Un homme se réveille avec la peau bleue et est transporté à l’hôpital : les médecins découvrent la cause
Auteur: Simon Kabbaj
Un réveil en bleu et une course à l’hôpital

C’est un réveil que Tommy Lynch n’est pas près d’oublier. En novembre dernier, cet ouvrier du bâtiment de 42 ans, originaire de Castle Gresley dans le Derbyshire, se lève un après-midi avec une sensation de fatigue et une particularité pour le moins alarmante : sa peau est devenue bleue. La couleur est si prononcée qu’il dira plus tard avoir eu l’impression de ressembler à « un Avatar ».
Inquiet, un de ses amis, qui est soignant de profession, lui conseille de se rendre immédiatement à l’hôpital. La situation semble sérieuse. L’homme, préoccupé par son état, prendra plus tard le temps de partager son histoire sur Facebook, expliquant qu’il devait « la publier pour sensibiliser » et avertir d’autres personnes qui pourraient vivre la même mésaventure.
Une arrivée remarquée aux urgences

Le 15 novembre, Tommy, qui a pour habitude de dormir nu, se rend donc au Queen’s Hospital de Burton. Même au milieu de la panique, il se souvient avoir pris le temps de « s’arranger les cheveux » avant de partir, son ami soignant craignant qu’il ne souffre d’un manque d’oxygène. Son arrivée aux urgences ne passe pas inaperçue. « Tout le monde à l’accueil des urgences me dévisageait comme s’ils avaient vu un fantôme », raconte-t-il. Face au personnel, il ne sait que dire, sinon qu’il s’est réveillé bleu.
Pris en charge en quelques minutes, il est installé dans un lit et placé sous oxygène tant son apparence inquiète le corps médical. « À un moment, j’avais environ 10 médecins tout autour de moi », se remémore-t-il. La perplexité est totale. « Les médecins ont dit qu’ils n’avaient jamais vu quelqu’un de cette couleur encore en vie », confie-t-il.
Le diagnostic inattendu qui fait rire le personnel

Le mystère trouve finalement sa résolution dans un geste simple. Un médecin frotte le bras de Tommy avec une lingette imbibée d’alcool. Immédiatement, la lingette se colore en bleu. C’est le déclic. « Dès qu’ils ont essuyé mon bras et que la couleur bleue est partie, ça a fait tilt », explique Tommy. La cause de sa transformation n’est pas médicale : il s’agit de ses draps neufs, dans lesquels il dort depuis deux nuits sans les avoir lavés au préalable.
La tension retombe d’un coup, remplacée par l’hilarité générale. « Je n’ai jamais su qu’il fallait laver ses draps avant de dormir dedans », admet-il, penaud. Face à cette découverte, il s’excuse auprès des soignants : « Oh mon dieu, je suis tellement désolé ». Loin de lui en vouloir, l’équipe médicale s’amuse de la situation. « J’étais mortifié mais ils ont dit que je leur avais bien fait rire. Ils n’ont généralement pas d’histoires drôles aux urgences. »
L’histoire derrière les draps bleus

Ces fameux draps étaient en fait un cadeau. Un ami lui avait offert cette parure de lit king-size d’une valeur de 40 livres sterling pour qu’il reste bien au chaud. Tommy n’imaginait pas qu’un premier lavage était nécessaire pour fixer la teinture. Il admet d’ailleurs avoir remarqué une teinte « légèrement bleue » sur sa peau la veille, mais avait mis cela sur le compte du froid. Le lendemain matin, sa couleur était devenue « bleu vif », probablement à cause de la chaleur corporelle durant la nuit, se souvenant s’être senti « bien au chaud et douillet ».
Avant de comprendre l’origine du problème, l’inquiétude était grande, notamment pour sa mère. « J’ai envoyé une photo à ma mère et elle paniquait pour ma circulation sanguine alors que j’étais assez confus, venant juste de me réveiller d’un sommeil profond », explique-t-il. La conversation téléphonique qui a suivi a ajouté à la confusion. Tommy, qui souffre de vitiligo, a tenté de lui expliquer qu’il s’était teint lui-même (« I had somehow dyed myself »). Mais à cause d’une mauvaise réception, sa mère a compris qu’on lui annonçait sa mort (« someone told her that he had died »).
Une leçon retenue et un conseil partagé

Une fois le quiproquo dissipé avec sa mère et le diagnostic posé, Tommy a pu rentrer chez lui. Mais l’épreuve n’était pas terminée. Il lui a fallu une semaine entière pour se débarrasser complètement de la couleur. « Les gens me regardaient encore bizarrement alors que je prenais bain après bain, mais ça a pris une semaine. L’eau était bleue », se souvient-il.
La première chose qu’il a faite en rentrant a été, bien sûr, de laver ses draps. « Je ne suis pas redevenu bleu depuis », assure-t-il. Fort de cette expérience mémorable, il conclut avec un conseil simple et plein de bon sens pour tous : lavez toujours vos draps neufs avant de les utiliser, à moins d’avoir vous-même envie de faire un tour aux urgences.
Créé par des humains, assisté par IA.