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Et si vos petits-enfants avaient raison ? Quand le jeu vidéo muscle le cerveau
Crédit: lanature.ca (image IA)

Au-delà des idées reçues

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Pendant des années, on nous a répété la même chanson : les jeux vidéo, c’est l’ennemi juré de l’attention, une perte de temps qui abrutit. Vous avez sûrement déjà entendu ça, n’est-ce pas ? Pourtant, le vent semble tourner. Le lien entre nos neurones et le gaming continue de susciter des débats passionnés, c’est vrai, mais le regard des experts évolue.

Si beaucoup redoutent encore, et c’est légitime, l’influence des écrans sur la santé mentale, une autre partie de la communauté scientifique s’intéresse désormais aux vertus potentielles de cette activité sur l’esprit. La question qui se pose est fascinante : une utilisation raisonnable et bien ciblée pourrait-elle, contre toute attente, stimuler la mémoire ou même favoriser la concentration au travail ? Des études tout ce qu’il y a de plus sérieuses plaident aujourd’hui pour une vision beaucoup plus nuancée, relançant le dialogue sur le rôle de ces divertissements dans nos vies.

De la stratégie militaire à la salle de réunion : un entraînement inattendu

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C’est assez surprenant, mais les jeux vidéo, et plus particulièrement ceux fondés sur la stratégie, attirent l’attention des chercheurs comme de véritables outils d’entraînement mental. Imaginez un instant de jeunes cadres en innovation ou de futurs chefs d’entreprise s’entraîner… manette en main. Une étude observationnelle a justement mis en évidence un lien troublant chez ces profils : la pratique régulière de jeux sollicitant la planification, l’anticipation ou la gestion de ressources renforcerait l’attention, la vitesse de réaction et même la mémoire.

Ces effets semblent surtout perceptibles avec certains styles de jeux bien précis, ceux qui exigent une prise de décision rapide et l’élaboration de stratégies complexes. On commence même à envisager d’intégrer ces outils ludiques dans des dispositifs de formation professionnelle. L’objectif ? Consolider des qualités fondamentales comme le pilotage, l’analyse ou la créativité. Je trouve cela plutôt ingénieux de leur conférer ainsi un nouvel intérêt dans le monde du travail.

Et ce n’est pas tout. Une vaste enquête menée au Canada auprès de plus de 2 000 volontaires vient enfoncer le clou. Elle révèle que les adeptes réguliers affichent de meilleurs résultats lors de tests portant sur la mémoire, l’attention ou le raisonnement verbal, comparativement à ceux qui ne jouent jamais ou très peu. Le plus étonnant ? Les bénéfices semblent proportionnels au temps investi. Les joueurs assidus présenteraient un fonctionnement mental comparable à des personnes plus jeunes de plusieurs années ! Attention toutefois, ne jetons pas nos baskets : la pratique raisonnable du jeu vidéo n’apporte pas d’amélioration significative sur le bien-être psychologique, comme l’anxiété ou l’humeur. Dans ce domaine, l’activité physique garde indiscutablement sa prééminence.

Dans la tête des joueurs : plasticité et risques d’excès

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Allons voir ce qui se passe physiquement là-haut. Les examens d’imagerie cérébrale réalisés sur les joueurs professionnels sont révélateurs. On parle ici d’une pratique intensive, souvent supérieure à dix heures quotidiennes. Contrairement à ce qu’on pourrait craindre, cette intensité, lorsqu’elle est contrôlée, n’est pas systématiquement délétère. Elle entraîne une réorganisation des régions cérébrales liées à l’attention, au contrôle moteur et à la prise de décision. Ce remodelage, fruit de la fameuse plasticité cérébrale, va de pair avec des compétences accrues : meilleure mémoire de travail, meilleur contrôle mental.

Mais, car il y a toujours un « mais », il ne faut pas ignorer l’envers du décor. L’usage abusif, que l’on définit comme persistant et envahissant la vie quotidienne, se traduit chez certains par des modifications structurelles bien différentes. Cela peut s’accompagner d’une impulsivité plus marquée, de troubles du contrôle cognitif ou d’une tendance compulsive. Heureusement, ce profil inquiétant ne concernerait qu’une minorité de joueurs, mais il est crucial de le souligner.

Sur une note plus optimiste, des travaux récents évoquent la possibilité d’utiliser les jeux vidéo pour améliorer la flexibilité mentale ou la gestion du stress. On parle même de les utiliser comme outils d’accompagnement dans le cadre de maladies neurodégénératives. Bien sûr, les spécialistes insistent : nous avons besoin d’études menées sur la durée pour bien comprendre les effets cumulés. Il faut adapter la pratique à chaque profil, en tenant compte du type de jeu et des attentes de chacun.

Conclusion : Le secret est dans l’équilibre

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En somme, que faut-il retenir ? Les jeux vidéo, lorsqu’ils sont sélectionnés avec soin et intégrés dans un cadre de vie équilibré, peuvent réellement contribuer à l’entretien de nos capacités mentales, en particulier chez les adultes et les joueurs professionnels bien encadrés. Ce n’est donc pas le diable que l’on décrivait parfois.

Cependant, les excès favorisent, eux, la fragilisation de l’équilibre cérébral. Pour optimiser les bénéfices sans tomber dans les pièges, la recette reste celle du bon sens : la modération, l’accompagnement et surtout la pluralité des activités. N’oubliez pas que l’exercice physique demeure, avec une hygiène de vie saine, un pilier irremplaçable.

Selon la source : passeportsante.net

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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