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Au cœur du Népal, des caméras cachées dévoilent la vie secrète d’adorables pandas roux
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une découverte inattendue dans les montagnes de Myagdi

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C’est une nouvelle qui redonne un peu d’espoir aux amoureux de la nature, vous ne trouvez pas ? Au cœur du Népal, plus précisément dans le district de Myagdi — une zone du centre du pays qui, avouons-le, a été très peu étudiée jusqu’à présent —, des pièges photographiques ont capturé des preuves fascinantes. On parle ici de petits groupes de pandas roux, une espèce malheureusement en danger, qui ont élu domicile dans la municipalité rurale de Dhawalagiri. Ce n’était pas gagné d’avance : le terrain est escarpé, la forêt est dense, bref, c’est le genre d’endroit où l’observation directe relève du miracle.

Tout ce travail de fourmi a été dirigé par Pawan Rai. Il est chargé de programme à la Biodiversity Conservation Society Nepal (BIOCOS Nepal). Son boulot ? Mener des enquêtes de terrain pour dénicher les endroits où ces mammifères rares persistent encore et, surtout, trouver comment les communautés locales peuvent les protéger. Avant même d’installer la moindre caméra, les équipes de terrain doivent jouer aux détectives. Elles cherchent des fèces — oui, des crottes d’animaux — qui suggèrent une présence faunique à proximité. Ce n’est qu’après cette étape qu’ils décident où placer les pièges.

Les résultats sont là, et ils sont encourageants. « Notre étude a confirmé qu’il y a entre six et 25 pandas roux résidant dans cette zone », a déclaré Rai. C’est une fourchette large, je vous l’accorde, mais pour une espèce aussi discrète, c’est déjà une donnée précieuse.

Pourquoi grimper aux arbres change tout : la science derrière l’observation

credit : lanature.ca (image IA)

Le panda roux, ou Ailurus fulgens pour les scientifiques, est un animal arboricole. En gros, sa vie se passe là-haut, dans les arbres, bien au-dessus de la plupart des sentiers que nous empruntons. Avec son petit corps et ses habitudes silencieuses, il est incroyablement difficile à repérer à l’œil nu. C’est là que la technologie entre en jeu : le piège photographique. C’est une caméra déclenchée par le mouvement qui surveille jour et nuit sans déranger personne.

Mais attention, ce n’est pas infaillible. La neige qui tombe, des feuilles qui bougent avec le vent ou même des oiseaux un peu trop curieux peuvent déclencher l’appareil pour rien. Les équipes doivent donc trier des milliers d’images… un travail de titan. Cependant, quand ça marche, c’est magique. Les clichés nets permettent d’identifier des individus spécifiques, ce qui ouvre la porte à des estimations de population sans avoir besoin de capturer ou de manipuler les animaux.

Les chercheurs ont d’ailleurs fait une découverte technique intéressante : les caméras placées dans la canopée, à environ 5 mètres de hauteur (16 pieds), sont huit fois plus efficaces que celles au sol. De plus, placer les caméras en hauteur permet d’éviter la boue, la neige et la plupart des passages humains. Ces photos de visages clairs soutiennent les résultats de « marquage-recapture ». C’est une méthode qui consiste à estimer le nombre d’animaux en ré-identifiant les individus au fil du temps. Mais soyons clairs, cela ne fonctionne que si les photos restent nettes et les arrière-plans cohérents.

Parlons un peu de leur régime alimentaire, car le bambou façonne littéralement leur vie. Le Red Panda Network note que ces animaux mangent entre 0,9 et 1,8 kilogramme (2 à 4 livres) de bambou par jour. Comme c’est très peu calorique, ils doivent manger souvent et dépendent du sous-bois où poussent les plantes basses. En broutant les jeunes pousses, ils ralentissent même la propagation du bambou, ce qui aide à garder l’équilibre des plantes forestières.

Un équilibre fragile : menaces et cohabitation humaine

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Malheureusement, tout n’est pas rose. Une revue de conservation rapporte que le nombre de pandas roux a chuté d’environ 50 % en moins de 20 ans. L’espèce est listée comme « En danger » et continue de décliner. La cause principale ? La fragmentation de l’habitat. Imaginez des forêts coupées en petits morceaux isolés ; cela réduit les routes sûres pour que les pandas voyagent entre leurs zones d’alimentation. Sans parler de la chasse pour leur fourrure ou des pièges destinés à d’autres espèces qui finissent par les tuer accidentellement.

À Myagdi, les bandes forestières relient les crêtes élevées aux villages et zones de pâturage en contrebas. Dans la municipalité de Dhawalagiri, les chercheurs ont vérifié plusieurs forêts communautaires que les habitants visitent quotidiennement pour le bois de chauffage, le fourrage et les herbes saisonnières. Ce chevauchement crée des risques, c’est certain, mais il offre aussi une opportunité : faire des locaux des partenaires de confiance.

Pour vous donner une idée du contexte géographique, une carte de la zone d’étude au Népal a montré les emplacements des enquêtes par pièges photographiques en hiver et au printemps. L’enquête dédiée au panda roux s’est déroulée courant 2018 dans la partie sud de la zone d’étude, incluant la couverture forestière et les altitudes supérieures à 2 000 mètres. C’est dire si l’environnement est spécifique.

Les colliers de suivi peuvent stresser la faune, alors de nombreux projets préfèrent s’appuyer sur ces images et les preuves de terrain. Lorsqu’on repère des motifs de pelage répétés, on peut estimer un nombre minimum d’animaux. Mais les enquêtes courtes peuvent rater ceux qui vagabondent loin ; la surveillance doit donc se poursuivre année après année pour être vraiment efficace.

L’avenir : tourisme, conservation et efforts communs

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Alors, que peut-on faire ? Les travailleurs de la conservation commencent souvent par des choses simples : des itinéraires de pâturage plus sûrs et une meilleure gestion des déchets pour limiter les chiens errants. BIOCOS Nepal travaille aussi avec les ménages pour gérer la coupe de bois de chauffage et garder intacts les massifs de bambous essentiels. Les résidents locaux peuvent signaler les observations rapidement, ce qui aide les équipes à répondre aux menaces avant qu’il ne soit trop tard.

Il y a aussi l’aspect économique. Les visiteurs qui espèrent voir des pandas roux peuvent apporter des revenus, mais les guides doivent limiter le bruit et garder les sentiers loin des nids. Les séquences filmées par les caméras peuvent soutenir ce tourisme local sans envoyer des foules dans les poches forestières sensibles. Les gens peuvent apprendre grâce aux clips partagés. Quand les communautés partagent les bénéfices équitablement, elles ont de meilleures raisons d’appliquer les règles contre le braconnage.

Confirmer une espèce dans une nouvelle zone peut déclencher des plans de protection de l’habitat, allant de contrôles d’exploitation forestière plus stricts à de meilleures patrouilles. Une fois que les officiels voient des preuves tangibles — ces fameuses « hard evidence » —, ils peuvent peser la construction de routes, de carrières et de nouvelles fermes face aux coûts pour la faune. L’habitat du panda roux traverse les frontières nationales, donc la coopération régionale compte énormément.

Pour l’avenir, les chercheurs envisagent d’étendre les grilles de caméras aux vallées voisines et de comparer l’activité diurne et nocturne. Protéger ces forêts demandera de la patience, du leadership local et un financement constant. Cette étude a été publiée dans le Wildlife Society Bulletin, et elle nous rappelle que de meilleures preuves rendent possibles des choix plus intelligents.

Selon la source : earth.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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