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Liste des pays où Trump a autorisé des actions militaires, les craintes d’une 3e guerre mondiale augmentent
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Une présidence revenue sous le signe des conflits

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De retour à la Maison-Blanche pour un second mandat, Donald Trump a supervisé des opérations militaires américaines dans de multiples régions du globe. Cette posture tranche avec ses promesses de campagne, où il avait clairement affirmé sa volonté de mettre un terme aux guerres impliquant les États-Unis. Il avait alors déclaré : « Je ne vais pas commencer de guerres, je vais arrêter les guerres ». Son administration avait d’ailleurs présenté son approche comme étant axée sur la paix.

Pourtant, à l’horizon 2026, la réalité est tout autre. Les forces américaines se sont retrouvées engagées dans des opérations d’envergure, notamment au Moyen-Orient avec un conflit à grande échelle contre l’Iran, mais aussi via des interventions en Amérique latine et ailleurs. La liste des pays touchés par des frappes, des déploiements ou des interventions directes ne cesse de s’allonger.

Cette situation soulève de nouvelles interrogations sur l’orientation de la politique étrangère américaine. Certains analystes alertent sur les risques d’une escalade mondiale. Voici un état des lieux des zones où Donald Trump a autorisé une action militaire.

Iran : l’escalade nucléaire

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Le conflit persistant avec l’Iran, centré sur son programme nucléaire, a connu une forte escalade. Après de premières frappes sur des installations nucléaires iraniennes en 2025, la situation s’est intensifiée en février 2026. Les États-Unis se sont alors joints à Israël pour mener une campagne aérienne de grande ampleur, visant des sites militaires et stratégiques à travers tout le pays.

Ces frappes ont touché des centaines de cibles dans le cadre d’un effort plus large visant à affaiblir les capacités militaires de l’Iran. Des personnalités iraniennes de premier plan ont été tuées au cours de ces opérations, y compris le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

La tension est telle que l’opinion publique américaine s’interroge sur la suite des événements. Selon un rapport de l’agence Reuters, environ 65 % des Américains estiment que le président Trump ordonnera le déploiement de troupes au sol pour une intervention à grande échelle en Iran.

Équateur : une coopération aux contours flous

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Ce mois-ci, des informations publiées par Al Jazeera et USA Today ont révélé que l’administration Trump avait approuvé une coopération en matière de sécurité avec l’Équateur. L’objectif : cibler des groupes qualifiés de « terroristes ». Il ne s’agit pas d’une action militaire contre le gouvernement équatorien, bien au contraire. La Maison-Blanche a précisé travailler main dans la main avec les autorités locales pour combattre ces groupes, et des opérations conjointes seraient déjà en cours.

Cependant, un voile de mystère entoure cette intervention. Des détails essentiels restent inconnus du public. Selon USA Today, ni Washington ni Quito n’ont spécifié qui étaient les cibles précises, où se déroulaient les opérations, ni jusqu’où cette mission pourrait s’étendre.

Syrie : des frappes contre l’État Islamique

Syrie

En janvier 2026, l’administration Trump a ordonné des frappes aériennes de grande envergure contre des cibles de l’État Islamique (EI) en Syrie. Cette décision faisait suite à une attaque menée contre des forces liées aux États-Unis. D’après BBC News, le Pentagone a justifié ces frappes comme une mesure nécessaire pour perturber les opérations de l’EI et protéger le personnel américain et ses partenaires dans la région.

Néanmoins, les circonstances exactes de l’attaque initiale qui a déclenché cette riposte demeurent floues. Le New York Times rapporte que certaines informations suggèrent que l’assaillant n’agissait peut-être pas directement pour le compte de l’EI. Le groupe terroriste lui-même n’a d’ailleurs pas formellement revendiqué l’attentat.

Malgré cette escalade, les autorités syriennes ont, selon le Council on Foreign Relations, signalé leur intention de poursuivre la coopération avec les États-Unis et leurs alliés dans la lutte contre l’État Islamique.

Caraïbes et Pacifique oriental : la guerre contre la drogue

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Depuis la fin de l’année 2025, une campagne militaire intense a été autorisée par l’administration Trump dans les eaux des Caraïbes et du Pacifique oriental. Des dizaines de frappes ont visé des navires suspectés de trafic de drogue. Selon NBC News, plus de 40 opérations de ce type ont été recensées, entraînant la mort de plus de 100 personnes.

Cette stratégie musclée a suscité des critiques de la part de législateurs démocrates. De son côté, la Maison-Blanche défend fermement ces actions. Elle soutient que les frappes sont indispensables pour empêcher les drogues illicites d’atteindre le sol américain.

