La Niña est arrivée, mais ne nous voilons pas la face : l’océan bouillonne toujours en 2025 et 2026
Auteur: Adam David
Une étrange contradiction climatique

C’est tout de même déroutant, vous ne trouvez pas ? On nous parle sans cesse du retour de La Niña, ce phénomène censé refroidir un peu l’atmosphère, et pourtant… les chiffres sont là, têtus. Une étude scientifique toute récente vient de confirmer ce que beaucoup redoutaient : malgré l’arrivée de cet épisode froid, l’océan mondial a continué de se réchauffer tranquillement en 2025. C’est comme si on essayait de refroidir une casserole bouillante en soufflant dessus : ça rafraîchit la surface, mais le fond reste brûlant.
Cette chaleur, on ne la voit pas forcément à l’œil nu, c’est une menace un peu invisible, sournoise même. Mais croyez-moi, elle pèse lourd, très lourd sur notre avenir climatique et, par ricochet, sur notre économie. Il me semble important de prendre un moment pour décortiquer ce qui se passe vraiment sous la surface, loin des gros titres parfois trompeurs.
La Niña : Un pansement froid sur une fièvre de fond

Alors, regardons ça de plus près. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a sorti ses tablettes : il y a une probabilité de 55 % que La Niña s’installe officiellement entre décembre 2025 et février 2026. Bon, ce ne sera probablement pas un épisode d’une violence extrême, l’intensité devrait rester plutôt faible, avec un retour progressif à la normale – des conditions neutres, comme on dit – dès le printemps prochain. Pour rappel, La Niña, c’est ce fameux épisode naturel du cycle ENSO (El Niño-Southern Oscillation). En gros, les eaux de surface du centre et de l’est du Pacifique équatorial se refroidissent, ce qui chamboule les vents, la pluie et tout le régime climatique régional.
On pourrait se dire « Ouf, ça va rafraîchir ! ». Et c’est vrai, ça peut faire baisser un peu le thermomètre mondial à court terme. Mais attention au piège ! Il ne faut pas oublier que ce phénomène agit surtout en surface, sur quelques mètres d’eau à peine. C’est là tout le paradoxe. L’OMM insiste bien là-dessus : La Niña ne contredit absolument pas la tendance de fond. On est toujours dans un contexte de changement climatique causé par l’homme, et de nombreuses régions vont continuer d’enregistrer des températures bien au-dessus des normales. C’est un peu comme mettre un glaçon dans un bain chaud : l’eau reste chaude.
Plongée dans les abysses : Comment mesure-t-on l’invisible ?

Mais comment les scientifiques peuvent-ils être aussi affirmatifs sur ce qui se passe au fond de l’eau ? Ce n’est pas comme si on pouvait y aller avec un thermomètre de cuisine. L’étude dont je vous parle se base sur le « contenu thermique de l’océan » (l’OHC, pour les intimes). C’est l’indicateur roi. Il permet de voir l’accumulation d’énergie sur le long terme, bien au-delà des petits caprices de surface de La Niña ou El Niño. La méthode est fascinante, je trouve. Ils utilisent une véritable armada de capteurs appelés « Argos ».
Imaginez des milliers de petits flotteurs autonomes, une immense flotte dispersée un peu partout, qui plonge et remonte tous les jours. Ils vont mesurer la température et la salinité jusqu’à 2 000 mètres de profondeur ! C’est colossal. En 2025, ces petites merveilles technologiques, couplées aux satellites et aux campagnes en navires, ont permis de reconstruire une image précise de la situation. Les chercheurs ne font pas ça à la légère : ils croisent plusieurs jeux de données indépendants, corrigent les biais saisonniers ou les zones mal observées, pour être sûrs de leur coup.
Et le verdict de 2025 est sans appel, c’est même vertigineux quand on y pense : l’océan a absorbé environ 23 zettajoules de chaleur de plus qu’en 2024. 23 zettajoules… C’est un chiffre tellement énorme qu’il en devient abstrait, mais dites-vous que c’est une quantité d’énergie phénoménale, stockée là, dans l’eau, prête à perturber le système pour longtemps. Ça confirme que l’océan se réchauffe plus vite, et surtout plus profondément.
L’impact concret : Quand la facture économique et humaine s’alourdit

Toute cette chaleur cachée, elle ne reste pas sagement au fond. Elle a des conséquences très concrètes sur notre vie de tous les jours et sur l’économie. D’abord, cette eau trop chaude alimente des vagues de chaleur marines. Pour les poissons et les écosystèmes, c’est une catastrophe ; les pêcheries voient leurs captures diminuer, ce qui remet en question toute la durabilité de nos ressources en poisson. Et puis, il y a l’eau qui gonfle en chauffant – la dilatation thermique – qui accélère la montée du niveau de la mer. Nos côtes, nos ports, nos infrastructures logistiques… tout ça devient plus vulnérable aux inondations et aux tempêtes. Imaginez les zones urbaines basses, elles sont en première ligne.
Même le secteur de l’énergie prend un coup. On n’y pense pas souvent, mais l’eau trop chaude refroidit moins bien les centrales, perturbe l’hydroélectricité et peut même affecter la fiabilité des parcs éoliens offshore. Les assureurs, eux, ne s’y trompent pas : ils sont déjà en train d’ajuster leurs primes et de réévaluer les risques financiers. Ça va coûter cher, c’est une certitude.
C’est pour ça que les prévisions de l’OMM sont vitales. Savoir anticiper La Niña ou El Niño, c’est un outil de planification essentiel pour l’agriculture, la santé, les transports ou même l’humanitaire. Ça permet d’éviter des pertes en millions de dollars et, surtout, de sauver des vies. Mais au bout du compte, il faut garder une chose en tête : les phases de refroidissement en surface, ça va, ça vient. La chaleur océanique, elle, elle reste. Tant qu’on continuera d’émettre des gaz à effet de serre, l’océan continuera d’éponger et de stocker cette énergie. Comprendre ça, c’est la seule façon de transformer l’info en action.
Selon la source : tameteo.com
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