Donald Trump suggère qu’on « ne devrait même pas avoir d’élection » : une sortie qui fait grand bruit
Auteur: Simon Kabbaj
Une suggestion surprenante à l’approche des élections

Alors que les États-Unis se préparent activement pour les fameuses élections de mi-mandat — ces scrutins cruciaux où les électeurs choisissent leurs représentants au Congrès —, Donald Trump a lancé une idée pour le moins… inattendue. Il a tout simplement suggéré que, peut-être, « nous ne devrions même pas avoir d’élection ». Une déclaration qui tombe alors que la température politique monte d’un cran. On sent bien que l’ambiance est tendue.
Il faut dire que le contexte n’est pas tout rose pour le camp présidentiel. Les sondages actuels laissent présager que les Républicains risquent de subir une véritable déculottée, si vous me passez l’expression, lors de ces élections. La cote de popularité de Trump a chuté de manière substantielle depuis qu’il a été élu à la Maison Blanche pour ce second mandat. Et ça ne concerne pas seulement sa personne, non, mais aussi des sujets qui lui tiennent particulièrement à cœur, comme l’immigration, où l’opinion semble se détourner de sa politique.
Pourtant, malgré tous ces signaux qui pointent vers des élections de mi-mandat punitives pour lui, le président affiche un calme olympien face à cette perspective. C’est assez déconcertant. Dans un discours récent, il a fait cette suggestion alarmante : plutôt que d’affronter les Démocrates, pourquoi ne pas tout simplement annuler le scrutin ? Trump semble persuadé, ou du moins c’est ce qu’il affirme, qu’il a accompli tellement de choses jusqu’à présent que les États-Unis ne devraient même pas s’embêter avec ces élections.
Entre psychologie et provocation : les propos du président

Selon l’agence Reuters, Trump a déclaré quelque chose d’assez curieux : « C’est un truc psychologique profond, mais quand vous gagnez la présidence, vous ne gagnez pas les mandats intermédiaires ». Il a ajouté, avec cette assurance qu’on lui connaît, qu’il avait le sentiment d’avoir tellement accompli de choses que « quand on y pense, nous ne devrions même pas avoir d’élection ». C’est tout de même fort de café, non ? Lors d’un discours la semaine dernière, on l’a aussi vu se plaindre — une habitude, diront certains — de devoir affronter les Démocrates lors de ces échéances.
L’ironie de la situation, et elle est de taille, c’est que cette sortie a eu lieu cinq ans jour pour jour après l’insurrection du 6 janvier, ce jour sombre où ses partisans avaient violemment pris d’assaut le Capitole à Washington. Depuis cet événement, Trump a fréquemment nié avoir perdu l’élection de 2020 face à Joe Biden. Ce qui est paradoxal, c’est que s’il avait vraiment gagné en 2020, il n’aurait pas eu le droit de se présenter en 2024, la Constitution interdisant plus de deux mandats. Mais bon, la logique politique a ses mystères…
En parlant du parti Démocrate, il a lâché cette phrase un peu décousue : « Comment nous devons même courir contre ces gens ». Testait-il les eaux ? Cherchait-il à repousser les limites ? Difficile à dire. Il a ajouté : « Je ne dirai pas d’annuler l’élection, ils devraient annuler l’élection, parce que les fausses nouvelles diront : ‘Il veut que les élections soient annulées. C’est un dictateur.’ Ils m’appellent toujours un dictateur ». Une façon habile de dire les choses sans les dire, tout en critiquant les médias, comme à son habitude.
Des paroles aux actes : raids, menaces et scénarios de guerre

Ce qui inquiète davantage, c’est ce qui se passe sur le terrain depuis ce discours. Trump ne s’est pas contenté de mots. Il a ordonné des raids massifs de l’immigration par l’ICE (la police migratoire) dans des villes et des États ayant une forte présence démocrate. Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a d’ailleurs rapporté dans un discours à son État que des agents arrêtaient les habitants du Minnesota pour exiger de voir leurs papiers. Une situation qui rappelle des heures sombres et qui crée un climat de peur palpable.
Et ce n’est pas tout. Trump a également proféré des menaces répétées de couper les financements fédéraux aux États dont les représentants s’opposent publiquement à lui. Il n’a même pas épargné sa propre ville natale, New York City, apparemment en représailles à la victoire de Zohran Mamdani lors de l’élection municipale. C’est une forme de pression politique directe et financière qui touche au fonctionnement même des institutions locales.
Enfin, le plus troublant reste peut-être cette allusion à des circonstances qui pourraient le voir rester président au-delà de son mandat. Il a fait référence au président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui est resté au pouvoir en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Écoutez bien ce qu’a dit Trump : « Alors laissez-moi juste dire dans trois ans et demi — donc vous voulez dire, si nous nous trouvons être en guerre avec quelqu’un, plus d’élections, oh, je me demande ce que les fausses nouvelles diraient ». Une phrase qui laisse planer un doute assez glaçant sur ses intentions futures en cas de conflit majeur.
Conclusion : Une démocratie mise à l’épreuve ?

Au final, que doit-on penser de tout cela ? Entre les suggestions d’annulation de vote, les pressions sur les opposants comme Tim Walz ou Zohran Mamdani, et ces étranges comparaisons avec des situations de guerre, le climat est pour le moins électrique. C’est une période bien étrange pour la démocratie américaine.
On peut se demander si ce ne sont que des paroles en l’air pour galvaniser sa base ou une véritable feuille de route. Quoi qu’il en soit, ces propos ne laissent personne indifférent et soulèvent de nombreuses questions sur l’avenir immédiat du pays.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.