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« Je veux juste rentrer chez moi » : des Canadiens bloqués au Mexique malgré la reprise des vols
Crédit: CTV Edmonton

Quand les vacances virent à l’état de siège

Des plages paradisiaques au confinement forcé. C’est la situation à laquelle sont confrontés des touristes albertains, bloqués dans la ville mexicaine de Puerto Vallarta. Le gouvernement local a émis un ordre de confinement après une flambée de violence soudaine, transformant un lieu de villégiature en zone de haute tension.

L’étincelle qui a mis le feu aux poudres ? Une opération de l’armée mexicaine qui, le dimanche, a conduit à la mort du chef du cartel Jalisco Nouvelle Génération. En réponse, Affaires mondiales Canada a immédiatement publié un avertissement aux voyageurs pour la région, citant l’activité criminelle. Le ministère estime que plus de 4 000 Canadiens se trouvent actuellement dans l’État de Jalisco, dont Puerto Vallarta est l’une des principales villes.

Des témoins au cœur de l’histoire

Parmi les milliers de Canadiens présents sur place se trouve Murray Billett, un habitant d’Edmonton. Pour cet habitué de la région, qu’il visite régulièrement depuis le début des années 1990, la situation est sans précédent. Il a confié à CBC News que les événements actuels étaient bien différents de tout ce qu’il avait pu connaître par le passé.

« Ce que nous voyons, c’est l’histoire en marche… c’est étrange d’être impliqué là-dedans », a-t-il déclaré. Pour lui, le choc est d’autant plus grand qu’il symbolise une confrontation inédite. « Nous voyons pour la première fois le pouvoir du cartel contre le pouvoir de l’administration du gouvernement mexicain. » Selon Murray Billett, cette escalade n’avait absolument pas été anticipée par les touristes.

La surprise et l’incrédulité des vacanciers

Ce sentiment de surprise est partagé par Jennifer Kirby, une résidente de Calgary également en vacances à Puerto Vallarta. Déconnectée de l’actualité pendant son séjour, elle n’a pris conscience de la gravité de la situation que lorsqu’un employé de l’hôtel lui a montré des vidéos d’incendies dans la région. Sa première réaction a été de minimiser le danger. « J’ai tout de suite pensé qu’il s’agissait simplement de feux de forêt », a-t-elle expliqué.

La réalité l’a vite rattrapée. Son vol de retour a été annulé et elle se retrouve désormais confinée dans son hôtel, situé à quelques pas de l’aéroport de Puerto Vallarta. Cette expérience a bouleversé sa perception de la destination. « J’ai toujours pensé que Puerto Vallarta était sûr », a-t-elle admis, avant de conclure : « Je suppose qu’il faut toujours être préparé à l’inattendu. »

Consignes officielles et vols annulés

Face à la crise, les autorités canadiennes ont réagi. Affaires mondiales Canada conseille aux Canadiens se trouvant dans l’État de Jalisco de faire profil bas, de suivre attentivement les informations diffusées par les médias locaux et de se conformer aux directives des autorités mexicaines. Le gouvernement fédéral a également rappelé que les personnes ayant besoin d’une aide consulaire d’urgence peuvent contacter le Centre de surveillance et d’intervention d’urgence.

Les conséquences se font déjà sentir dans les aéroports canadiens. Dimanche, des porte-paroles des aéroports internationaux d’Edmonton et de Calgary ont confirmé à CBC News être au courant des annulations de vols dues à la violence dans la région de Puerto Vallarta. À Edmonton, la porte-parole Erin Isfeld a précisé qu’un vol au départ de la ville avait été affecté et que trois vols en provenance de Puerto Vallarta avaient été annulés.

L’avenir incertain du tourisme local

Au-delà du sort immédiat des voyageurs, ces événements pourraient laisser des traces durables. Murray Billett rapporte que certaines de ses connaissances affirment déjà qu’elles hésiteront à revenir à Puerto Vallarta après les violences de dimanche. Il s’inquiète surtout de l’impact économique sur la population locale, qui dépend fortement du tourisme.

« Le coût pour, plus important encore, les familles qui comptent sur nous, les touristes, pour payer leurs salaires et faire vivre cette ville. C’est la partie la plus déchirante dans tout ça », a-t-il souligné. Quant à son propre avenir de voyageur, il reste prudent : il envisage de revenir pour de futures vacances, mais seulement si la sécurité est garantie. En attendant, il résume l’atmosphère pesante qui règne sur place : « C’est un endroit très étrange où se trouver aujourd’hui, à Puerto Vallarta. »

Selon la source : cbc.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

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