Venezuela : capture du président Maduro

le Président de la République du Venezuela, Nicolás Maduro. Palais du Planalto – Brasilia – DF. Photo : Ricardo Stuckert/RP via wikimedia / CC BY 2.0

L’administration Trump a également mené une action directe au Venezuela, ciblant le gouvernement du président Nicolás Maduro. En janvier 2026, les forces américaines ont réalisé une incursion dans la capitale, Caracas. L’opération a abouti à la capture de Maduro, plongeant le pays dans une profonde incertitude politique.

Le président vénézuélien a ensuite été transféré aux États-Unis pour y être jugé. Le magazine Time souligne un point juridique et politique notable : Trump n’a « jamais déclaré formellement la guerre au Venezuela, malgré la supervision d’une campagne militaire agressive contre ce pays d’Amérique du Sud ».

Yémen : riposte en mer Rouge

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Entre mars et mai 2025, les États-Unis ont mené une campagne soutenue de frappes navales et aériennes contre les Houthis au Yémen. Cette opération visait des infrastructures militaires clés, comme des systèmes radar, des défenses aériennes et des sites de lancement de missiles et de drones. Elle a été présentée comme une réponse directe aux attaques menées contre la navigation internationale en mer Rouge.

L’impact de ces frappes a suscité des inquiétudes de la part de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. Les responsables américains ont défendu la légalité de ces opérations, arguant qu’elles étaient justifiées par l’autorité du président de protéger les forces et les intérêts américains. Ils ont également affirmé que les actions avaient été menées en conformité avec les exigences constitutionnelles et légales présentées au Congrès.

Somalie : une campagne de drones intensive

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Depuis le début de l’année 2025, une campagne intensive de frappes aériennes a été menée par l’administration Trump en Somalie. Les cibles sont doubles : l’État Islamique et le groupe al-Shabaab. Selon le média NewsNation, plus de 100 frappes ont été signalées, la plupart étant effectuées par des drones.

Le président somalien, Hassan Sheikh Mohamud, a déclaré que cette campagne reflétait la coopération continue en matière de sécurité avec les États-Unis pour contrer les menaces extrémistes. De leur côté, les responsables américains affirment que ces frappes ont permis de tuer de multiples agents militants.

Irak : frappe ciblée et manœuvres politiques

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En mars 2025, les forces américaines ont effectué une frappe aérienne de précision en Irak. L’opération a entraîné la mort d’un haut dirigeant de l’État Islamique, identifié par le Commandement central des États-Unis comme étant Abdallah Makki Muslih al-Rifai.

Plus tard, dans le contexte de l’escalade avec l’Iran en 2026, la situation en Irak est revenue au premier plan. Selon NBC News, des responsables américains ont entamé des discussions avec des groupes kurdes dans le nord de l’Irak. L’objet de ces pourparlers était la possibilité de soutenir des forces opposées à Téhéran. À ce jour, aucune décision politique officielle n’a été confirmée publiquement.

Cuba : des menaces sans action militaire

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Le cas de Cuba est différent, car il ne s’agit pas d’une intervention militaire directe, mais de menaces verbales. En mars 2026, le président Donald Trump a tenu des propos belliqueux à l’égard de l’île. Il a suggéré que Cuba « pourrait tomber assez vite » et que les États-Unis pourraient « prendre » le pays, en pleine crise économique et énergétique.

La réaction ne s’est pas fait attendre. Le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a publiquement rejeté ces commentaires et a promis de résister à toute ingérence. Bien qu’aucune action militaire américaine formelle n’ait eu lieu, ces déclarations constituent un avertissement sévère, bien distinct des opérations de lutte contre la drogue menées ailleurs dans les Caraïbes.

Une politique étrangère aux conséquences imprévisibles

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La multiplication de ces interventions militaires, qu’il s’agisse de frappes massives, d’opérations ciblées ou de coopérations sécuritaires, dessine le portrait d’une politique étrangère américaine particulièrement active sous ce second mandat de Donald Trump. Chaque théâtre d’opérations présente ses propres justifications, de la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue à la gestion des tensions géopolitiques avec des États rivaux.

Cette posture contraste fortement avec les promesses initiales d’un désengagement. Elle nourrit inévitablement les débats sur la direction prise par Washington sur la scène mondiale et alimente les craintes d’une escalade plus large, dont les conséquences restent, pour l’heure, difficiles à prévoir.

Selon la source : cfr.org

Créé par des humains, assisté par IA.

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