Aller au contenu
Trump menace de poursuivre Trevor Noah après une blague féroce sur Epstein aux Grammys
Crédit: shutterstock

Quand l’humour ne passe pas du tout

lanature.ca / MOD

On le sait, les cérémonies de remise de prix sont souvent le théâtre de petites piques politiques, mais cette fois-ci, c’est allé un peu plus loin que d’habitude. Donald Trump, fidèle à lui-même, a profité de l’occasion pour lancer une menace directe à l’humoriste Trevor Noah après des commentaires faits lors de la soirée des Grammys. C’était le 1er février dernier, une soirée censée célébrer la musique, mais qui a fini par irriter l’ancien président au plus haut point.

Trevor Noah, qui animait l’événement, a lancé plusieurs flèches en direction de Trump tout au long de la nuit. C’est le jeu, me direz-vous. Sauf qu’une blague en particulier a semblé toucher un nerf très sensible, provoquant une réaction épidermique de l’ex-locataire de la Maison Blanche. Trump a carrément déclaré qu’il allait « s’amuser » avec Noah, et pas dans le bon sens du terme, en évoquant des problèmes judiciaires.

La blague sur le Groenland et l’ombre d’Epstein

shutterstock

Alors, qu’est-ce qui a pu mettre Trump dans un tel état ? Eh bien, juste avant de remettre le prix de la Chanson de l’année, Noah a fait une référence assez audacieuse aux demandes incessantes de Trump pour acheter le Groenland — vous vous souvenez de cette histoire un peu folle ? — tout en liant cela à son ancienne relation avec le financier Jeffrey Epstein. C’était osé. Noah a lancé : « Chanson de l’année — c’est un Grammy que chaque artiste veut presque autant que Trump veut le Groenland, ce qui est logique parce que l’île d’Epstein n’est plus là, il a besoin d’une nouvelle île pour traîner avec Bill Clinton. »

Ça fait mal. Évidemment, il faut rappeler le contexte pour être juste. Bill Clinton a toujours nié avoir eu connaissance des activités criminelles d’Epstein, même s’il le connaissait avant sa mort. De son côté, Ghislaine Maxwell a affirmé que Clinton était son ami à elle, et non celui d’Epstein, niant aussi toute implication de l’ancien président démocrate dans les crimes sordides du financier. Trump, lui aussi, a maintes fois répété qu’il ne savait rien des crimes d’Epstein et a pris ses distances. Mais bon… cette blague a visiblement agacé Trump au point qu’il promette de traîner l’animateur devant les tribunaux pour lui causer des ennuis.

La riposte furieuse sur Truth Social

shutterstock

La réaction ne s’est pas fait attendre. Dans une réponse furieuse, Trump s’est emparé de son clavier pour poster sur Truth Social, sa plateforme de prédilection. Il a condamné l’humoriste en utilisant ses insultes habituelles, un peu comme il le fait toujours avec les gens du spectacle qui ne l’aiment pas. Il a commencé fort : « Les Grammy Awards sont les PIRES, pratiquement irregardables ! CBS a de la chance de ne plus avoir ces ordures polluant leurs ondes plus longtemps. »

Il ne s’est pas arrêté là, bien sûr. Il s’en est pris directement à l’hôte : « L’animateur, Trevor Noah, qui que ce soit, est presque aussi mauvais que Jimmy Kimmel aux Oscars aux faibles audiences. » Trump a tenu à rectifier ce qu’il considère comme un mensonge éhonté. Il a écrit : « Noah a dit, INCORRECTEMENT à mon sujet, que Donald Trump et Bill Clinton ont passé du temps sur l’île d’Epstein. FAUX !!! Je ne peux pas parler pour Bill, mais je n’ai jamais été sur l’île d’Epstein, ni nulle part à proximité, et jusqu’à la déclaration fausse et diffamatoire de ce soir, je n’ai jamais été accusé d’y avoir été, pas même par les Fake News Media. » On sent que l’accusation l’a vraiment piqué au vif.

Menaces de procès et conclusion

shutterstock

C’est là que ça devient un peu plus menaçant… et bizarrement spécifique. Trump a qualifié Noah de « perdant total » (un classique) et lui a conseillé de vérifier ses faits, et vite. Il a déclaré : « On dirait que je vais envoyer mes avocats poursuivre ce pauvre, pathétique, sans talent, idiot de maître de cérémonie, et le poursuivre pour beaucoup de $. » Oui, il a bien parlé d’argent.

Pour enfoncer le clou, il a ajouté une référence assez obscure : « Demandez au Petit George Slopadopolus, et à d’autres, comment tout cela s’est terminé. Demandez aussi à CBS ! Prépare-toi Noah, je vais m’amuser un peu avec toi ! » Je suppose qu’il fait référence à George Papadopoulos, mais avec Trump, les surnoms sont toujours un peu… créatifs. Bref, entre l’humour grinçant des Grammys et la susceptibilité légendaire de l’ancien président, on n’a pas fini d’en entendre parler. Reste à voir si ces menaces juridiques se concrétiseront ou si c’était juste une tempête de plus sur les réseaux sociaux.

Selon la source : deadline.com

Créé par des humains, assisté par IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu