neuf dépassées : le rapport sans appel de potsdam

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Ce système d’alerte global, conceptualisé en 2009 par une équipe internationale d’experts, vise à déterminer les seuils environnementaux que l’humanité ne devrait jamais franchir pour garantir un environnement stable. L’objectif était de surveiller de près des thématiques allant du réchauffement climatique à l’érosion, en passant par la pollution et la déforestation.

Or, le récent rapport Planetary Health Check, publié fin septembre par l’Institut de Potsdam, est implacable. Si, à l’époque de la création du cadre, trois limites étaient déjà franchies, nous sommes désormais à sept. L’acidification croissante de nos mers vient donc s’ajouter à une liste déjà lourde de menaces environnementales.

De l’air au fond des mers : la chimie du déséquilibre

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Mais que se passe-t-il réellement lorsque l’océan franchit cette frontière chimique ? La cause directe réside dans l’augmentation de nos émissions de gaz à effet de serre. Une grande partie du dioxyde de carbone (CO2) que nous rejetons est absorbée à l’interface entre l’atmosphère et l’océan, formant de l’acide carbonique. Ce phénomène fait logiquement baisser le pH général des eaux.

Cette acidification a une conséquence immédiate, et potentiellement dramatique pour la vie marine : elle rend les ions carbonate, indispensables à la fabrication du calcaire, beaucoup moins disponibles. L’océan perd ainsi un élément essentiel à son équilibre chimique interne.

Quand le squelette des mers est attaqué

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Le calcaire est le matériau de construction, le « squelette », de la grande majorité des organismes marins, des coraux aux coquillages. L’inquiétude des chercheurs se cristallise notamment autour du niveau de saturation de l’aragonite, un minéral particulièrement sensible aux variations de pH.

Fabrice Pernet, chercheur en écologie et physiologie des organismes marins à l’Ifremer, observe un changement radical : « Depuis l’ère industrielle, cet état de saturation […] a diminué d’à peu près 20 % ». Il résume la situation : dans une eau qui s’acidifie, le calcaire ne peut plus se former correctement ; il tend au contraire à se dissoudre plutôt qu’à se précipiter.

Un danger silencieux mais omniprésent

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Bien que l’acidification des océans soit un phénomène moins directement visible que d’autres conséquences du changement climatique – comme le réchauffement et ses vagues de chaleur – M. Pernet insiste sur le fait qu’elle est tout aussi préoccupante. L’impact est global, même si certains points chauds, comme la Grande Barrière de Corail en Australie, en subissent déjà les conséquences les plus visibles.

Ces organismes meurent en silence sous l’effet combiné du réchauffement qui les blanchit, et de l’acidité qui empêche leur reconstruction. C’est une double peine écologique.

Le risque d’un effondrement imprévisible

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Les conséquences sur le long terme sont potentiellement catastrophiques et touchent directement les sociétés humaines. L’effondrement de la pêche vivrière associée aux récifs coralliens n’est qu’une des conséquences anticipées si cette tendance se maintient. Le chercheur redoute surtout la perte de biodiversité que l’acidification génère, car elle conduit nécessairement à un état de déséquilibre systémique.

« C’est une perte de biodiversité : moins de richesses, moins d’espèces, moins de diversité et donc un état de déséquilibre, impossible à prévoir », conclut Fabrice Pernet. L’interdépendance des espèces marines fait craindre une réaction en chaîne dont on ne peut aujourd’hui calculer l’ampleur finale.

repousser le système terre dans ses derniers retranchements

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En franchissant ce septième seuil critique, la planète nous envoie un signal qui n’a rien d’un avertissement lointain ou hypothétique. Il est désormais manifeste que nous avons repoussé le système Terre dans ses derniers retranchements, réduisant drastiquement la marge de manœuvre pour maintenir les conditions de vie stables que nous avons connues. La question urgente n’est plus de savoir si l’équilibre est menacé, mais comment enrayer la dégradation des mécanismes fondamentaux qui ont régulé le climat et la vie depuis des millénaires.

Selon la source : tameteo.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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