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Donald Trump annule des frappes militaires contre l’Iran après une mise à jour importante sur le conflit
Crédit: shutterstock / Vivian Jenna Wilson — bsky.app

Une annonce inattendue sur les réseaux sociaux

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Le président des États-Unis, Donald Trump, a suspendu toutes les frappes militaires prévues contre l’Iran. C’est via son réseau social, Truth Social, que l’homme politique républicain de 79 ans a fait cette déclaration ce 23 mars, créant la surprise quelques heures seulement avant l’expiration d’un ultimatum qu’il avait lui-même fixé.

Dans un message rédigé entièrement en majuscules, il a annoncé un tournant majeur dans le conflit. « JE SUIS HEUREUX D’ANNONCER QUE LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE, ET LE PAYS D’IRAN, ONT EU, AU COURS DES DEUX DERNIERS JOURS, DES CONVERSATIONS TRÈS BONNES ET PRODUCTIVES CONCERNANT UNE RÉSOLUTION COMPLÈTE ET TOTALE DE NOS HOSTILITÉS AU MOYEN-ORIENT », a-t-il écrit.

Un message qui a été initialement publié, puis supprimé et republié quelques minutes plus tard avec des corrections orthographiques, selon les observations. Pour l’heure, le dirigeant n’a fourni aucun détail supplémentaire sur la nature ou le lieu de ces négociations diplomatiques.

Une pause de cinq jours sous conditions

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Dans la suite de sa déclaration, Donald Trump a précisé les contours de cette désescalade. Il a détaillé les instructions données à ses forces armées, liant directement cette décision aux discussions en cours avec Téhéran. Le ton se veut constructif, mais la suspension reste conditionnelle et limitée dans le temps.

« SUR LA BASE DE LA TENEUR ET DU TON DE CES CONVERSATIONS APPROFONDIES, DÉTAILLÉES ET CONSTRUCTIVES, QUI SE POURSUIVRONT TOUT AU LONG DE LA SEMAINE, J’AI DONNÉ L’ORDRE AU DÉPARTEMENT DE LA GUERRE DE REPORTER TOUTE FRAPPE MILITAIRE CONTRE LES CENTRALES ÉLECTRIQUES ET LES INFRASTRUCTURES ÉNERGÉTIQUES IRANIENNES POUR UNE PÉRIODE DE CINQ JOURS, SOUS RÉSERVE DU SUCCÈS DES RÉUNIONS ET DISCUSSIONS EN COURS », a-t-il poursuivi.

La menace d’attaquer les centrales électriques iraniennes est donc mise en pause, mais pas annulée. Le succès des pourparlers sera le facteur décisif. Le président a conclu son message par un simple : « MERCI DE VOTRE ATTENTION À CE SUJET ! PRÉSIDENT DONALD J. TRUMP. »

L’ultimatum qui a précédé la détente

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Cette annonce de dernière minute tranche radicalement avec la posture adoptée par Donald Trump quelques jours auparavant. Le président américain avait en effet lancé un ultimatum très clair à l’Iran concernant le détroit d’Ormuz, un point de passage maritime stratégique. La menace était directe et ne laissait aucune place à l’interprétation.

Toujours sur Truth Social, il avait prévenu qu’il anéantirait les infrastructures énergétiques du pays si Téhéran n’obtempérait pas. « Si l’Iran n’ouvre pas COMPLÈTEMENT, SANS MENACE, le détroit d’Ormuz, dans les 48 HEURES à partir de cet instant précis, les États-Unis d’Amérique frapperont et anéantiront leurs diverses CENTRALES ÉLECTRIQUES, EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE D’ABORD ! », avait-il écrit.

Aux origines de la crise : une escalade militaire

shutterstock / Tasnim News Agency via wikimedia CC BY 4.0

La tension actuelle trouve sa source dans une opération militaire majeure menée conjointement par les États-Unis et Israël à la fin du mois de février. Le 28 février, une attaque coordonnée a visé l’Iran, entraînant la mort de son Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Les cibles de cette frappe étaient multiples : les infrastructures de missiles iraniennes, le programme d’armement nucléaire, des sites militaires et le commandement politique à Téhéran.

La réplique iranienne ne s’est pas fait attendre. Des centaines de missiles et des milliers de drones ont été lancés à travers la région, visant des alliés et des bases américaines. Plusieurs pays du Golfe ont été touchés, notamment le Qatar, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et l’Irak. Dans la foulée, le 8 mars, le fils d’Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei, a été désigné pour lui succéder en tant que nouveau Guide suprême.

Négociations secrètes et tensions persistantes

Si Donald Trump évoque des discussions « productives », le silence officiel de Téhéran est notable. L’Iran n’a pas immédiatement reconnu l’existence de pourparlers directs avec les États-Unis. Cependant, un contact diplomatique a bien eu lieu par un autre canal. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé s’être entretenu par téléphone avec son homologue turc, Hakan Fidan.

Ce détail n’est pas anodin : la Turquie a déjà joué le rôle d’intermédiaire dans des négociations passées entre Washington et Téhéran. Mais pendant que les canaux diplomatiques s’activent en coulisses, la situation sur le terrain reste explosive. Le même jour que l’annonce de Trump, les Émirats arabes unis ont signalé que leur défense aérienne tentait d’intercepter de nouveaux tirs iraniens dans l’après-midi de lundi, selon l’agence de presse PA.

Selon la source : aljazeera.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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