Un déménagement bien plus tôt que prévu
Vous pensiez que le feuilleton Andrew s’était calmé ? Pas vraiment. Lundi soir, Andrew Mountbatten-Windsor a officiellement quitté son domicile de Windsor. Direction : le domaine de Sandringham, dans le Norfolk. Ce qui surprend, c’est le timing. Le palais de Buckingham avait initialement annoncé ce départ pour le début de l’année 2026. Alors, pourquoi cette urgence ?
La réponse tient en deux mots : fichiers Epstein. La publication récente de nouveaux documents par le ministère américain de la Justice a visiblement accéléré les choses. Bien qu’il ait toujours nié tout acte répréhensible, la pression monte pour qu’il témoigne aux États-Unis. Résultat ? Celui qu’on n’appelle plus « Son Altesse Royale » réside désormais au Wood Farm Cottage, en attendant la fin des travaux de sa future résidence permanente, Marsh Farm.
Pour la famille royale, le « problème Andrew » est un casse-tête qui dure. Les décisions ont parfois semblé lentes, voire inefficaces. Mais cette fois, le message est clair : son bail au Royal Lodge était devenu le symbole gênant d’un privilège financé par l’argent public, sur fond de scandale sexuel. L’objectif est désormais de le garder hors de la vue du public autant que possible.
Entre gros sous et dernières provocations

Avant de partir, l’ex-duc d’York s’est fait remarquer une dernière fois lundi, chevauchant près de son ancienne demeure et saluant les passants depuis sa voiture. Des images très mal reçues par le Palais. Car en coulisses, la bataille financière a été rude. En octobre, une notification formelle de restitution du bail a été signifiée, en même temps que le retrait de son titre de prince.
Parlons chiffres, car c’est vertigineux. En 2003, Andrew avait signé un bail de 75 ans pour le Royal Lodge, payant plus de 8 millions de livres sterling d’avance pour couvrir ses futures obligations de loyer (basées sur un loyer théorique de 260 000 £ par an). En théorie, il aurait pu réclamer 488 000 £ pour ce départ anticipé. Sauf qu’un rapport du Crown Estate est formel : la propriété a besoin de tellement de réparations qu’il ne touchera probablement pas un centime de compensation.
C’est donc le Roi, propriétaire privé du domaine de Sandringham (acheté en 1862 par le futur Édouard VII), qui règle la note du nouveau logement de son frère. Le domaine est immense : environ 80 km² de jardins, soit la taille de la ville de Nottingham. Des sources proches expliquent que malgré son « mauvais jugement » méritant sanction, Andrew reste un membre de la famille envers qui existe un « devoir de protection » personnel.
De nouvelles accusations accablantes

Si Andrew cherche la tranquillité à la campagne, son passé ne le lâche pas. La police de Thames Valley évalue actuellement de nouvelles allégations rapportées par la BBC : une femme, non britannique et âgée d’une vingtaine d’années à l’époque, affirme avoir été envoyée au Royaume-Uni par Jeffrey Epstein en 2010 pour une rencontre sexuelle avec Andrew. Fait troublant : cela se serait passé au Royal Lodge même. Selon son avocat Brad Edwards, elle aurait ensuite eu droit à du thé et une visite de Buckingham Palace. C’est la première fois qu’une survivante évoque un tel acte dans une résidence royale.
Ces révélations s’ajoutent au dossier déjà lourd de Virginia Giuffre, qui avait accusé Andrew en 2014 d’avoir abusé d’elle alors qu’elle avait 17 ans et était sous l’emprise de Ghislaine Maxwell. Giuffre a réglé son procès civil en février 2022 pour environ 12 millions de livres sterling, avant de mettre fin à ses jours l’année dernière. Andrew, lui, n’a pas répondu aux demandes de commentaires de la BBC sur ces nouveaux faits, bien qu’il ait toujours nié en bloc.
Note de la rédaction : Si vous êtes en détresse ou avez des pensées suicidaires, le 3114 est disponible 24h/24 et 7j/7.
Une pression politique et publique intenable
La situation devient critique avec la publication de millions de pages par la justice américaine. On y trouve des échanges d’e-mails entre le prince et le financier, datant d’après le plaidoyer de culpabilité d’Epstein pour sollicitation de mineur. Pire, une photo semble montrer Andrew à quatre pattes au-dessus d’une femme au sol. Epstein, rappelons-le, est mort dans une cellule de New York le 10 août 2019 en attendant son procès pour trafic sexuel.
Aujourd’hui, tout le monde s’en mêle. Le Premier ministre Sir Keir Starmer a déclaré la semaine dernière que quiconque détenant des informations devait les partager pour être « centré sur les victimes ». Une survivante, Lisa Phillips, a confié à la BBC que voir Andrew témoigner « signifierait tout ». Du côté du Palais, on botte en touche : « Fournir un témoignage est désormais une affaire entre Andrew et sa conscience ».
Pour l’instant, l’ancien duc d’York ne reviendra à Windsor ces prochaines semaines que pour récupérer le reste de ses affaires. Sa base officielle est désormais le Norfolk, loin, très loin des grilles du château.
Selon la source : bbc.com
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