Aller au contenu
Détournement de démocratie en vue au pays de Trump
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une vague bleue qui fait trembler les murs

credit : lanature.ca (image IA)

On sent comme une nervosité palpable dans l’air, vous ne trouvez pas ? Alors que le soutien à Donald Trump et à son parti semble traîner misérablement dans les bas-fonds des sondages, les indices laissant présager un véritable sabordage des élections de mi-mandat ne cessent de s’accumuler. C’est à se demander si les dés ne sont pas en train d’être pipés sous nos yeux.

La question qui brûle les lèvres est simple, mais effrayante : les élections de novembre seront-elles détournées pour empêcher les démocrates de reprendre le contrôle du Congrès ? C’est franchement ce que plusieurs déclarations, et surtout des actions récentes du président et de son administration, portent à croire. La majorité républicaine à la Chambre des représentants ne tient plus qu’à un fil, c’est un secret de polichinelle.

Historiquement, le parti présidentiel perd presque toujours des plumes à mi-mandat, c’est la règle du jeu. Mais là, avec des taux d’approbation historiquement faibles pour Trump, les républicains sont pratiquement assurés de perdre la Chambre, et je dirais même… peut-être le Sénat. Chaque élection partielle vient confirmer cette tendance lourde : des sièges qu’on pensait solidement républicains sont désormais en jeu, voire perdus d’avance. C’est dire l’ampleur de la vague bleue en formation.

L’enjeu : sauver les meubles et cacher les dossiers

credit : lanature.ca (image IA)

Le président n’est pas dupe, il sait très bien ce que signifie un tel renversement de vapeur. S’il perd le Congrès, c’est la fin de la récréation. Non seulement il ne pourrait plus faire estampiller ses budgets et ses nominations à volonté — ce qui serait déjà un cauchemar pour lui — mais son administration devrait répondre de ses actions devant un Congrès revanchard, bien décidé à utiliser ses pleins pouvoirs d’enquête.

Et c’est là que ça devient intéressant, ou inquiétant, selon le point de vue. Il y a des squelettes dans le placard qu’il faut absolument garder sous clé. Ne serait-ce que pour éviter l’entière divulgation des dossiers Epstein, par exemple. C’est un scénario catastrophe que Donald Trump veut bloquer à tout prix, quitte à faire obstacle au choix démocratique de ses propres concitoyens. Pour lui, tous les moyens semblent bons pour éviter la lumière.

Tactiques de l’ombre : de la Géorgie à la nationalisation du vote

Presque chaque jour, on assiste à un nouveau spectacle. Ses actions ou ses déclarations indiquent une volonté farouche de contrôler, de manipuler ou carrément de saborder les élections de novembre. Prenez ce qui se passe en Géorgie : des agents fédéraux cherchent à s’emparer des listes électorales, à saisir les bulletins et même les machines de vote. C’est du jamais vu.

Et ça ne s’arrête pas là. Lundi dernier, Trump a appelé les républicains à « nationaliser » les élections. C’est une déclaration hallucinante quand on sait que l’administration des élections est la compétence exclusive des États. Mais cela fait suite à de nombreux gestes dans le même sens depuis un an. Ses objectifs ? Ils sont multiples, bien sûr.

Il souhaite sans doute entretenir ce mythe — devenu une réalité tangible dans l’univers parallèle de Trump — que l’élection de 2020 était truquée. Le contrôle des listes permettrait aussi aux républicains de faire un grand ménage, de les « nettoyer » en s’appuyant sur de minces prétextes pour désinscrire des électeurs jugés indésirables. Plus largement, toutes ces actions contribuent à miner la confiance des électeurs envers le processus électoral lui-même, ce qui semble être une véritable idée fixe chez l’ex-président.

Conclusion : Vers une intimidation institutionnalisée ?

Il devient de plus en plus manifeste, malheureusement, que Trump cherche à entretenir dans plusieurs États un climat d’insécurité toxique. Cela pourrait l’amener à prendre des mesures exceptionnelles, allant du contrôle du processus électoral par des agents fédéraux jusqu’à son annulation pure et simple, peut-être sous le prétexte fallacieux d’une « insurrection ».

À l’approche du jour J, la présence massive d’agents masqués de l’immigration dans certains endroits politiquement stratégiques, accompagnée d’une menace constante d’escalade de la violence, servira à intimider des millions de citoyens issus de l’immigration. On peut parier qu’ils y réfléchiront à deux fois avant d’exercer leur plein droit de vote.

J’entends déjà mes critiques, probablement en train de lever les yeux au ciel, dire que j’exagère, que Trump et les « MAGA-républicains » n’oseront jamais poser des gestes illégaux, voire violents, pour détourner la démocratie. Eh bien, c’est faux. Ils l’ont déjà essayé à la suite de l’élection de 2020, ne l’oublions pas. Depuis, Trump a clairement fait comprendre à tout le monde que, lorsqu’on agit dans son intérêt personnel, l’illégalité et la violence n’entraînent pas de conséquences. Le passé est, hélas, souvent garant de l’avenir.

Selon la source : journaldemontreal.com

Créé par des humains, assisté par IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu