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La vague de départs se poursuit à la CAQ : Jonatan Julien annonce la fin de son aventure politique
Crédit: Andrew Scheer, Wikimedia Commons (CC0)

Une autre page se tourne pour le gouvernement

credit : lanature.ca (image IA)

C’est un peu comme si une digue venait de céder, vous ne trouvez pas ? Un autre pilier de la Coalition Avenir Québec a décidé de passer à autre chose. Cette fois, c’est au tour de Jonatan Julien, le député de Charlesbourg. Après plus de dix années à naviguer dans les eaux parfois tumultueuses de la vie politique active, celui qui porte actuellement le lourd dossier du troisième lien a confirmé qu’il ne sera pas sur les rangs lors des prochaines élections. Il tirera sa révérence à la fin de son mandat actuel.

L’annonce est tombée ce lundi, confirmant ce que certains pressentaient peut-être. M. Julien a expliqué qu’il quittera ses fonctions après avoir honoré jusqu’au bout son deuxième mandat auprès des électeurs de Charlesbourg, ces mêmes gens qui lui ont fait confiance à deux reprises depuis 2018. Ce n’est pas une décision prise à la légère, loin de là. Il parle d’un choix « difficile et éclairé ».

Ce qui est intéressant, c’est la raison invoquée, ou du moins le déclencheur. Jonatan Julien ne s’en cache pas : le départ annoncé de son chef a joué un rôle majeur. « Il est indéniable que la décision digne et courageuse de notre premier ministre M. François Legault de quitter aura été un facteur déterminant dans mon choix », a-t-il confié. C’est assez touchant, cette loyauté, non ? D’ailleurs, il rejoint ainsi la liste grandissante des ministres qui plient bagage, comme Sonia LeBel et Geneviève Guilbault, dont nous avons appris les départs ces dernières semaines. Petit détail politique croustillant : on sait que M. Julien souhaitait voir Simon Jolin-Barrette se lancer dans la course à la chefferie. François Legault, de son côté, n’a pas manqué de saluer son « joueur d’équipe » et « collègue respecté » sur les réseaux sociaux, soulignant sa contribution au rattrapage des infrastructures et son dévouement pour la Capitale-Nationale.

De l’Hôtel de ville au Salon bleu : un parcours sinueux

credit : lanature.ca (image IA)

Quand on regarde dans le rétroviseur, on réalise que Jonatan Julien a eu un parcours… disons, assez varié. Ce comptable de formation n’en était pas à son premier rodéo. Saviez-vous qu’il avait tenté sa chance dès 2003 ? C’était dans cette même circonscription, mais sous la bannière de l’Action démocratique du Québec (ADQ). À l’époque, ça n’avait pas fonctionné, il avait été battu par son rival libéral. Il lui aura fallu attendre dix ans avant de replonger dans l’arène, mais cette fois-ci au niveau municipal.

Dès 2013, il devient le bras droit du maire Régis Labeaume. Une position enviable, certes, mais pas sans heurts. En 2018, coup de théâtre : il démissionne avec fracas de son poste de vice-président du comité exécutif. La raison ? Il a été profondément choqué par une déclaration du maire concernant sa gestion des coûts d’un poste de police. Vous imaginez l’ambiance… Il a donc fini son mandat municipal comme conseiller indépendant. C’est là que François Legault entre en scène et lui offre une opportunité en or : se présenter dans Charlesbourg.

Pour la petite histoire, ce comté était initialement réservé à Geneviève Guilbault par la CAQ. Mais après avoir dû relever un candidat controversé, elle a finalement été élue lors d’une partielle dans Louis-Hébert, laissant le champ libre à Julien. Et il n’a pas raté son coup ! M. Julien a défait le ministre libéral sortant, François Blais, avec une avance confortable de plus de 10 000 votes. Une victoire sans appel. En 2022, rebelote : il est réélu avec une majorité tout aussi impressionnante, cette fois-ci en devançant son adversaire du Parti conservateur du Québec.

Bilan ministériel : Des éoliennes aux Kings de Los Angeles

Une fois au pouvoir, on ne l’a pas laissé se tourner les pouces. Durant son premier mandat, on lui a confié les rênes du prestigieux ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles. Ce n’est pas rien. C’est là qu’il a mis en branle la stratégie sur les minéraux critiques et relancé des projets d’éoliennes, tout en signant — fait marquant — la fin de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures au Québec. Ah, et n’oublions pas la signature de ce « juteux contrat » d’électricité avec New York. Un bilan plutôt costaud pour un premier tour de piste.

Le deuxième mandat, par contre, a été un peu plus… mouvementé, dirons-nous. Devenu ministre des Infrastructures et responsable de la Capitale-Nationale, il s’est attaqué à une réforme des appels d’offres. L’objectif ? Construire plus vite et moins cher. Une noble cause. Mais sa popularité a pris un coup, il faut l’admettre, lorsqu’il a été écorché vif par l’opinion publique à cause des fameux 5 millions de dollars versés à Québecor. Vous vous souvenez ? C’était pour faire venir les Kings de Los Angeles au Centre Vidéotron pour quelques matchs. Ça a fait grincer pas mal de dents à l’époque.

Puis, lors du remaniement de septembre dernier, il a hérité d’un autre gros morceau : le ministère des Transports et de la Mobilité durable. C’est lui qui doit gérer la patate chaude du troisième lien. D’ailleurs, il a du pain sur la planche avant de partir : il prévoit présenter, dès la fin du mois de février, le coût cible de ce projet controversé et préciser enfin le tracé final dans le corridor central. C’est un dernier gros dossier à boucler avant de fermer la porte.

Conclusion : Un départ qui marque la fin d’une époque

Au bout du compte, le départ de Jonatan Julien, c’est un peu plus qu’une simple démission. C’est le signe d’un changement de garde, d’une transformation profonde au sein du parti au pouvoir. Il part en laissant derrière lui des réformes importantes, quelques controverses inévitables, et des projets d’envergure qui feront encore jaser longtemps après son départ.

Reste à voir comment le dossier du troisième lien atterrira finalement en février. Une chose est sûre : la scène politique de Québec perd un de ses acteurs clés, un homme qui aura navigué entre les chiffres de comptable et les tempêtes médiatiques pendant plus d’une décennie.

Selon la source : journaldequebec.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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