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Lait infantile et angoisse parentale : deux décès suspects relancent la traque d’une contamination bactérienne en France
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une inquiétude mondiale qui se cristallise en France

C’est le genre de nouvelle qui glace le sang de n’importe quel jeune parent. Alors que l’on pensait être à l’abri, le spectre du lait infantile contaminé refait surface avec une intensité dramatique. Désormais, ce sont deux décès de nourrissons qui font l’objet d’une enquête approfondie en France. La justice cherche à déterminer s’il existe un lien fatal avec la consommation de ces laits potentiellement vérolés.

Il faut dire que l’affaire dépasse largement nos frontières, prenant des allures de crise sanitaire globale. Un peu partout dans le monde, plusieurs références de lait infantile soupçonnées d’abriter une bactérie ont été rappelées en urgence. Les géants de l’agroalimentaire sont en première ligne : de nombreux lots estampillés Nestlé et Lactalis sont concernés par cette procédure de retrait massive. Danone n’est pas épargné non plus, puisque le groupe a annoncé le 21 janvier le blocage de certains de ses lots par les autorités de Singapour. En France, l’étau se resserre et l’implication possible de ces produits est scrutée à la loupe dans le cadre de plusieurs décès de bébés survenus ces derniers mois.

Bordeaux et le drame du nourrisson de 27 jours : chronologie d’une tragédie

credit : lanature.ca (image IA)

Les choses se sont accélérées – si l’on peut dire – ce mardi 20 janvier 2026. C’est à cette date que de premières investigations ont officiellement débuté suite à la mort suspecte d’un bébé survenue le 8 janvier au sein de l’hôpital Haut-Lévêque de Pessac, tout près de Bordeaux. Une affaire poignante où chaque détail compte. Le procureur de Bordeaux a d’ailleurs précisé ce jeudi 22 janvier 2026 qu’une enquête pénale pour rechercher les causes de la mort était ouverte. Selon ses dires, l’enfant avait été nourri, précisément entre le 5 et le 7 janvier 2026, avec un lait artificiel de la marque Guigoz.

Ce lait, détail troublant, faisait justement l’objet d’un rappel pour une possible contamination par la bactérie Bacillus cereus. Alors, est-ce la cause ? Difficile à dire pour l’instant. Les premières analyses n’ont pas détecté la présence de la fameuse bactérie, mais on sait bien que ces résultats initiaux ne suffisent pas toujours : des analyses complémentaires sont attendues. Et puis, il y a ce deuxième drame. Une autre « piste sérieuse » est évoquée après le décès d’un autre enfant, parti le 23 décembre alors qu’il n’avait que 27 jours. Sa mère a expliqué aux enquêteurs l’avoir nourri avec une boîte de lait Guigoz, elle aussi concernée par le rappel. Le procureur a saisi un laboratoire en urgence, tout en tempérant : il est encore « beaucoup trop tôt » pour tirer des conclusions définitives.

L’huile chinoise au cœur du scandale et la marche à suivre

credit : lanature.ca (image IA)

Mais d’où vient cette contamination ? Apparemment, l’origine du mal serait identifiée. La contamination des laits est due à la présence de la bactérie dans de l’huile issue d’une production chinoise. C’est cet ingrédient spécifique qui alimente les usines de plusieurs mastodontes du secteur, comme Nestlé et Lactalis. C’est un effet domino classique dans l’industrie globalisée : un fournisseur flanche, et c’est toute la chaîne qui tremble.

Concrètement, si vous avez des boîtes chez vous, la vigilance est de mise. Des produits vendus sous les marques Guigoz, Picot, Nidal et Alfamino ont déjà été rappelés. Le conseil est simple mais impératif : en cas de doute, arrêtez tout. Les parents sont invités à ne plus utiliser le produit. Il faut prendre la boîte en photo – assurez-vous d’avoir la face avant et surtout le code du lot sous la boîte bien visibles – puis l’envoyer au service consommateur de Nestlé ou Lactalis avant de rapporter le tout en magasin.

La réponse politique : entre prudence et retrait massif

credit : lanature.ca (image IA)

Face à l’émoi suscité, le gouvernement tente de calmer le jeu, non sans une certaine prudence sémantique. Invitée sur le plateau de BFMTV ce 23 janvier, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a tenu à préciser que pour l’instant, aucun lien formel n’a été établi entre les décès et le lait contaminé. « Malheureusement avec la science, des fois, on n’a pas de certitude. Je ne peux pas vous assurer que j’aurai la certitude un jour », a-t-elle lâché, une phrase qui risque de ne pas rassurer grand-monde sur l’avancée de l’enquête.

Elle a tout de même confirmé l’ampleur du problème industriel : « Tous les industriels concernés ont retiré leurs lots », a assuré la ministre, précisant que ceux qui se sont fournis avec cette huile contaminée par la Bacillus cereus ont agi dans de nombreux pays. Une version corroborée par le ministère de l’Agriculture qui, interrogé le 21 janvier par la cellule investigation de Radio France, expliquait que cette huile fournie par un fabricant chinois a été expédiée « un peu partout dans le monde ». La conséquence est vertigineuse : cela implique que virtuellement tous les fabricants de lait infantile sont susceptibles d’être concernés.

Selon la source : femmeactuelle.fr

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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