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Des pompiers tombent par hasard sur un visage en pierre millénaire : une découverte stupéfiante
Crédit: lanature.ca (image IA)

Quand le passé surgit au détour d’un chemin

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On dit souvent que l’histoire est enfouie sous nos pieds, mais parfois, elle nous regarde droit dans les yeux, littéralement. C’est exactement ce qui est arrivé lors d’une journée qui s’annonçait pourtant banale pour une équipe de pompiers au Kazakhstan.

Imaginez la scène : vous êtes en patrouille de routine, surveillant les risques d’incendie dans les vastes étendues des steppes, et soudain, vous tombez sur une œuvre d’art qui a traversé les millénaires. Le Kazakhstan moderne, bâti sur un enchevêtrement complexe de cultures, de khanats et d’empires, vient de nous livrer un nouveau secret. C’est une histoire fascinante où le hasard rencontre l’archéologie, nous rappelant que cette terre a été le théâtre d’une activité humaine intense bien avant notre ère.

Une patrouille de routine qui tourne à l’expédition archéologique

credit : lanature.ca (image IA)

Tout a commencé dans la région de Sandyktau. C’est un territoire situé à environ 200 miles au nord-ouest de la capitale du pays, Astana. C’est là que Nursultan Ashkenov et Akhmet Zaripov, deux employés du service d’incendie du district, effectuaient leur ronde habituelle. Je ne sais pas pour vous, mais je doute qu’ils s’attendaient à trouver autre chose que des broussailles sèches ce jour-là.

Pourtant, au détour d’un chemin, ils ont trébuché — peut-être au sens propre comme au figuré — sur un visage austère sculpté à même le flanc d’un bloc de granit. Ce n’était pas une petite égratignure sur la roche : on parle d’une sculpture de visage de près d’un pied de long (environ 30 cm). Face à cette découverte, ils ont eu le bon réflexe. Selon les sources d’information locales, le département a immédiatement contacté le ministère des Situations d’urgence du pays ainsi que le musée local.

Le visage en question est assez imposant : il mesure environ 10,5 pouces de long et environ 8 pouces de large. Certains archéologues avancent déjà l’hypothèse que cette sculpture faisait probablement partie d’un complexe rituel. Sergey Yarygin, un scientifique de l’Institut d’archéologie Alkey Margulan, a décrit la trouvaille avec précision à Archaeology Magazine : « Le visage est clairement visible, avec de grands yeux, un long nez droit et des lèvres proéminentes. » Il ajoute, non sans une certaine fierté, que l’archéologie kazakhe enrichit le monde scientifique en révélant les étapes clés du développement de la société ancienne et médiévale.

Un véritable casse-tête temporel : Bronze ou Moyen Âge ?

credit : lanature.ca (image IA)

C’est ici que les choses se corsent, et c’est ce qui rend l’archéologie si excitante (et parfois frustrante). Dater précisément quand ce visage a été utilisé pour des rituels est un peu compliqué. Sergey Yarygin note que des sculptures similaires ont été trouvées sur des sites de l’âge du bronze à travers l’Asie centrale et l’Europe de l’Ouest. On pourrait donc penser à une origine très ancienne.

Mais attendez, ce n’est pas si simple. La sculpture présente aussi une ressemblance frappante avec d’autres types d’iconographie trouvés sur des sites de l’âge du fer dans le sud de la Sibérie, ou même appartenant à des cultures turques médiévales. Le Kazakhstan est un véritable carrefour historique, un creuset.

Il faut se rappeler que cette terre a abrité une incroyable variété de cultures à l’âge du bronze, incluant les Srubna, les Afanasevo et les Andronovo. Ce pays des steppes eurasiennes a ensuite accueilli les Huns de l’âge sombre, les Turcs médiévaux et une variété de Khans. Et tout ça, bien avant de devenir sujets de l’Empire russe puis de l’Union soviétique, jusqu’à obtenir finalement l’indépendance après la dissolution de cette dernière dans les années 1990. Avec un tel mélange, pas étonnant que les équipes enquêtant sur la sculpture aient besoin de plus de temps pour déterminer son âge exact et quelle culture a pu créer ce visage à l’air si sombre.

Une terre qui n’a pas fini de livrer ses secrets

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Cette découverte fortuite n’est finalement qu’une pièce d’un puzzle beaucoup plus vaste. Comme l’a rapporté l’Astana Times, c’est loin d’être un cas isolé ces derniers temps. Les archéologues ont récemment mis au jour un certain nombre d’artefacts dans la région nord-ouest de Pavlodar. On parle de fragments de poterie, d’ustensiles de cuisine et même d’une pointe de flèche datée d’environ le milieu du XIIIe au VIIIe siècle avant notre ère.

Et ce n’est pas tout. D’autres découvertes dans la région centrale de Karaganda pointent également vers une variété d’artefacts appartenant probablement à la culture Alakul. Pour ceux qui ne sont pas experts (et je ne vous en blâme pas), c’est une sous-culture de la culture Andronovo, qui a prospéré dans cette région aux alentours de 2000 à 1700 avant notre ère. C’est vertigineux quand on y pense, non ?

Toutes ces découvertes, qu’elles soient faites par des scientifiques chevronnés ou par des pompiers vigilants comme Nursultan et Akhmet, dévoilent le tissu fascinant de l’histoire qui imprègne le plus grand pays de la steppe eurasienne. Le Kazakhstan est l’un des endroits les plus riches archéologiquement sur Terre, et il semble bien décidé à nous le prouver, un rocher à la fois.

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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