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Trump : la femme abattue par l’ICE était « très irrespectueuse »
Crédit: shutterstock / This picture of Renee Nicole Good, who was shot and killed on Wednesday by a U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) agent in Minneapolis, was posted to her mother's Facebook page. (Donna Ganger/Facebook)

Une rhétorique qui ne faiblit pas

This picture of Renee Nicole Good, who was shot and killed on Wednesday by a U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) agent in Minneapolis, was posted to her mother’s Facebook page. (Donna Ganger/Facebook)

C’est une rhétorique pour le moins… musclée que continue d’employer l’administration Trump, et ça ne passe pas inaperçu. Loin de calmer le jeu, le langage utilisé à l’égard de la femme tuée lors de la fusillade impliquant l’ICE à Minneapolis reste particulièrement dur. On a l’impression que les fonctionnaires fédéraux préfèrent blâmer la victime plutôt que de remettre en question l’usage de la force, ce qui, naturellement, alimente les critiques. Il faut se rappeler de qui on parle : Renee Nicole Good, une mère de famille de 37 ans qui élevait trois enfants.

Ce n’est pas anodin, vous savez, car elle a déjà été qualifiée de « terroriste domestique » par certaines personnalités de l’administration. C’est un terme fort, peut-être trop, et cette qualification est d’ailleurs vivement contestée par les responsables locaux ainsi que par les groupes de défense des droits civiques. Le président Donald Trump lui-même a repris ce ton, disons, intransigeant au cours du week-end. Il a défendu les actions de l’agent de l’ICE impliqué tout en pointant du doigt le comportement de la victime.

Dimanche soir, alors qu’il s’adressait aux journalistes à bord d’Air Force One, Trump a lâché cette phrase : « Cette femme a été très, très irrespectueuse envers les forces de l’ordre ». Ces remarques ont évidemment attisé les tensions dans le Minnesota, où les manifestations ne désemplissent pas et où les appels à rendre des comptes sur les tactiques de l’ICE se font de plus en plus pressants. Au milieu de tout ça, il y a un père, celui de Renee Nicole Good, un partisan de longue date de Trump, qui se retrouve aujourd’hui avec « le cœur brisé » par les mots de l’administration qu’il soutenait.

L’émotion d’un père et l’échange tendu sur CBS

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L’affaire prend une tournure encore plus personnelle et émotive avec les récentes interventions du père de la victime. C’est compliqué, humainement parlant. Ses commentaires ont ajouté une dimension tragique aux retombées politiques de cette fusillade de l’ICE à Minneapolis. Tout cela fait suite à une interview diffusée par CBS News, une chaîne qui, soit dit en passant, fait l’objet de critiques concernant son changement de ton éditorial et la place prépondérante accordée à son nouveau présentateur controversé.

Lors de cet échange marquant, le correspondant de CBS, Tony Dokoupil, n’a pas hésité à souligner l’impact personnel de la rhétorique de l’administration. Il s’est adressé directement à Donald Trump en lui disant : « Son père, qui était l’un de vos grands partisans, a le cœur brisé en ce moment ». Et il a ajouté, pour bien appuyer là où ça fait mal : « Il a également le cœur brisé parce que votre administration a si rapidement déclaré qu’il s’agissait d’une terroriste intérieure ».

Dokoupil a ensuite posé la question qui tue, si je puis dire : « Que voulez-vous dire à son père en ce moment ? ». La réponse de Trump ? Il a campé sur ses positions, tout en essayant de nuancer, enfin, à sa manière : « C’est très bien. Et je pense que c’est très bien, et je parie que, dans des circonstances normales, c’était une personne très solide et merveilleuse, mais vous savez que ses actions étaient plutôt dures. » C’est une réponse qui tente de ménager la chèvre et le chou, mais qui reste ferme sur le fond.

Une controverse alimentée par les images et les mots

GettyImages

Il faut dire que ce n’était pas la première sortie du Président sur ce sujet. Un commentaire fait par Donald Trump quelques jours plus tôt avait déjà mis le feu aux poudres et donné le ton à toute cette controverse post-fusillade. S’adressant aux journalistes, Trump avait tenu des propos qui ont été vivement condamnés par les groupes de défense des droits civiques, les autorités du Minnesota et, bien sûr, la famille de la victime. Pourquoi ? Parce que ces mots semblaient rendre Renee Nicole Good seule responsable de sa propre mort.

Cette déclaration a refait surface lors d’une interview ultérieure, où Trump a de nouveau défendu l’agent de l’ICE. Pour justifier sa position, il a cité des séquences vidéo qui, selon lui, corroborent son évaluation des faits. Il a ajouté une précision technique : « lorsque vous regardez la manière dont cette voiture a été éloignée, il y a quelques versions de cette bande qui sont très, très mauvaises ». C’est vague, mais lourd de sens.

L’ensemble de ces commentaires, mis bout à bout, a considérablement intensifié la colère de l’opinion publique. Cela n’a fait que renforcer les critiques à l’égard de la gestion de l’affaire par l’administration, donnant l’impression d’une absence d’empathie face à un drame humain complexe.

Selon la source : ledevoir.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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