Al Naslaa : Pourquoi cet énorme rocher en Arabie saoudite est-il coupé en deux ? Personne n’est vraiment sûr
Auteur: Mathieu Gagnon
Une anomalie géologique au milieu du désert

Imaginez un peu la scène. Vous vous promenez à environ 50 kilomètres au sud de l’oasis de Tayma, en Arabie saoudite, probablement en train de transpirer à grosses gouttes, quand soudain, vous tombez nez à nez avec l’une des bizarreries les plus déroutantes de notre planète. Là, posé en équilibre sur deux socles presque parfaits, trône un énorme rocher d’environ 9 mètres de large (soit 30 pieds pour nos amis qui comptent différemment). Mais le plus étrange ? Il est fendu. Et pas n’importe comment.
La coupure est si nette, si droite, qu’on jurerait qu’elle a été faite au laser. C’est… c’est presque troublant. Malgré cette instabilité apparente, le rocher ne penche pas, et la brèche ne se referme pas. On a presque l’impression que les deux moitiés lévitent, ce qui explique pourquoi tant de gens se sont précipités pour crier à l’œuvre des extraterrestres. Enfin, doucement… ne nous emballons pas trop vite. Même si l’idée est séduisante, il existe tout un tas d’explications bien terrestres pour résoudre le mystère d’Al Naslaa. Pas besoin d’aller chercher des petits hommes verts, je vous assure.
Plus qu’un simple caillou : art rupestre et failles géologiques

Ce qui est fascinant, c’est que le rocher d’Al Naslaa, trouvé dans l’oasis de Tayma, n’est pas juste un bloc de pierre bizarre ; c’est aussi une galerie d’art à ciel ouvert. C’est sans doute l’un des pétroglyphes les plus photogéniques du monde. Et attention, je parle bien de pétroglyphes — des images créées en gravant ou en incisant la surface de la roche — et non de pictographes qui sont, eux, peints dessus. Si vous regardez bien, vous verrez des représentations de chevaux arabes, de bouquetins et d’humains sur la surface d’Al Naslaa. On ne sait pas exactement quand ces artistes ont sorti leurs outils, mais on pense que ces grès datent de plusieurs milliers d’années.
Mais revenons à cette fameuse coupure. Comment diable est-ce arrivé ? Les théories fusent. L’une des plus populaires suggère que le rocher est assis sur une faille. Le sol sous la pierre aurait bougé, provoquant une cassure nette à un point de faiblesse. Ensuite, cette fissure aurait pu agir comme une sorte de tunnel aérodynamique pour les rafales chargées de sable balayant le paysage. Imaginez le vent s’engouffrer là-dedans pendant des milliers d’années… les grains de sable auraient poncé la fissure irrégulière pour créer cette surface parfaitement lisse qu’on voit aujourd’hui. C’est plausible, non ? Il se pourrait aussi que la fissure soit ce qu’on appelle en géologie un « joint », une rupture naturelle sans déplacement des blocs, qui peut souvent être incroyablement droite.
Le froid, le vent ou… la main de l’homme ?

Il y a une autre piste intéressante : la météo. On appelle ça la gélifraction, ou l’altération par le gel et le dégel. Si de l’eau s’est infiltrée dans une petite fissure à une époque ancienne, elle a pu geler, gonfler, et crac… agrandir la fente petit à petit. Une fois la glace fondue, il ne reste que cette division parfaite dans le grès. Quant aux étranges piédestaux sur lesquels Al Naslaa repose, ce sont en fait des formations assez courantes dans les déserts. On les appelle des rochers champignons, généralement sculptés par l’érosion des vents rapides ou même, parfois, par une activité glaciaire lointaine.
Et si… c’était nous ? Enfin, nos ancêtres. Al Naslaa est fait de grès, une roche somme toute assez tendre et friable. C’est un candidat idéal pour l’érosion naturelle, certes, mais cela signifie aussi que des humains auraient pu tenter de créer cette fracture. De simples outils en métal auraient suffi pour trancher la roche en son centre. Mais pourquoi se donner cette peine ? Ça, c’est une toute autre question. Peut-être que des civilisations anciennes ont créé cette sculpture comme un repère géographique, un site religieux, ou simplement une œuvre d’art primitive. Après tout, comme le prouvent les pétroglyphes sur sa surface, tout ce que nous faisons en tant qu’humains n’a pas forcément besoin d’une raison utilitaire. L’expression pure, c’est déjà pas mal, non ?
Conclusion : Un mystère à visiter

Si l’envie vous prend de jouer les détective amateur et de tenter de résoudre l’énigme d’Al Naslaa par vous-même, vous savez où aller. Cette merveille naturelle vous attend dans l’oasis de Tayma en Arabie saoudite, pas très loin de la réserve naturelle d’Al Knanafah (Al Knanafah Wildlife Sanctuary). C’est un de ces endroits qui nous rappelle que la nature a parfois plus d’imagination que nous.
Et hé, si jamais vous trouvez la réponse définitive — que ce soit un écureuil de l’Âge de Glace ou autre chose — n’oubliez pas de prévenir vos vieux copains. On est toujours preneurs d’une bonne histoire.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.