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Sous une église de Dijon, un escalier oublié révèle une crypte vieille de 400 ans (et bien plus encore)
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une erreur de rénovation des années 70 mène à un trésor

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C’est le genre d’histoire qu’on croirait sortie d’un roman d’aventure, vous ne trouvez pas ? Figurez-vous qu’une simple descente via un escalier oublié, au cœur d’une église française du XIIe siècle, s’est transformée en un véritable voyage dans le temps, nous ramenant jusqu’au VIe siècle. Tout cela s’est passé à l’église Saint-Philibert, à Dijon. Mais le plus ironique dans cette affaire, c’est la raison pour laquelle les archéologues étaient là au départ.

Il faut remonter aux années 1970. À l’époque, une décision que l’on pourrait poliment qualifier de « malavisée » a été prise : l’installation d’une dalle de béton chauffante. L’intention était bonne, sans doute, pour le confort des fidèles. Le problème ? Le sol regorgeait de sel. Eh oui, cette vieille église de 800 ans avait servi d’entrepôt de sel aux XVIIIe et XIXe siècles. Quand on chauffe du sel piégé sous du béton… catastrophe. Le sel a réagi, provoquant des fissures et endommageant gravement les fondations en pierre de l’édifice. C’est donc pour sauver le bâtiment que les équipes sont intervenues, transformant un chantier de restauration en une fouille archéologique majeure.

Ce qu’ils ont trouvé : Une crypte, des enfants et des pièces de monnaie

credit : lanature.ca (image IA)

Alors que les équipes creusaient — un peu partout, il faut le dire — pour examiner les fondations, la mission de restauration a vite changé de visage. Ce n’était plus seulement du BTP, c’était de l’histoire pure. Selon un communiqué traduit de l’Inrap (l’Institut national de recherches archéologiques préventives), ils sont tombés sur un caveau caché, niché dans le transept de l’église. Imaginez la scène.

À l’intérieur de cette chambre funéraire vieille de 400 ans, ils ont découvert des cercueils contenant des restes d’adultes, mais aussi d’enfants… C’est toujours émouvant, je trouve, de tomber sur ces traces de vies passées. Les sépultures étaient relativement simples : des linceuls basiques enveloppaient les corps. Cependant, les défunts n’étaient pas partis les mains vides. Les archéologues ont retrouvé quelques pièces de monnaie anciennes et des chapelets (rosaires) déposés aux côtés des restes. C’était une découverte majeure, mais attendez, ce n’était que la partie émergée de l’iceberg. Ou plutôt, la couche supérieure du gâteau.

En creusant plus loin : Des sarcophages mérovingiens et des murs du Xe siècle

credit : lanature.ca (image IA)

L’équipe archéologique, dirigée par Clarisse Couderc et Carole Fossurier — rendons à César ce qui est à César — ne s’est pas arrêtée à ce premier caveau. En fouillant plus profondément, ils ont mis au jour des tombes en dalles datant du XIe au XIIIe siècle. Plus incroyable encore, ils ont exhumé six sarcophages remontant à l’Antiquité tardive et à l’époque mérovingienne. On parle là d’objets datant potentiellement du VIe siècle !

Pour bien comprendre l’enchevêtrement historique, il faut savoir que l’église Saint-Philibert actuelle a été fondée dans la seconde moitié du XIIe siècle. Au fil du temps, on y a ajouté un porche, un clocher, une flèche et une chapelle latérale. Mais sous ces pierres « récentes », l’équipe a localisé les preuves supplémentaires d’une église encore plus ancienne, dont les premières traces avaient été repérées lors de fouilles en 1923. En descendant encore, ils sont tombés sur des vestiges de murs du Haut Moyen Âge. Ces murs utilisaient une technique de maçonnerie très spécifique, dite en « arête de poisson » (ou opus spicatum pour les puristes), ce qui laisse penser aux experts qu’ils datent du Xe siècle.

Conclusion : Un centre funéraire à travers les âges

credit : lanature.ca (image IA)

Parmi les six sarcophages découverts, l’un d’eux se distinguait particulièrement par son couvercle sculpté. C’est le genre de détail qui fait briller les yeux des historiens. Pour les experts de l’Inrap, la présence de sépultures issues de tant d’époques différentes prouve une chose : ce site était un centre funéraire de première importance lors de la transition entre l’ère romaine et le Haut Moyen Âge. Il est d’ailleurs probable que ces sarcophages se trouvaient initialement à l’intérieur d’un autre bâtiment antique lors de leur premier enterrement.

Finalement, tout ça grâce à une dalle de béton mal posée dans les années 70… Comme quoi, le hasard fait parfois bien les choses. Qui sait ce qu’il reste encore à découvrir sous nos pieds ?

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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