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Le 25e amendement expliqué : comment il pourrait écarter Donald Trump du pouvoir
Crédit: shutterstock

L’obsession groenlandaise et la menace de destitution

The White House, Public domain, via Wikimedia Commons

Depuis son retour au pouvoir l’année dernière, Donald Trump semble n’avoir qu’une idée en tête : l’annexion du Groenland. Il est catégorique sur ses intentions, affirmant haut et fort que les États-Unis ont « besoin » de posséder ce territoire danois « maintenant » pour des raisons de sécurité nationale. Cette insistance a fini par réveiller une vieille conversation à Washington : l’invocation du 25e amendement.

La situation s’est tendue d’un cran, c’est le moins qu’on puisse dire. Face à la condamnation de cette manœuvre par de nombreux dirigeants européens, le président américain n’y est pas allé de main morte : il menace d’imposer un droit de douane de dix pour cent sur huit pays européens, et ce, dès le mois de février. Et tenez-vous bien, car si aucun accord pour « l’achat complet et total du Groenland » n’est trouvé d’ici juin, ce taux grimpera à 25 pour cent. C’est du brutal. Cette escalade effraie beaucoup de monde, certains craignant même qu’une troisième guerre mondiale n’éclate si Trump tente une action militaire sur le territoire. C’est dans ce climat d’incertitude que des voix s’élèvent pour demander son départ de la Maison Blanche via cet amendement constitutionnel.

Le 25e Amendement : Un mécanisme complexe de transfert du pouvoir

John F. Kennedy dans le Bureau ovale via wikimedia / public domaine / Cecil Stoughton, White House

Mais au fond, de quoi parle-t-on exactement ? Ce fameux amendement n’est pas tout jeune. Il a été proposé par les législateurs fédéraux suite au tragique assassinat de John F. Kennedy en 1963. C’est un texte technique, certes, mais crucial. C’est plus précisément la section 4 du 25e amendement qui nous intéresse ici : elle permet le transfert de l’autorité au vice-président sans pour autant destituer formellement le président sur-le-champ. C’est une nuance importante.

Pour que cela fonctionne, la barre est placée très haut. Selon les dispositions de cette section quatre, le vice-président, qui est actuellement JD Vance, doit s’allier à une majorité du Cabinet (composé de 15 membres) pour déclarer conjointement que le président est inapte à exercer ses fonctions. Ce n’est pas une mince affaire. Évidemment, on imagine mal Trump se laisser faire. Il bloquerait très probablement une telle initiative. Dans ce cas de figure, le dernier mot reviendrait au Congrès, qui a le pouvoir de mandater le transfert du pouvoir. Mais attention, cela nécessiterait un vote des deux tiers au Sénat et à la Chambre des représentants. Pour l’anecdote, si le 25e amendement a déjà été invoqué pour deux vice-présidents par le passé, il n’a jamais été utilisé pour écarter un président en exercice. Jamais.

Réactions politiques et révélations troublantes

Governor Moore and Lt. Governor Miller attend the Swearing-In of the 119th Congressional Black Caucus by Joe Andrucyk at via wikimedia

L’idée de recourir à cette mesure extrême n’est pas nouvelle pour certains démocrates. Maxine Waters, représentante démocrate de Californie, avait déjà appelé l’année dernière à des mesures agressives pour s’assurer que Trump puisse être écarté. Ses propos étaient sans équivoque : « Il veut contrôler la Fed. Il veut pouvoir déterminer les taux d’intérêt. Il veut pouvoir avoir au conseil d’administration des gens qui feront exactement ce qu’on leur dit ». Pour elle, c’est « extraordinairement dangereux » et cela ressemble aux agissements d’un dictateur cherchant à contrôler toute l’économie. Elle a d’ailleurs plaidé pour la mise en œuvre de l’article 25, arguant que l’administration actuelle pourrait bouleverser l’économie entière.

Plus récemment, c’est le démocrate Ed Markey qui est monté au créneau sur la plateforme X (anciennement Twitter) avec un message lapidaire : « Invoquez le 25e amendement ». Cette sortie fait suite à un rapport du New York Times révélant que l’obsession de Trump pour le Groenland s’est intensifiée après… son échec à obtenir le prix Nobel de la paix. Oui, vous avez bien lu. Dans une lettre adressée au Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre, Trump a formulé une menace pour le moins inquiétante. Il a déclaré ne plus penser « purement à la paix », allant jusqu’à dire qu’il s’en prenait à une nation alliée parce que « votre pays a décidé de ne pas me donner le prix Nobel de la paix pour avoir arrêté 8 guerres PLUS ». Une justification qui laisse perplexe, c’est le moins qu’on puisse dire.

Conclusion

En résumé, nous sommes face à une situation politique particulièrement volatile. Entre les menaces économiques pesant sur l’Europe, les ambitions territoriales sur le Groenland et les rancœurs personnelles liées au prix Nobel, les appels à utiliser le 25e amendement se multiplient du côté démocrate. Reste à savoir si ces démarches dépasseront le stade de la rhétorique politique, car la route législative pour y parvenir est, comme nous l’avons vu, semée d’embûches considérables.

Selon la source : newsweek.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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